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Actualités - Chronologie

Aventure - Retour aux techniques précolombiennes L'Atlantique en radeau de jonc

Naviguer de Barcelone aux Antilles à bord d’un radeau en joncs du lac Titicaca, construit selon une technique précolombienne : c’est le pari que cherchera à tenir en octobre l’Espagnol Kitin Munoz, auteur de plusieurs tentatives de traversée du Pacifique. «Selon les légendes, les Incas construisaient des navires en jonc énormes, pouvant mesurer jusqu’à trente mètres de long, à bord desquels ils pouvaient traverser les océans. Je veux prouver que c’est possible, qu’un navire en jonc de cette taille est capable de tenir en mer un an, voire un an et demi», a expliqué M. Munoz au cours de la présentation de son projet à Madrid. Le navire, le «Mata Rangi III» («Mata Rangi» signifiant «œil du paradis» dans la langue polynésienne de l’île de Pâques), sera construit dans le courant de l’été sur une plage de Barcelone, selon une technique amérindienne ancestrale, à l’aide de joncs imperméables du lac Titicaca. Après quelques escales le long de la côte méditerranéenne espagnole, le radeau entamera en octobre une traversée de l’Atlantique qui devrait lui prendre deux mois. L’équipage sera composé de dix matelots amérindiens et polynésiens, pour la plupart des anciens des autres expéditions de Munoz. Il se nourrira essentiellement de poissons pêchés pendant le voyage. «Cette traversée n’est qu’un début», affirme Kitin Munoz. «Si le navire tient, nous pousserons toujours plus loin, vers le Pacifique». Kitin Munoz, Espagnol né au Sahara occidental il y a quarante et un ans, a déjà effectué trois tentatives de traversée du Pacifique en radeau de jonc, dans la lignée de l’expédition du «Kon-Tiki» du Norvégien Thor Heyerdahl en 1947. La première de ces tentatives, à bord du radeau «Uru», avait emmené Munoz du Pérou à Tahiti en 1988. En 1997, le «Mata Rangi I», un radeau dont la construction avait pris deux ans et à bord duquel l’aventurier comptait relier l’île de Pâques au Japon, avait fait naufrage après 25 jours de navigation. En 1998, le «Mata Rangi II», parti du Chili à destination de l’Asie, avait interrompu sa traversée aux îles Marquises au bout de trois mois, un parasite marin ayant dévoré les cordages assemblant les joncs. Après cet incident, l’équipage avait toutefois réussi à poursuivre sa navigation pendant 1 500 kilomètres en coupant l’embarcation en deux et en prenant place sur la moitié non affectée. «En quinze ans, j’ai commis les mêmes erreurs que les navigateurs primitifs amérindiens, les mêmes réussites aussi», explique Kitin Munoz. «Toutes ces expériences, tous ces naufrages, m’ont permis de construire un bateau chaque fois meilleur et nous allons donner au nouveau radeau la possibilité de relever un grand défi».
Naviguer de Barcelone aux Antilles à bord d’un radeau en joncs du lac Titicaca, construit selon une technique précolombienne : c’est le pari que cherchera à tenir en octobre l’Espagnol Kitin Munoz, auteur de plusieurs tentatives de traversée du Pacifique. «Selon les légendes, les Incas construisaient des navires en jonc énormes, pouvant mesurer jusqu’à trente mètres de long, à bord desquels ils pouvaient traverser les océans. Je veux prouver que c’est possible, qu’un navire en jonc de cette taille est capable de tenir en mer un an, voire un an et demi», a expliqué M. Munoz au cours de la présentation de son projet à Madrid. Le navire, le «Mata Rangi III» («Mata Rangi» signifiant «œil du paradis» dans la langue polynésienne de l’île de Pâques), sera construit dans le courant de l’été sur une...