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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque de motivations

Le dollar a entamé la semaine hier à Beyrouth dans un climat très calme, en l’absence d’incitations à l’offre et à la demande des devises en dehors des besoins courants du marché. Dans ce contexte, le billet vert est resté confiné dans d’étroites limites, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Il a ainsi clôturé, selon la BDL, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit le négociaient effectivement entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, dans un marché équilibré de lui-même. Mais eu égard à la réticence des opérateurs à l’offre et à la demande, l’activité du marché ne devait pas se développer, avec un volume d’affaires très mince de quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Reprise technique de l’euro À l’étranger, le dollar a cédé un peu de terrain face à l’euro sur des ajustements de positions, tout en se raffermissant contre le yen et le sterling sur des marchés des changes manquant d’orientation précise en ce début de semaine. En l’absence donc de données économiques fondamentales, abstraction faite des contrastes reflétés dans l’indice des directeurs d’achats aux États-Unis (NAPM), les investisseurs se sont plutôt concentrés hier sur les nouvelles politiques ou les marchés boursiers, ce qui semble expliquer l’accès de faiblesse du yen face au dollar après l’annonce la veille de la démission de Kimataka Kuze, ministre japonais des Réformes bancaires. Ce dernier a été accusé d’avoir reçu entre 1983 et 1986, lorsqu’il était parlementaire, 230 millions de yens (l’équivalent de 2,10 millions de dollars) de fonds secrets de la banque Mitsubishi Trust and Banking. Une mauvaise nouvelle pour le yen alors que le marché est toujours sceptique quant à l’état de santé de l’économie nippone. Le dollar a gardé ainsi sa forme partiellement, alors que les investisseurs spéculent toujours sur une nouvelle hausse des taux d’intérêt américains dès le 22 août, après la hausse surprise de la croissance du PIB américain de 5,2 % au deuxième trimestre, révélée vendredi dernier. Ce sentiment a été partiellement confirmé hier par l’annonce des directeurs d’achats nationaux aux États-Unis (NAPM) que les prix de leurs achats auraient augmenté de 65,6 points en juin à 70 points le mois dernier, malgré le recul des achats de 56,8 points à 52 points pendant la même période. Cela étant, l’euro, qui risquait de rester sous pression depuis la publication des chiffres préliminaires du PIB américain, est parvenu à se soustraire hier à l’influence néfaste de ce phénomène sur quelques ajustements de positions sur le dollar en rapport avec les contrastes révélés par les chiffres du NAPM. Le marché ne voulait toutefois prendre de risque avant la réunion après-demain du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne et du comité monétaire de la Banque d’Angleterre à la veille de la publication vendredi des chiffres de l’emploi aux États-Unis en juillet. Cela étant, et dans l’attente de ces événements cruciaux, le dollar, qui s’est montré toujours en forme face au yen et au sterling, s’est un peu essoufflé contre l’euro et les monnaies qui lui sont attachées, se négociant à New York comme suit : – 0,9280 pour un euro contre 0,9230, vendredi dernier – 1,4980 pour un sterling contre 1,5025 – 2,1075 DM contre 2,1190 – 7,0685 FF contre 7,1070 – 1,6675 FS contre 1,6750 – 2 086,50 lires contre 2 097,80 – 109,55 yens contre 109,50. Bourse de Beyrouth : marché toujours faible À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée déterminée par l’orientation timidement haussière des actions de la société Rasamny Younis Motor (Rymco), dans un marché autrement stable et déserté par les investisseurs. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,09 % à 63,55 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 139,49 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très faible ne dépassant pas quelque 6 543 actions (dont 100 actions Rymco) d’une valeur globale de 48 714 dollars (dont 237,50 dollars sur Rymco). Les marchés américains dans le vert Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont démarré la semaine sur une note positive après avoir terminé la précédente sur une baisse générale. Les investisseurs, qui avaient exprimé leurs inquiétudes quant à la multiplication des signes de surchauffe de l’économie aux États-Unis à la lumière des chiffres préliminaires de croissance du PIB américain au deuxième trimestre, se sont montrés hier plus rassurés par les prévisions de résultats de certaines grandes entreprises pour le second semestre, notamment dans le secteur des télécommunications qui a été le plus travaillé hier avec celui de l’électronique qui ont tous les deux mené le mouvement de hausse. Cela étant et abstraction faite des déboires des secteurs de la biotechnologie et de la pharmacie ainsi que certains groupe d’électricité, l’indice Nasdaq de la Bourse électronique est parvenu à repasser à la hausse le seuil des 3 700 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles opérait un bond d’un plus bas à 10 497,80 points à un plus haut à 10 609,09 points, avant d’afficher en préclôture, vers 23h heure locale de Beyrouth, 10 600,13 points, en hausse de 88,96 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes en hausse La bonne orientation de Wall Street a favorisé les marchés d’actions européens en fin de séance hier, même si les échanges sont restés irréguliers du fait de la persistance des craintes concernant un nouveau resserrement monétaire, ce mois aux États-Unis. La Bourse de Paris a clôturé en hausse de 1,98 % et celle de Londres a gagné 0,47 %. Amsterdam a fini sur un gain de 0,67 %, Milan a progressé de 0,97 %, Zurich de 0,32 % et Bruxelles de 0,28 %. Parmi les grandes places européennes, seule Madrid a cédé 0,27 %. La Bourse de Francfort a gagné 0,87 %, l’Eurotop 300 paneuropéen prenait ainsi 0,65 % et l’Euro Stoxx 50 de la zone euro 1,39 %. Les valeurs des hautes technologies et de l’automobile venaient en tête des hausses, les premières en reprise après leur forte chute de vendredi dernier et les secondes portées par l’envolée du constructeur allemand BMW à la faveur de résultats semestriels meilleurs que prévu. De grands noms comme Nokia et Siemens ont effacé une partie de leurs pertes de la semaine dernière, mais les observateurs du marché ont toutefois estimé qu’il ne s’agissait que d’un rebond technique. «Les marchés devraient rester indécis et volatils pendant les deux prochains mois. Dans des moments comme celui-ci, lorsque tout le monde essaye de deviner quand les taux d’intérêt vont monter, les choses peuvent être très changeantes», a estimé Sharon Coombs, stratégiste des marchés européens à HSBC. BMW gagnait 2,47 % et Siemens 3,54 %. Nokia a repris 1,83 %. La stratégiste de HSBC a ajouté qu’il fallait aussi tenir compte «des risques sectoriels spécifiques, comme le coût des licences UMTS sur les télécoms en Europe, les interrogations sur la crête du cycle des semi-conducteurs ou encore les pétrolières qui n’apparaissent plus comme des valeurs défensives en raison de ce qui se passe avec les prix pétroliers». «En ce moment, le secteur bancaire semble bon parce qu’il est perçu avec des risques moindres». Ainsi, le groupe bancaire britannique HSBC a gagné 1,86 % après avoir fait état d’une hausse inattendue de 28 % de son bénéfice imposable semestriel. Tokyo : tassement de la cote La Bourse de Tokyo a fini en baisse lundi, la chute du Nasdaq vendredi ravivant les craintes d’une nouvelle période noire pour les valeurs technologiques. L’indice Nikkei a perdu 111,08 points, soit 0,70 %, à 15 727,49 après avoir touché un plus bas depuis mars 1999 à 15 394,71. Le Nikkei a perdu pratiquement 10 % en un mois. L’indice Topix de l’ensemble des valeurs de la première section de la cote a résisté, abandonnant 0,22 point, soit 0,02 %, à 1 453,15. Vendredi, le Nasdaq avait perdu 4,66 %. La démission du président de la Commission de restructuration financière, impliqué dans un scandale, a aussi ébranlé le marché déjà en proie aux doutes depuis la faillite de la chaîne de magasins Sogo Co Ltd en début du mois. «Le marché va probablement rebondir cette semaine, car il a déjà beaucoup baissé mais l’on ne peut pas exclure de nouvelles vagues de ventes à moins d’évolutions radicales des sujets qui préoccupent les investisseurs», a noté Hiroyuki Nakai, de Nippon Global Securities. Parmi les technologiques, Fujitsu Ltd a gagné 8,07 % et NEC 6,96 %, les investisseurs semblant considérer que les deux titres ont atteint un plancher et sont sous-évalués après l’annonce de bénéfices de la part des deux groupes. En revanche, Sony Corp a cédé 1,08 %. Le spécialiste de l’investisement dans l’Internet Softbank Corp a fini inchangé mais son cours reste inférieur de 85 % à son plus haut de février dernier. Le gouvernement japonais a annoncé qu’il ne modifierait pas les termes de la vente de la Nippon Credit Bank (NCB) au consortium conduit par Softbank.
Le dollar a entamé la semaine hier à Beyrouth dans un climat très calme, en l’absence d’incitations à l’offre et à la demande des devises en dehors des besoins courants du marché. Dans ce contexte, le billet vert est resté confiné dans d’étroites limites, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Il a ainsi clôturé, selon la BDL, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit le négociaient effectivement entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, dans un marché équilibré de lui-même. Mais eu égard à la réticence des opérateurs à l’offre et à la demande, l’activité du marché ne devait pas se développer, avec un volume d’affaires très mince de quelque...