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Actualités - Chronologie

Ulster Violence en crescendo avant une marche protestante à hauts risques

Des scènes d’une violence inédite depuis des mois en Irlande du Nord ont opposé police et manifestants trois nuits de suite dans la ville de Portadown, faisant monter la tension avant une marche protestante dimanche interdite d’accès à un quartier catholique. Plusieurs centaines de loyalistes radicaux protestent depuis le début de la semaine contre l’interdiction faite à l’ordre protestant d’Orange d’emprunter Garvaghy Road, une rue traversant un quartier catholique de Portadown, pour sa marche traditionnelle dimanche. Neuf policiers ont été légèrement blessés entre mardi soir et hier matin dans cette bourgade au sud-ouest de Belfast, lors de la pire nuit de violences qu’ait connue la province cette année. Les forces de l’ordre ont été la cible des ultras protestants qui leur ont jeté pierres, fusées, cocktails Molotov et même de l’acide, a indiqué le Royal Ulster Constabulary (RUC), la police d’Ulster. Le canon à eau, qui n’avait pas été utilisé depuis le début des années 1970, a dû être réutilisé. La capitale de la province, Belfast, a également été le théâtre de violents incidents entre mardi soir et hier matin, manifestants loyalistes et policiers échangeant des coups de feu, sans faire de blessés. Ces violences secouent l’Irlande du Nord alors que le processus de paix dans la province britannique a plutôt progressé au cours du printemps, avec la remise en place par Londres d’institutions autonomes biconfessionnelles, et la visite sans précédent de dépôts d’armes de l’IRA – Armée républicaine irlandaise, la principale formation paramilitaire catholique – par des inspecteurs internationaux. L’interdiction d’emprunter Garvaghy Road n’est pourtant pas nouvelle: la marche orangiste n’est plus autorisée depuis juillet 1998 à traverser ce quartier catholique, et ce refus lui a été à nouveau signifié lors d’un premier défilé dimanche dernier. Les marches protestantes, ces défilés traditionnels destinés à célébrer des victoires historiques et qui jalonnent l’Irlande du Nord de Pâques à septembre, constituent traditionnellement un moment de tension pour toute la province. Les leaders de la Loge de l’Ordre d’Orange ont été critiqués pour avoir appelé leurs fidèles à revenir en force pour tenir le siège de Drumcree, nom de la colline sur le trajet du défilé, par défiance à l’égard de l’interdiction de manifester. Ils se voient aussi reprocher par la communauté catholique d’avoir refusé le dialogue proposé par la commission chargée de l’organisation des marches. Cette crispation a fait réapparaître les massives barrières métalliques hérissées de fils barbelés, que les soldats du génie britannique ont à nouveau érigées mercredi en prévision de la marche de dimanche. Avec les Land Rover blindées qui ont dû avancer sous une pluie de bombes incendiaires se retrouve planté le décor de l’année 1996, quand armée et manifestants s’étaient affrontés plusieurs jours et nuits.
Des scènes d’une violence inédite depuis des mois en Irlande du Nord ont opposé police et manifestants trois nuits de suite dans la ville de Portadown, faisant monter la tension avant une marche protestante dimanche interdite d’accès à un quartier catholique. Plusieurs centaines de loyalistes radicaux protestent depuis le début de la semaine contre l’interdiction faite à l’ordre protestant d’Orange d’emprunter Garvaghy Road, une rue traversant un quartier catholique de Portadown, pour sa marche traditionnelle dimanche. Neuf policiers ont été légèrement blessés entre mardi soir et hier matin dans cette bourgade au sud-ouest de Belfast, lors de la pire nuit de violences qu’ait connue la province cette année. Les forces de l’ordre ont été la cible des ultras protestants qui leur ont jeté pierres, fusées,...