Les familles des 116 marins du submersible russe en détresse Koursk, sans aucune information sur leurs proches et confrontés à l’insupportable attente d’un dénouement du drame, affirment vivre «un enfer» depuis l’annonce, dimanche, de l’accident en mer de Barents. «Il n’y a rien de plus horrible qu’une absence d’informations. Dimanche (lorsque la flotte a pour la première fois évoqué des problèmes techniques à bord du Koursk) nous avons vécu un vrai enfer», avoue Galina, la femme du capitaine de frégate Viktor Belogounia qui se trouve actuellement sur le Koursk. «Il n’y a que des rumeurs. Chaque journal d’actualités télévisé est comme un arrêt de mort», poursuit Galina, citée par le quotidien russe Kommersant. La chaîne de télévision russe RTR diffusait hier un reportage sur les proches des sous-mariniers de Koursk qui viennent à Severomorsk, base navale militaire russe près de Mourmansk, de différentes régions du pays. «Je suis venu ici avec un espoir», affirme Viatcheslav Chtchevinski, père d’un officier du Koursk, en arrivant hier de Saint-Pétersbourg. Mais «il y a peu de chance» que l’équipage soit sauvé, ajoute-t-il avec un regard éteint. «La température (à l’intérieur du sous-marin) a baissé, on ne sait pas s’ils ont assez de linge chaud, les réserves d’oxygène expirent et on n’a pas de contacts avec eux», déplore cet homme qui a lui-même servi pendant 22 ans à bord des sous-marins. Les réserves d’oxygène suffiront jusqu’à vendredi, a estimé le commandant de la flotte militaire russe, Vladimir Kouroïedov, cité par l’agence Itar-Tass. Une équipe de psychologues a été dépêchée d’urgence dans le village de Vidiaïevo, près de Severomorsk, où vivent plusieurs dizaines de familles des sous-mariniers. Les habitants de Vidiaïevo «espèrent et pleurent», affirme Ekaterina Nikolaïevna qui travaille dans une école du village. «On nous dit de tenir bon. Nous tenons, mais lorsque nous branchons la télévision, tout recommence. C’est insupportable», ajoute Galina. Selon les médias russes, plusieurs jeunes appelés se trouvent à bord du Koursk. L’état-major de la flotte a mis à disposition des familles des sous-mariniers une permanence téléphonique pour qu’ils puissent obtenir des renseignements sur leurs proches. L’Institut des problèmes médicaux et biologiques de Moscou a affirmé hier être prêt à accueillir les marins du Koursk pour une convalescence, lorsqu’ils auront été sauvés.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les familles des 116 marins du submersible russe en détresse Koursk, sans aucune information sur leurs proches et confrontés à l’insupportable attente d’un dénouement du drame, affirment vivre «un enfer» depuis l’annonce, dimanche, de l’accident en mer de Barents. «Il n’y a rien de plus horrible qu’une absence d’informations. Dimanche (lorsque la flotte a pour la première fois évoqué des problèmes techniques à bord du Koursk) nous avons vécu un vrai enfer», avoue Galina, la femme du capitaine de frégate Viktor Belogounia qui se trouve actuellement sur le Koursk. «Il n’y a que des rumeurs. Chaque journal d’actualités télévisé est comme un arrêt de mort», poursuit Galina, citée par le quotidien russe Kommersant. La chaîne de télévision russe RTR diffusait hier un reportage sur les proches des...