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Actualités - Chronologie

Les médias unanimes dans leurs critiques

La presse dans le monde était hier unanime à critiquer l’attitude des militaires et du président russes face aux offres d’aides internationales pour secourir l’équipage du sous-marin «Koursk». Emboîtant le pas de la presse de Moscou qui s’était livrée à une attaque en règle contre la gestion de cet accident aussi bien par les autorités militaires que par Vladimir Poutine, les médias occidentaux dénoncent des méthodes «héritées des tsars puis des Soviets», selon une formule de la Tribune de Genève. «Désinformation en guise d’information : décidément les habitudes héritées des tsars, puis des Soviets, ont la vie dure en Russie. Formé à l’école des services secrets, Poutine n’éprouve aucun scrupule à cacher la vérité à son peuple qui l’a pourtant élu. La Russie n’est cependant plus l’URSS. La démocratie y est certes balbutiante, la presse encore bien timide, mais tout finit par se savoir», estime le quotidien suisse. Sous le titre «La mentalité KGB», le quotidien turc à grand tirage Hurriyet estime que «les marins à bord du Koursk sont en train de mourir parce que les dirigeants russes ont une mentalité de services secrets. Ils n’ont pas demandé d’aide de l’Occident pendant un bon moment, parce qu’ils pensaient que les secouristes pourraient obtenir des informations militaires sur les sous-marins nucléaires et les missile russes». Les journaux ne manquent pas de titres imagés pour souligner les dommages subis par le président russe. «L’honneur de Poutine noyé dans la mer de Barents», titre le quotidien néerlandais Trouw. «Le désastre du Koursk torpille la stature de Vladimir Poutine», affirme le journal suisse Le Temps. Le Tokyo Shimbun estime dans un éditorial que le «temps n’est plus pour la Russie de s’enfermer dans sa fierté». «Cette affaire démontre la faiblesse de la Russie en terme de puissance militaire», relève le grand quotidien économique Nihon Keizai Shimbun. Le quotidien belge Le Soir estime dans un éditorial que «Poutine n’est peut-être pas le sauveur qu’il prétend être». «Celui qui a bâti son ascension sur l’armée – avec la guerre de Tchétchénie – va peut-être subir ses premiers coups par la faute d’une opération militaire», ajoute le quotidien. «Tout le monde savait que la Russie n’est plus la superpuissance militaire des années 1970 (...). Mais personne ne se doutait que Poutine, le dynamique, devrait en faire l’aveu». «118 pauvres marins luttent pour avoir de l’air tandis que les autorités militaires au Kremlin se battent pour le rang mondial de leurs forces et de leur empire» déplore le Kronenzeitung, le plus gros tirage de la presse autrichienne. «118 morts à cause de la fierté nationale» titre le journal qui accuse Poutine de «ne pas connaître l’Occident ni même son propre peuple». Également à Vienne, le quotidien de centre-droit Der Standard critique «l’incapacité à communiquer» du président Vladimir Poutine, et considère que «l’image» de vacancier qu’il donne à ses compatriotes est une «erreur de communication du premier degré». «Tout le monde, retenant son haleine, suit les efforts désespérés pour le sauvetage des 118 marins du Koursk, mais aussi l’étrange jeu politique qui se passe à Moscou», souligne le plus grand quotidien grec Ta Nea. «Comment peut-on qualifier l’obstination des officiers russes qui rappelle l’époque de la guerre froide, sinon d’absurdité ?», s’interroge le prestigieux quotidien Kathimerini (libéral). En Italie, la Repubblica titre «Poutine et les généraux accusés» et publie un éditorial intitulé «Le faux pas du nouveau tsar». «Silence, mensonges, arrogance et inaction (...) la catastrophe du sous-marin a également fait couler l’image de Vladimir Poutine. En peu de jours, le “nouveau tsar” a perdu toute la crédibilité qu’il avait habilement gagnée», note la Repubblica. La Stampa titre également «Polémique sur Poutine» : «Trop de mensonges et de retards», tandis que le Messaggero dénonce le «mensonge d’État» affirmant que c’est «la crédibilité du pouvoir politique russe qui a coulé dans la mer de Barents». «Six jours après l’accident du Koursk, que l’état-major de la flotte du Nord qualifie d’une formule elliptique “un incident non standard”, l’affaire prend des allures de scandale mettant en cause l’armée et la marine et menaçant le président, Vladimir Poutine, et son gouvernement», constate pour sa part Le Monde dans son édition datée de samedi.
La presse dans le monde était hier unanime à critiquer l’attitude des militaires et du président russes face aux offres d’aides internationales pour secourir l’équipage du sous-marin «Koursk». Emboîtant le pas de la presse de Moscou qui s’était livrée à une attaque en règle contre la gestion de cet accident aussi bien par les autorités militaires que par Vladimir Poutine, les médias occidentaux dénoncent des méthodes «héritées des tsars puis des Soviets», selon une formule de la Tribune de Genève. «Désinformation en guise d’information : décidément les habitudes héritées des tsars, puis des Soviets, ont la vie dure en Russie. Formé à l’école des services secrets, Poutine n’éprouve aucun scrupule à cacher la vérité à son peuple qui l’a pourtant élu. La Russie n’est cependant plus...