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Actualités - Chronologie

Chili La rumeur enfle : l'immunité de Pinochet aurait été levée

Bien que tout semble indiquer que le général Pinochet ait perdu son immunité parlementaire, la Cour suprême et le gouvernement chiliens maintenaient le silence hier sur le verdict de la cour, dont l’annonce officielle pourrait être retardée jusqu’à mardi prochain. Plusieurs quotidiens de Santiago ont annoncé hier, sans préciser leur source, que la Cour suprême avait ratifié mardi le verdict de la cour d’appel qui avait décidé de lever l’immunité de Pinochet, acquise en mars 1998 lorsque l’ex-dictateur était devenu sénateur à vie après avoir quitté la tête des forces armées. Les avocats de l’accusation et de la défense n’ont cependant jusqu’à présent reçu aucune notification officielle du verdict de la cour. La première information faisant état de la levée de l’immunité a été diffusée mardi, à l’issue d’une audience de quatre heures de la cour, sur le site Internet du journal el-Mostrador, qui a annoncé que la décision avait été prise par 11 voix contre 9. Le même média – qui avait provoqué un démenti de la cour il y a une semaine en diffusant une information similaire – a modifié mercredi dans son édition son article de la veille, indiquant que 14 des 20 juges avaient voté pour la levée de l’immunité, 6 s’y étant opposés. L’incertitude est entretenue non seulement par les différentes versions données par la presse chilienne mercredi mais également par les déclarations de deux juges de l’instance suprême, à l’issue de la session de mardi. «Il n’y a pas eu de verdict aujourd’hui», avait ainsi déclaré à la presse le juge Osvaldo Faundez, alors que son confrère José Benquis affirmait : «Aujourd’hui, il n’y a pas eu de vote». Le président de la cour, Hernan Alvarez, a annoncé hier que la décision officielle du tribunal ne sera annoncée qu’entre vendredi et mardi prochain. La cour d’appel de Santiago avait décidé de lever l’immunité de l’ex-dictateur le 23 mai, par 13 voix contre 9. Le verdict n’avait alors pas été annoncé par le tribunal, mais la presse l’avait divulgué quelques heures plus tard, citant des informations concordantes mais non confirmées de sources judiciaires et officielles. Le verdict, conforme aux informations de la presse, n’avait été finalement communiqué officiellement par la cour d’appel que le 5 juin. Commentant le report du verdict, annoncé mardi par la cour, le président socialiste Ricardo Lagos a déclaré que «les tribunaux sont les seuls habilités à déterminer le moment auquel il convient de faire connaître leurs verdicts». «Il n’y a pas d’inquiétude dans le pays, car le calme n’est perturbé que lorsque les institutions ne fonctionnent pas, et aujourd’hui au Chili toutes accomplissent leur rôle», a-t-il estimé.
Bien que tout semble indiquer que le général Pinochet ait perdu son immunité parlementaire, la Cour suprême et le gouvernement chiliens maintenaient le silence hier sur le verdict de la cour, dont l’annonce officielle pourrait être retardée jusqu’à mardi prochain. Plusieurs quotidiens de Santiago ont annoncé hier, sans préciser leur source, que la Cour suprême avait ratifié mardi le verdict de la cour d’appel qui avait décidé de lever l’immunité de Pinochet, acquise en mars 1998 lorsque l’ex-dictateur était devenu sénateur à vie après avoir quitté la tête des forces armées. Les avocats de l’accusation et de la défense n’ont cependant jusqu’à présent reçu aucune notification officielle du verdict de la cour. La première information faisant état de la levée de l’immunité a été diffusée...