La Russie pleure les 118 morts du sous-marin nucléaire Koursk, dans une tristesse mêlée de colère. Si le quotidien Vremya titre : «Dieu, que leurs âmes reposent en paix», un autre journal titre : «La réputation des autorités russes repose au fond de la mer de Barents». La marine russe a officiellement confirmé la mort des 118 hommes qui se trouvaient à bord du bâtiment qui a coulé le 12 août dernier dans la mer de Barents. La presse ironise sur le fait que le président Poutine n’a manifestement pas les moyens de restaurer un statut de superpuissance pour la Russie. Elle ne se prive pas non plus de rappeler que les autorités soviétiques ont tergiversé longuement avant d’accepter l’aide des pays occidentaux, et souligne que, neuf jours après le drame, ce sont des plongeurs norvégiens qui ont accédé au sous-marin, moins de 24 heures après leur arrivée. «Et s’«ils» ne nous avaient pas menti ? Et s’«ils» n’avaient pas attendu cinq jours pour appeler les étrangers ? Et si nous avions notre propre matériel ?» «Ceux qui ont plongé, jour et nuit, dans les eaux glacées avec les équipement qu’ils avaient, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Mais ceux qui prétendent être une superpuissance, ceux-la ne seront pas excusés», écrit les Izvestia. L’amiral demande pardon Les autorités déclarent que la plupart des victimes ont péri dans les premières minutes des événements, encore imprécisées, qui ont causé la perte du navire. «Nous avons perdu le meilleur équipage de sous-mariniers de la Flotte du Nord», avait déclaré lundi l’amiral Viatcheslav Popov, commandant de la Flotte du Nord, la voix brisée par l’émotion, dans un discours retransmis par la télévision nationale RTR. «Je m’efforcerai de tout faire, je me fixerai comme but pour le reste de ma vie de regarder dans les yeux l’homme qui a causé cette tragédie», a dit l’officier. «Pardonnez à vos fils et pardonnez-moi pour ne pas avoir ramené vos garçons», a dit l’amiral, les yeux baissés. Le ministre de la Défense, Igor Sergueïev, a pour sa part assuré qu’aucune faute majeure n’avait été commise au cours des opérations de secours, sans toutefois exclure des «petites» erreurs mineures. Il a ajouté qu’un sous-marin russe qui se trouvait près du Koursk avait enregistré trois explosions mais qu’une enquête approfondie serait nécessaire pour établir les causes de la catastrophe.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Russie pleure les 118 morts du sous-marin nucléaire Koursk, dans une tristesse mêlée de colère. Si le quotidien Vremya titre : «Dieu, que leurs âmes reposent en paix», un autre journal titre : «La réputation des autorités russes repose au fond de la mer de Barents». La marine russe a officiellement confirmé la mort des 118 hommes qui se trouvaient à bord du bâtiment qui a coulé le 12 août dernier dans la mer de Barents. La presse ironise sur le fait que le président Poutine n’a manifestement pas les moyens de restaurer un statut de superpuissance pour la Russie. Elle ne se prive pas non plus de rappeler que les autorités soviétiques ont tergiversé longuement avant d’accepter l’aide des pays occidentaux, et souligne que, neuf jours après le drame, ce sont des plongeurs norvégiens qui ont accédé au...