Environnement - Contre les mites de l'industrie du miel Bientôt des super-abeilles
le 14 août 2000 à 00h00
Dans une île isolée du Canada, des abeilles françaises et canadiennes s’affairent à produire une super-abeille qui pourrait, espèrent les scientifiques, résister au pire fléau de l’industrie du miel, les mites. Les abeilles royales françaises, qui ont montré des signes de résistance à l’insecte, ont été introduites au Canada pour s’accoupler avec leurs cousines canadiennes, plus vulnérables à l’ennemi. Espérant qu’elles partagent leurs secrets génétiques de survie avec leurs partenaires, Gard Otis, un professeur de biologie environnementale de l’Université de Guelph, à Ontario, a importé 29 abeilles royales de France et les a mises en quarantaine sur une île ontarienne. Maintenant installées en compagnie d’abeilles canadiennes dans des ruches infestées de mites, les reines d’outre-Atlantique devront prouver qu’elles ont la peau dure. Bien qu’elles ne dépassent pas la taille d’une tête d’épingle, les mites varroa peuvent tuer des dizaines d’abeilles en six mois seulement car elles se nourrissent du sang des larves d’abeilles. Au cours des 20 dernières années, ce parasite a dévasté des colonies d’abeilles partout dans le monde. Les mites vampires ont émigré au Canada au début des années 1990 à partir des États-Unis, mais une nouvelle génération de «mutantes» pourrait envahir le Canada et menacer l’industrie du miel, évaluée à 100 millions de dollars. Cette nouvelle vague d’insectes venus du sud de la frontière est devenue résistante à l’insecticide Atistan, utilisé partout au Canada. «Ces mites viendront un jour et alors le traitement chimique que nous utilisons actuellement pourrait s’avérer inefficace», a affirmé Otis. Le biologiste, qui attend les premiers résultats de son expérience l’été prochain, s’est montré optimiste face aux chances de survie de ses super-abeilles. «Une fois que nous aurons une bonne indication que les différences génétiques les rendent résistantes, nous pourrons commencer à faire des croisements avec différents types d’abeilles canadiennes», conclut-il
Dans une île isolée du Canada, des abeilles françaises et canadiennes s’affairent à produire une super-abeille qui pourrait, espèrent les scientifiques, résister au pire fléau de l’industrie du miel, les mites. Les abeilles royales françaises, qui ont montré des signes de résistance à l’insecte, ont été introduites au Canada pour s’accoupler avec leurs cousines canadiennes, plus vulnérables à l’ennemi. Espérant qu’elles partagent leurs secrets génétiques de survie avec leurs partenaires, Gard Otis, un professeur de biologie environnementale de l’Université de Guelph, à Ontario, a importé 29 abeilles royales de France et les a mises en quarantaine sur une île ontarienne. Maintenant installées en compagnie d’abeilles canadiennes dans des ruches infestées de mites, les reines d’outre-Atlantique...
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