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Actualités - Chronologie

Génétique Londres autorise le clonage à des fins médicales

Le clonage d’embryons humains s’est sérieusement approché hier des laboratoires britanniques, avec le feu vert donné par le gouvernement de Tony Blair à ces recherches, toutefois limitées à des fins thérapeutiques. Londres a donné son aval à un rapport officiel rendu public ce même jour, qui a conclu que le clonage de tissus cultivés à partir de jeunes cellules ouvrira la voie à de nouveaux traitements. La Grande-Bretagne, une fois modifiée la loi actuelle devant le Parlement – un vote que beaucoup considèrent être une simple formalité compte tenu de la large majorité travailliste aux Communes –, pourrait devenir la première grande nation au monde à financer le clonage humain par des fonds publics. La future législation interdira cependant strictement le clonage à but reproductif. Les embryons clonés ne sortiront pas des laboratoires et ne seront pas réimplantés dans un utérus. En d’autres mots, ils ne deviendront pas d’autres bébés comme Dolly, clonée à partir d’une cellule adulte, était devenue une nouvelle brebis. Le clonage thérapeutique vise juste à disposer de cellules capables de développer des quantités de n’importe quel tissu humain (sang, os, nerf, muscle, etc.). Aux premiers stades de leur développement, les embryons recèlent justement ces précieuses cellules, appelées cellules souches embryonnaires. L’objectif est de cultiver en éprouvette ces nombreux tissus (par exemple de la peau, du foie...) pour s’en servir ensuite comme «pièces de rechange» pour traiter des maladies actuellement incurables. «La recherche sur les cellules souches repousse une nouvelle frontière médicale», a estimé le directeur de la santé publique, Liam Donaldson, qui a dirigé l’étude commandée par le gouvernement de Tony Blair. Le gouvernement avait souhaité un rapport officiel avant de décider de changer la loi de 1990, appelée Human Fertilization and Embryology Act, qui autorise la recherche sur les embryons jusqu’au quatorzième jour mais ne prévoit pas le clonage même dans la forme limitée au clonage thérapeutique. Celui-ci, s’est félicité le professeur Donaldson, «offre un potentiel énorme en terme de nouveaux traitements des maladies chroniques, des blessures et de soulagement de la souffrance humaine». «Notre rapport propose un moyen que ces chances soient totalement exploitées, tout en prévoyant des garde-fous complets et rigoureux», a-t-il d’autre part assuré. Ces paroles rassurantes n’ont pas convaincu tout le monde. Le cardinal Thomas Winning, président du comité bioéthique de la Conférence des évêques catholiques de Grande-Bretagne et d’Irlande, a critiqué la décision gouvernementale. «Prélever des cellules souches est contraire à la morale car cela implique la destruction d’une vie humaine», a-t-il dit. L’organisation caritative Life, radicalement opposée à l’avortement et au clonage, a, par la voix d’un porte-parole, déclaré que «le clonage thérapeutique veut dire tuer». «C’est une nouvelle banalisation de la vie humaine. Cela exploite les êtres humains au stade le plus vulnérable de leur existence – c’est du néo-cannibalisme», a-t-il dénoncé. Les opposants au rapport du professeur Donaldson ont donc accueilli comme leur dernier espoir l’engagement pris par le gouvernement de laisser aux députés la liberté de voter selon leur conscience sur ce sujet éthique délicat.
Le clonage d’embryons humains s’est sérieusement approché hier des laboratoires britanniques, avec le feu vert donné par le gouvernement de Tony Blair à ces recherches, toutefois limitées à des fins thérapeutiques. Londres a donné son aval à un rapport officiel rendu public ce même jour, qui a conclu que le clonage de tissus cultivés à partir de jeunes cellules ouvrira la voie à de nouveaux traitements. La Grande-Bretagne, une fois modifiée la loi actuelle devant le Parlement – un vote que beaucoup considèrent être une simple formalité compte tenu de la large majorité travailliste aux Communes –, pourrait devenir la première grande nation au monde à financer le clonage humain par des fonds publics. La future législation interdira cependant strictement le clonage à but reproductif. Les embryons clonés ne...