Elles sont là à bavarder, le rire franc et le regard complice. Gaies, détendues, elles tranchent sur la morosité clair-obscure du petit café où passent les hommes pressés d’avaler leur tasse. L’amitié féminine devient phénomène de société. Serait-ce là la plus belle victoire du féminisme? Après des siècles de chamailleries d’antichambre, de coups bas, de querelles de cour de récréation, de duels à mort pour l’amour d’un homme, voilà les filles d’Ève qui découvrent le parfum doux de la fraternité choisie. «On hérite d’une sœur, disait Colette, mais on se dote d’une amie». L’évolution des esprits et des mœurs, la vie en commun avec les hommes, la lutte commune pour creuser sa place au sein d’une société faite par les hommes et pour les hommes ont finit par créer une solidarité qui rend dérisoires la gent de la séduction et les corridas fratricides d’antan. La compétition a cédé la place à la complicité, et le copinage de régiment se met à vivre au féminin. Serait-ce là un cadeau du féminisme? De l’évolution des mentalités, plutôt, et des conditions de vie. Toute femme, à un moment de sa vie, se trouve mains nues face à une situation qui la dépasse. Chagrin d’amour ou naissance d’un enfant, problème d’argent ou deuil, divorce ou perte d’emploi. Chacune, dans ces moments, fait connaissance avec la solidarité fraternelle d’une main tendue, d’une écoute bienveillante. Neuf fois sur dix, c’est une amie qui prête son épaule pour qu’on s’appuie dessus... Quelle est celle qui n’a jamais connu une alliée fiable, une sœur choisie face à une adversité trop lourde à porter seule? Ces liens là deviennent plus forts, bien plus précieux que toute parenté... Dans un monde où les certitudes du passé deviennent dérisoires, où les couples s’ébranlent même au passage d’une brise, l’amitié entre femmes aide à rester debout. À ne pas s’écrouler quand tout menace. Une nouvelle parenté, choisie celle-ci, qui met du baume au cœur à un moment où l’on doute de soi ou qu’on a peur des autres... «À la vie, à la mort» , comme criait jadis les copains mâles entre eux pour se donner du courage et sceller leur amitié...
Elles sont là à bavarder, le rire franc et le regard complice. Gaies, détendues, elles tranchent sur la morosité clair-obscure du petit café où passent les hommes pressés d’avaler leur tasse. L’amitié féminine devient phénomène de société. Serait-ce là la plus belle victoire du féminisme? Après des siècles de chamailleries d’antichambre, de coups bas, de querelles de cour de récréation, de duels à mort pour l’amour d’un homme, voilà les filles d’Ève qui découvrent le parfum doux de la fraternité choisie. «On hérite d’une sœur, disait Colette, mais on se dote d’une amie». L’évolution des esprits et des mœurs, la vie en commun avec les hommes, la lutte commune pour creuser sa place au sein d’une société faite par les hommes et pour les hommes ont finit par créer une solidarité qui rend...
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