L'échec des secours met en lumière l'état déplorable de la flotte
le 18 août 2000 à 00h00
Les vaines tentatives de sauver l’équipage du sous-marin nucléaire Koursk en détresse mettent en lumière l’état déplorable de la marine russe privée de financement et à court d’entraînement, estimaient hier les experts. Les déclarations des militaires qui expliquent les difficultés du sauvetage par «une situation exceptionnelle», les intempéries et la mauvaise position du sous-marin, sont de plus en plus contestées par la presse et les experts indépendants, qui dénoncent l’insuffisance des ressources techniques et humaines. Plusieurs tentatives d’arrimer des appareils de sauvetage au Koursk ont échoué mercredi à cause des conditions météo et... probablement à cause des batteries vétustes. Les batteries de l’un de ces appareils, le Priz, ont une autonomie de deux heures alors qu’une opération de sauvetage dans des conditions réelles prend de quatre à cinq heures, de l’aveu même de l’état-major de la flotte. Une autre solution théorique de sauvetage semble écartée : remonter le bateau avec des flotteurs est pratiquement irréalisable, compte tenu du mauvais état des engins et du manque de plongeurs professionnels qui pourraient les fixer au sous-marin, selon la presse. «Les moyens techniques et l’expérience sont perdus. La marine russe n’est plus capable d’exploiter la flotte atomique sous-marine qu’elle a héritée de l’URSS», accuse l’amiral Gueorgui Kostev, ancien responsable de l’état-major russe, cité par le quotidien Segodnia. Selon l’expert de l’agence AVN d’information militaire Vladimir Ourban, «aucun nouveau bateau n’a été construit au cours des dernières années, alors que certains marins n’ont plus navigué depuis deux ou trois ans faute de combustible». Sur les dix dernières années, les sommes d’argent allouées aux réparations et à l’entretien des bateaux militaires russes représentent entre 8 et 10 % des besoins réels, selon les derniers chiffres de l’état-major de la flotte russe, datant de décembre dernier. La marine de guerre soviétique puis russe a été réduite de 1 000 navires en 10 ans à cause du manque d’argent pour les maintenir en état, selon la même source. Pour survivre, des marins volent et vendent l’équipement militaire.
Les vaines tentatives de sauver l’équipage du sous-marin nucléaire Koursk en détresse mettent en lumière l’état déplorable de la marine russe privée de financement et à court d’entraînement, estimaient hier les experts. Les déclarations des militaires qui expliquent les difficultés du sauvetage par «une situation exceptionnelle», les intempéries et la mauvaise position du sous-marin, sont de plus en plus contestées par la presse et les experts indépendants, qui dénoncent l’insuffisance des ressources techniques et humaines. Plusieurs tentatives d’arrimer des appareils de sauvetage au Koursk ont échoué mercredi à cause des conditions météo et... probablement à cause des batteries vétustes. Les batteries de l’un de ces appareils, le Priz, ont une autonomie de deux heures alors qu’une opération de...
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