Colombie L'armée sur la sellette après la mort de six enfants
le 21 août 2000 à 00h00
L’armée est sur la sellette en Colombie après la mort par balle de six enfants et l’aveu par les autorités vendredi que ce drame a pu être le résultat d’une «erreur humaine» des militaires, dont trente-huit viennent d’être relevés de leur fonctions. Les six enfants, âgés de 5 à 15 ans, avaient été tués par balle mardi alors qu’ils participaient avec leurs instituteurs à une excursion à Pueblo Rico (500 km au nord-ouest de Bogota). Le commandant de l’armée de terre colombienne, le général Jorge Mora, avait affirmé aussitôt que les enfants avaient trouvé la mort durant un affrontement entre les soldats de la IVe Brigade militaire et des guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), la seconde force rebelle du pays avec 6 000 hommes. L’ELN avait démenti jeudi avoir participé à des combats mardi contre l’armée dans la région de Pueblo Rico et accusé l’armée d’avoir réalisé «un massacre». La version de l’armée n’a pu résister à l’accumulation des déclarations, durant ces derniers jours, de témoins directs de la fusillade. Plusieurs des enfants rescapés et de leurs professeurs ont ainsi assuré qu’aucun affrontement armé n’avait eu lieu dans cette zone montagneuse et que les soldats avaient tiré «directement» contre le groupe d’enfants.
L’armée est sur la sellette en Colombie après la mort par balle de six enfants et l’aveu par les autorités vendredi que ce drame a pu être le résultat d’une «erreur humaine» des militaires, dont trente-huit viennent d’être relevés de leur fonctions. Les six enfants, âgés de 5 à 15 ans, avaient été tués par balle mardi alors qu’ils participaient avec leurs instituteurs à une excursion à Pueblo Rico (500 km au nord-ouest de Bogota). Le commandant de l’armée de terre colombienne, le général Jorge Mora, avait affirmé aussitôt que les enfants avaient trouvé la mort durant un affrontement entre les soldats de la IVe Brigade militaire et des guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), la seconde force rebelle du pays avec 6 000 hommes. L’ELN avait démenti jeudi avoir...
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