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Actualités - Analyse

Liban-Sud Les Occidentaux réitèrent leur demande de stabilisation

Selon un diplomate occidental en poste à Beyrouth, «on attend toujours que le Liban assume ses responsabilités au Sud. La stabilisation requise est nécessaire pour conforter le processus de paix régionale. Cette consolidation implique en tout premier lieu le déploiement, aux côtés de la Finul, des forces régulières de ce pays. Le gros du travail peut être assuré par les Casques bleus dans la phase initiale. Mais il faudra bien qu’un jour ils s’en aillent. C’est donc aux unités libanaises qu’il appartient, à terme, de veiller à empêcher des troubles, aussi bien à la frontière qu’à l’intérieur de la zone libérée. Les apparences armées, les barrages, les dérapages miliciens, les éléments incontrôlés doivent être impérativement réprimés. Votre État ne saurait avoir de partenaire au niveau de son autorité sur le terrain, et la “sécurité à l’amiable” est un slogan qu’il vaut mieux mettre au rencart le plus vite possible. S’il y a des attaques contre la Galilée, personne ne pourra disculper Beyrouth ni fustiger une rétorsion israélienne, quelle qu’en soit l’ampleur. Il faut bien comprendre que les choses ont radicalement changé sur le plan juridique et diplomatique, du fait du retrait. Auparavant, l’État hébreu, condamné comme spoliateur par la 425, était globalement tenu pour responsable, c’est-à-dire pour fautif dans tout ce qui pouvait se passer au Sud. Aujourd’hui, la charge de responsabilité revient à l’État libanais et il ne faudrait pas qu’elle soit synonyme de faute. Le Liban doit clore définitivement le dossier de la sécurité au Sud, qui n’est pas admis comme facteur dans les enjeux régionaux, c’est-à-dire comme carte de pression pour la récupération du Golan. L’amalgame n’est pas autorisé et le Liban ne doit pas laisser la porte ouverte à des actions de groupes armés. C’est d’autant plus nécessaire que le double blocage sur le volet palestinien et le volet syrien rend la situation régionale dangereuse. Ce qui risque de faire du Sud-Liban le point d’explosion d’une conflagration élargie balayant tout espoir de paix. Surtout que dans cette région frontalière, des éléments armés palestiniens peuvent être activés, pour soutenir une éventuelle nouvelle Intifada en Cisjordanie et dans les territoires. Sans compter qu’Israël pourrait avoir intérêt à ce que le Sud reste déstabilisé, pour y maintenir des miradors et ou se donner une plus large marge de manœuvre négociatoire, dans le cadre du processus. Il est donc impératif pour le Liban de prendre sans tarder le contrôle de la situation sur le terrain en déployant son armée en force dans la partie méridionale de son territoire». Parallèlement, ce diplomate occidental exprime «l’espoir que, pour atténuer la déconvenue de Camp David, le président Clinton entreprenne un forcing pour le redémarrage des pourparlers syro-israéliens. S’il devait y avoir des progrès substantiels sur ce front, il est probable que la scène libanaise, Sud compris, en ressentirait des effets positifs et s’en trouverait mieux stabilisée. Il reste que, quelle que soit l’évolution du processus, les autorités libanaises doivent assumer leurs responsabilités sans plus tarder, dans l’intérêt de leur pays. Une sécurité sudiste qui resterait précaire constituerait un danger pour la stabilité du Liban. Personne n’arrive à comprendre pourquoi la présence d’éléments armés qui alimentent la tension à la frontière reste autorisée après le retrait israélien», conclut cette personnalité. Le fait est qu’on peut se demander dans quelle mesure le Liban, qui sollicite des aides, pourrait les obtenir s’il continuait à ne pas déployer l’armée à la frontière.
Selon un diplomate occidental en poste à Beyrouth, «on attend toujours que le Liban assume ses responsabilités au Sud. La stabilisation requise est nécessaire pour conforter le processus de paix régionale. Cette consolidation implique en tout premier lieu le déploiement, aux côtés de la Finul, des forces régulières de ce pays. Le gros du travail peut être assuré par les Casques bleus dans la phase initiale. Mais il faudra bien qu’un jour ils s’en aillent. C’est donc aux unités libanaises qu’il appartient, à terme, de veiller à empêcher des troubles, aussi bien à la frontière qu’à l’intérieur de la zone libérée. Les apparences armées, les barrages, les dérapages miliciens, les éléments incontrôlés doivent être impérativement réprimés. Votre État ne saurait avoir de partenaire au niveau de son...