Peggy Raphaël est une jeune céramiste qui n’a pas encore exposé au Liban. Elle a présenté, en mai 1999 à Boston une installation qui clôturait ses six années d’apprentissage aux beaux-arts de l’université de Tufts. «Dès le début de mes études en 1993, j’étais attirée par le contact avec la matière», explique-t-elle. «Je n’utilise pas le tour, j’ai fait le choix d’un travail manuel de la terre». Les pièces qu’elle a élaborées ont donc été réalisées en plusieurs temps, avec une terre très molle, plus facile à manipuler. Peggy Dabar n’a pas peur du travail physique, au contraire : «Parfois, la terre ne veut pas se laisser modeler». Alors, elle utilise la poinceuse électrique, le tournevis ou le cutter pour créer les petites ouvertures qu’elle apprécie particulièrement : «J’aime imaginer des ouvertures qui ressemblent à des portes, des entrées de cave». Car la première exposition de la jeune céramiste est ancrée dans le souvenir de la guerre libanaise : «Cette installation comprenait aussi des sacs de sable, rappelant ceux qui bouchaient les ouvertures pendant les bombardements», précise-t-elle. Mais le repos, la sérénité n’étaient pas exclus pour autant : «J’ai vaporisé mes pièces avec du pigment bleu, qui évoque le calme. Si l’ouverture est présente, elle montre aussi le dedans, le refuge. C’est pour cela que les céramiques que je confectionne sont très épaisses : je veux faire prendre conscience du passage vers la fermeture, la protection en quelque sorte». «La rigidité, l’artiste l’allège avec la couleur bien sûr, mais aussi l’importance que je donne à la texture, que je veux rugueuse». Peggy Dabar attache autant d’importance à la création de ses pièces qu’à leur mise en scène : «Je voulais créer un lieu d’imagination. La guerre n’est pas du tout un élément visible et évident. Chacun y voit ce qu’il veut».
Peggy Raphaël est une jeune céramiste qui n’a pas encore exposé au Liban. Elle a présenté, en mai 1999 à Boston une installation qui clôturait ses six années d’apprentissage aux beaux-arts de l’université de Tufts. «Dès le début de mes études en 1993, j’étais attirée par le contact avec la matière», explique-t-elle. «Je n’utilise pas le tour, j’ai fait le choix d’un travail manuel de la terre». Les pièces qu’elle a élaborées ont donc été réalisées en plusieurs temps, avec une terre très molle, plus facile à manipuler. Peggy Dabar n’a pas peur du travail physique, au contraire : «Parfois, la terre ne veut pas se laisser modeler». Alors, elle utilise la poinceuse électrique, le tournevis ou le cutter pour créer les petites ouvertures qu’elle apprécie particulièrement : «J’aime...
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