L’offre du dollar s’est un peu développée hier sur le marché des changes de Beyrouth avec l’apparition de quelques intérêts acheteurs de la livre vraisemblablement à des fins de souscription aujourd’hui aux bons du Trésor libanais. En effet, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, n’a guère été contrainte de vendre le billet vert en présence de contreparties valables à l’offre en dehors d’elle, contrairement à ces deux derniers jours. Dans ces conditions, le dollar a été fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les établissements de crédit le négociaient pratiquement durant toute la journée entre 1 513,00 et 1 513,50 LL dans un marché équilibré de lui-même, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité est restée généralement limitée avec un volume d’affaires de quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. Net redressement du dollar À l’étranger, le dollar a renoué avec la hausse hier face à toutes les autres grandes monnaies, soutenu par le raffermissement des Bourses américaines et des spéculations sur un accroissement des investissements européens aux États-Unis. L’euro a éprouvé en effet des difficultés à tenir tête au billet vert, après l’annonce du rachat de la société américaine de courtage et de gestion de portefeuille PaineWebber par le troisième groupe bancaire européen l’Union de banques suisses (UBS). D’autres rumeurs concernant l’acquisition de l’opérateur américain de téléphonie mobile VoiceStream par le géant allemand des télécoms Deutsche Telekom la semaine prochaine ont également profité au dollar. De fait, le marché a interprété ces informations comme autant de signaux positifs concernant les flux de capitaux vers les États-Unis. Les bonnes performances de Wall Street et du Nasdaq ont également apporté un soutien supplémentaire au billet vert. De son côté, le yen, qui a digéré les spéculations sur un éventuel abandon de la politique monétaire à taux zéro par la Banque du Japon lundi prochain, s’est ressenti de l’abaissement de la note de Standard and Poor’s sur la dette souveraine japonaise qui a relancé les inquiétudes concernant la fragilité du redressement de l’économie nippone. Quant à la livre sterling, elle s’est repliée aussi face au dollar, après l’annonce d’un ralentissement de la progression du salaire moyen britannique en mai, qui n’a augmenté que de 4,6 % en glissement annuel, soit 0,5 % de moins qu’en avril, dissipant toute perspective de hausse des taux britanniques. De plus, les investisseurs ont été sensibilisés aussi par la recommandation du Fonds monétaire international (FMI), hier, incitant la Réserve fédérale américaine (Fed) à poursuivre sa politique de relèvement des taux d’intérêt pour garder sous contrôle les risques inflationnistes. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar a été activement recherché, se négociant à New York, en hausse, face à toutes les autres grandes monnaies comme suit : – 0,9415 pour un euro contre 0,9525, la veille – 1,5070 pour un sterling contre 1,5160 – 2,0775 DM contre 2,0535 – 6,9675 FF contre 6,8865 – 1,6545 FS contre 1,6280 – 2 056,60 lires contre 2 032,85 – 108,25 yens contre 107,10. Bourse de Beyrouth : poursuite de la baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse avec la rechute des actions A de Solidere et B de la société Rassamny Younès Motor, dans un marché étriqué et autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,51 % à 65,50 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 139,29 points. Ce mouvement s’est produit dans des volumes très minces avec au total 39 655 actions négociées d’une valeur de 195 798 dollars. Fermeté des marchés boursiers américains Sur les places boursières internationales, la tendance était clairement à la hausse, hier, sur les marchés américains, dans la foulée des bons résultats annoncés la veille après la clôture de valeurs traditionnelles avec le fabricant d’aluminium Alcoa et le papetier International Paper... La belle performance financière d’une des grandes vedettes de la nouvelle économie, le portail Yahoo, a redonné des forces au secteur de la haute technologie. Les investisseurs ont, en effet, ignoré complètement la recommandation du FMI que la Fed poursuive sa politique de relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis pour garder sous contrôle les risques inflationnistes. Les spéculations sur le rachat de la société américaine de courtage PaineWebber par l’UBS et l’acquisition de l’opérateur américain de téléphonie mobile VoiceStream par Deutsche Telekom ainsi que sur d’autres fusions éventuelles ont redonné de l’actualité aux placements en actifs américains. En effet, l’indice Nasdaq est parvenu à frôler à la hausse le seuil des 4 100 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles remontait d’un plus bas à 10 722,24 points à un plus haut à 10 834,38 points, avant d’afficher en préclôture 10 829,45 points, en hausse de 102,26 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont pour la plupart fait preuve mercredi d’une bonne orientation, l’avance de deux grandes valeurs de la chimie, Bayer et BASF, ayant soutenu ce secteur dans son ensemble tandis que les très bons résultats trimestriels de l’américain Yahoo rassurent les investisseurs inquiets pour les valeurs technologiques. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un gain de 12,92 points, soit 0,80 %, à 1 633,16 et l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a progressé de 14,40 points, soit 0,28 %, à 5 245,73. Les Bourses de Paris et de Londres ont terminé en hausse de 0,71 % et 0,66 % respectivement, tandis que Francfort, où les transactions se poursuivent jusqu’en début de soirée, gagnait 0,60 %. Amsterdam affichait une avance de 0,84 % contre 0,46 % à Bruxelles et 0,04 % seulement à Madrid, mais Zurich et Milan accusaient des replis de 0,40 et 0,16 % respectivement. Le secteur financier est parvenu à légèrement progresser malgré un recul de 7,6 % d’UBS après l’annonce du rachat par cette banque suisse du courtier américain PaineWebber pour 10,8 milliards de dollars. Des analystes observent que l’enthousiasme soulevé par cette acquisition n’a pas suffi à compenser les inquiétudes que suscitent la filiale de gestion d’actifs de la banque et son projet d’émission de 42,3 millions d’actions nouvelles. Le compartiment de la chimie européenne a gagné globalement 2,8 %, au plus haut depuis la fin mai, grâce notamment à la poussée en avant de 3,4 % de l’allemand Bayer qui a annoncé une hausse de 23 % de ses ventes mondiales de médicaments à 2,86 milliards d’euros au premier trimestre. Dans le même secteur, BASF a terminé sur une hausse de 4,5 % tandis qu’Akzo Nobel prenait près de cinq pour cent. Depuis le début de l’année, la chimie européenne a sous-performé l’Eurotop 300 de 15 % environ, les investisseurs ayant préféré des secteurs à plus forte croissance comme les technologiques et les télécommunications. Bien tenues également, les technologiques ont gagné 1,9 %, les très bons résultats du portail Internet Yahoo ayant apaisé ceux qui craignaient un ralentissement de la progression des bénéfices des valeurs de cette catégorie. Tokyo : nouvelle dégradation de la tendance La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,9 % mercredi, les investisseurs ayant préféré se débarrasser des valeurs technologiques les plus chères pour ajuster leurs portefeuilles avant le terme de juillet, en l’absence de nouveaux éléments incitatifs. L’indice Nikkei affichait un repli de 162,23 points à la clôture pour s’établir à 17 342,13 points. Le marché est resté instable à la suite de rumeurs persistantes sur l’annonce probable par la Banque Centrale du Japon (BoJ), d’un resserrement du crédit à l’issue de sa prochaine réunion, lundi, ont indiqué les opérateurs. «Un éventuel relèvement des taux d’intérêt de 0,25 % n’aura aucun impact concret sur le marché et pèsera sur l’humeur des investisseurs en raison des incertitudes liées à la politique future de la BoJ», a estimé Tsuyoshi Segawa, responsable de la société de courtage japonaise Sakura Securities Equity. Les investisseurs sont nerveux et souhaitent «voir évacuer rapidement» la réunion de lundi, observait de son côté Kazunori Jinnai, analyste de Daiwa Securities SB Capital Markets. «Les investisseurs ont liquidé leurs titres de haute technologie les plus chers pour ajuster leurs portefeuilles avant l’expiration des contrats de juillet», a expliqué M. Segawa. «Mais les petites et moyennes valeurs continuaient de susciter des achats», a ajouté cet opérateur. M. Jinnai notait que «la haute technologie a été particulièrement visée par ces ajustements techniques», dans le sillage du repli, mardi, de l’indice composite de la Bourse électronique américaine Nasdaq (-0,6 %). Le Nikkei qui avait ouvert en hausse «n’a pas su poursuivre ce mouvement, faute d’élements nouveaux susceptibles de susciter des achats», selon Hiroichi Nishi, analyste en chef de Nikko Securities à Tokyo.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’offre du dollar s’est un peu développée hier sur le marché des changes de Beyrouth avec l’apparition de quelques intérêts acheteurs de la livre vraisemblablement à des fins de souscription aujourd’hui aux bons du Trésor libanais. En effet, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, n’a guère été contrainte de vendre le billet vert en présence de contreparties valables à l’offre en dehors d’elle, contrairement à ces deux derniers jours. Dans ces conditions, le dollar a été fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les établissements de crédit le négociaient pratiquement durant toute la journée entre 1 513,00 et 1 513,50 LL dans un marché équilibré de lui-même, ont...