Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Catastrophe de la TWA Les enquêteurs vont conclure à un accident

L’enquête sur la catastrophe du vol 800 de la TWA en juillet 1996 va connaître son épilogue cette semaine avec la publication des conclusions des enquêteurs américains qui vont retenir la thèse d’une explosion accidentelle à bord du Boeing 747. Le 17 juillet 1996, un Boeing 747 de la TWA assurant la liaison New York-Paris explose en plein vol, douze minutes après son décollage de l’aéroport de John F. Kennedy et s’abîme en mer au large de Long Island (New York). La catastrophe fait 230 morts. Quatre ans plus tard, après avoir récupéré 95 % des 170 tonnes de l’appareil et l’avoir reconstruit partiellement dans un gigantesque hangar, les enquêteurs s’apprêtent à clore la plus grande enquête de l’histoire de l’aviation américaine et certainement l’un de ses chapitres les plus mystérieux. Mais sans véritable certitude... Au cours de deux jours de débats publics mardi et mercredi à Washington, le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) va passer au crible le rapport final des enquêteurs – une somme de 15 000 pages – et analyser une à une les possibles causes du drame : une bombe placée à bord, un tir de missile accidentel ou criminel, ou une défaillance technique majeure. Le NTSB ne devrait, en tout état de cause, ne retenir que cette dernière hypothèse, selon des sources proches de l’enquête citées par le New York Times. Mais le public et les familles des victimes risquent de rester sur leur faim. Car si les enquêteurs sont désormais persuadés que l’explosion est survenue dans le réservoir central, la cause première de l’accident – la source de l’étincelle qui a allumé le mélange détonant d’air et de vapeurs de kérosène – reste toujours une énigme : fuite d’une conduite d’essence ? Accumulation d’électricité statique ? Arc électrique causé par les câbles dénudés d’une pompe à essence (qui n’a jamais été retrouvée) ? Les enquêteurs en restent réduits au stade des hypothèses. La thèse de l’accident est cependant loin de satisfaire tout le monde. Plusieurs organisations indépendantes regroupant d’anciens enquêteurs, militaires, pilotes de ligne et journalistes d’investigation soutiennent toujours que le Boeing 747 a été abattu par un missile. La Sûreté fédérale (FBI) a activement tenté de vérifier cette théorie, mais bredouille, a abandonné la piste criminelle à l’automne 1997 et s’est finalement retirée de l’enquête. La catastrophe aura en tout cas forcé à une prise de conscience. La flotte mondiale de Boeing 747 a été inspectée, révélant dans au moins trois cas des câbles usagés dans le réservoir central. L’Agence fédérale de l’Aviation civile (FAA) a aussi émis 37 directives visant à améliorer la conception des réservoirs centraux. Quant à Boeing, il a déjà versé des millions de dollars de dommages-intérêts en règlement amiable de plaintes en justice déposées au nom des victimes de la tragédie. Dans un geste de transparence sans précédent, le NTSB a décidé de retransmettre en direct les débats sur la catastrophe via Internet (www.ntsb.gov/events/TWA800).
L’enquête sur la catastrophe du vol 800 de la TWA en juillet 1996 va connaître son épilogue cette semaine avec la publication des conclusions des enquêteurs américains qui vont retenir la thèse d’une explosion accidentelle à bord du Boeing 747. Le 17 juillet 1996, un Boeing 747 de la TWA assurant la liaison New York-Paris explose en plein vol, douze minutes après son décollage de l’aéroport de John F. Kennedy et s’abîme en mer au large de Long Island (New York). La catastrophe fait 230 morts. Quatre ans plus tard, après avoir récupéré 95 % des 170 tonnes de l’appareil et l’avoir reconstruit partiellement dans un gigantesque hangar, les enquêteurs s’apprêtent à clore la plus grande enquête de l’histoire de l’aviation américaine et certainement l’un de ses chapitres les plus mystérieux. Mais sans...