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Actualités - Chronologie

Liban-Sud Le déploiement intégral devrait être rapide, assure Miyet

Le déploiement intégral des Casques bleus au Liban-Sud devrait «intervenir très rapidement», l’ultime empiètement israélien étant en cours de vérification, a déclaré hier un haut responsable de l’Onu. «(...) Lorsque la situation est claire, le déploiement est naturel. Ça devrait maintenant intervenir très rapidement. La vérification est maintenant sur le dernier point» contesté sur la ligne de retrait, a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de la paix, le Français Bernard Miyet. M. Miyet, qui venait d’avoir un entretien avec le président du Conseil Sélim Hoss, a ajouté que les soldats libanais devraient aussi se déployer «d’une manière très rapide». Le ministre de l’Intérieur Michel Murr avait indiqué mardi que «le déploiement complet» des quelque 5 000 hommes de la Finul «aura lieu dès l’élimination d’un champ de mines israélien, dans le périmètre du village frontalier libanais à Yaroun, et interviendra probablement dans les 48 heures». Le Liban a annoncé qu’il déploierait une force mixte d’un millier d’hommes, composée à égalité de gendarmes et de membres de la police militaire, après l’installation de la Finul aux frontières. M. Hoss «n’a pas donné une heure précise où un jour précis. Mais il m’a dit que les Libanais étaient prêts aujourd’hui si les conditions liées à la ligne bleue (NDLR: ligne de retrait fixée par l’Onu) sont vérifiées, et il appartient aux autorités libanaises de nous le dire», a indiqué M. Miyet. La Finul ne s’est redéployée qu’en six endroits de l’ex-zone occupée par Israël pendant 22 ans et évacuée le 24 mai, le Liban ne l’ayant pas encore autorisée à un redéploiement intégral tant que subsisterait le moindre empiètement israélien. Selon une source diplomatique, le secrétaire génral de l’Onu Kofi Annan a refusé «avec force» un déploiement unilatéral qui forcerait la main à Beyrouth proposé par les États-Unis. Sur le terrain Sur le terrain, à Yaroun, les experts militaires libanais et ceux de la Finul ont inspecté de concert la zone où un ultime empiètement avait été signalé, se rendant en voiture à travers le terrain déminé par les Casques bleus ukrainiens. Le Hezbollah a par ailleurs démantelé deux postes d’observation qu’il avait érigés ces dernière semaines à la frontière, à Manara (secteur occidental) et à Abbassieh (secteur central), laissant seuls maîtres du terrain les Casques bleus qui s’y étaient respectivement installés vendredi et dimanche. Dès que le Liban aura donné son feu vert, il ne faudra en principe que quelques heures aux Casques bleus pour s’avancer et prendre position près de la frontière libano-israélienne, a déclaré à l’AFP une source proche de la Finul. M. Miyet était arrivé mardi soir au Liban en provenance de Jordanie, où il s’était entretenu avec les responsables de la Fnuod (Force des Nations unies pour l’observation du désengagement, sur la ligne de cessez-le-feu syro-israélienne de 1967) et de l’Onust (observateurs de l’Onu supervisant la trêve libano-israélienne de 1949). Le secrétaire général adjoint devait passer l’après-midi d’hier au quartier général de la Finul, à Naqoura (Sud, sur la côte méditerranéenne), et se rendra aujourd’hui en Israël, a déclaré un porte-parole de l’Onu à Beyrouth. Pétards et tirs en l’air sur la frontière Toujours sur le terrain, des Libanais ont lancé hier des pétards contre une position miliaire israélienne face à la porte de Fatma, a annoncé un porte-parole militaire israélien. Les soldats n’ont pas réagi. En revanche, «ils ont tiré en l’air des coups de semonce lorsqu’un civil libanais a tenté d’endommager le barrage barbelé de la frontière» dans le même secteur, a indiqué un porte-parole militaire israélien cité par l’AFP. Les deux incidents n’ont fait ni victime ni dégât, a-t-il ajouté. Au cours des derniers jours, l’armée israélienne a renforcé le barrage frontalier en installant des grillages pare-balles et des moyens d’alerte électronique, a constaté le correspondant de l’AFP.
Le déploiement intégral des Casques bleus au Liban-Sud devrait «intervenir très rapidement», l’ultime empiètement israélien étant en cours de vérification, a déclaré hier un haut responsable de l’Onu. «(...) Lorsque la situation est claire, le déploiement est naturel. Ça devrait maintenant intervenir très rapidement. La vérification est maintenant sur le dernier point» contesté sur la ligne de retrait, a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de la paix, le Français Bernard Miyet. M. Miyet, qui venait d’avoir un entretien avec le président du Conseil Sélim Hoss, a ajouté que les soldats libanais devraient aussi se déployer «d’une manière très rapide». Le ministre de l’Intérieur Michel Murr avait indiqué mardi que «le déploiement complet»...