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Actualités - Chronologie

Société - Plus creuse, comme d'outre-tombe Le suicide, c'est dans la voix

Le premier indice d’une réelle velléité de suicide chez quelqu’un pourrait être un changement à peine perceptible de sa voix, selon une recherche américaine citée par la revue britannique «New Scientist» à paraître le 19 août. Cette modification de la voix est assez significative pour alerter le psychiatre et l’aider à distinguer, parmi ses patients, ceux qui sont «sérieusement» suicidaires de ceux qui sont simplement déprimés, ajoute la revue britannique. L’idée que la voix puisse délivrer des informations vitales quant à la santé mentale d’un individu est apparue à Stephen Silverman, psychiatre à l’Université de Yale, qui a remarqué qu’il pouvait souvent deviner si tel ou tel patient risquait de se suicider dans un avenir proche, en se fondant sur la tonalité de leur voix. Pour en savoir plus sur l’utilité pratique éventuelle de ses intuitions, il s’est associé pour une recherche sur ce sujet à un ingénieur électronicien de Vanderbilt University, (Nashville, Tennessee). Ce dernier a procédé à une série d’interviews de 64 patients atteints de dépression pour les comparer à celles de 33 personnes dépourvues de cette affection. Au total 22 personnes sur l’ensemble ont fait de réelles tentatives de suicide. Puis il a fait le rapprochement entre ces enregistrements et l’itinéraire des patients après coup. «Dans le cas des suicidaires, la voix est devenue plus creuse, comme vide (...) ce qu’on appelle la voix d’outre-tombe». Question de voyelles Wilkes a isolé deux facteurs pour distinguer ceux qui avaient le plus de risques de commettre un suicide des autres. Les vrais suicidaires utilisent un spectre de fréquences vocales moins étendu lorsqu’ils prononcent les voyelles que ceux qui sont seulement déprimés. Le ton de voix des personnes suicidaires devient aussi plus élevé. «Il y a une différence notable entre la voix des suicidaires et celle des gens normaux, et entre celle des gens normaux et celle des gens déprimés», selon Wilkes. La raison des déplacements de fréquence vocale pourrait être liée à des changements physiologiques induits par le stress, suggère Wilkes. «Sous l’effet du stress, un certain nombre de changements peuvent intervenir (...) qui peuvent affecter les cordes vocales». Ces moyens susceptibles de déterminer plus tôt le niveau du risque de suicide pourraient aider les bénévoles des lignes téléphoniques d’urgence à se faire une idée de l’état de détresse réel de ceux qui appellent. «Tout chez une personne en détresse serait d’une grande aide pour nous», selon Emma Charvet, responsable en Grande-Bretagne d’une association d’assistance téléphonique aux personnes suicidaires, citée par le New Scientist.
Le premier indice d’une réelle velléité de suicide chez quelqu’un pourrait être un changement à peine perceptible de sa voix, selon une recherche américaine citée par la revue britannique «New Scientist» à paraître le 19 août. Cette modification de la voix est assez significative pour alerter le psychiatre et l’aider à distinguer, parmi ses patients, ceux qui sont «sérieusement» suicidaires de ceux qui sont simplement déprimés, ajoute la revue britannique. L’idée que la voix puisse délivrer des informations vitales quant à la santé mentale d’un individu est apparue à Stephen Silverman, psychiatre à l’Université de Yale, qui a remarqué qu’il pouvait souvent deviner si tel ou tel patient risquait de se suicider dans un avenir proche, en se fondant sur la tonalité de leur voix. Pour en savoir plus...