Tenante de la Coupe Davis, l’Australie n’aura pas la partie facile lors de la troisième finale qui l’opposera à l’Espagne, probablement à Barcelone, sans aucun doute sur terre battue, du 8 au 10 décembre. Lors des deux précédentes finales, les Espagnols avaient dû, en 1965 et 1967, accomplir un long voyage, bien plus éprouvant que de nos jours. Et le très grand talent de Manuel Santana et Manuel Orantes s’était perdu dans le gazon de Sydney et de Brisbane, l’Australie s’imposant les deux fois sur le score de 4-1. L’année dernière, la terre battue de Nice n’avait certes pas empêché les Australiens de remporter la finale contre une faible équipe de France. Reste qu’en décembre, tout jouera en faveur des Espagnols, passés en quelques mois de l’abattement à l’euphorie, entre leur élimination au premier tour, face au Brésil (3-2), chez eux, à Lerida, en 1999, et leur triomphe en demi-finale face aux États-Unis (5-0), à Santander, ce week-end. Atouts espagnols Tout d’abord, Albert Costa, Alex Corretja et Juan Carlos Ferrero voudront enfoncer davantage le clou en démontrant fièrement qu’ils auraient dû être têtes de série à Wimbledon. Ensuite, ils pourraient jouer à Barcelone au palau de Montjuich, haut lieu des Jeux olympiques de 1992. D’autre part, ils continueront sur leur lancée après avoir joué tous leurs matches à la maison. Enfin, le torchon brûle de nouveau entre Mark Philippoussis, héros de la finale niçoise, et les autres Australiens. Tout ceci devrait valoir à l’Espagne d’ajouter son nom aux neuf pays qui ont déjà remporté la Coupe Davis depuis sa création, en 1900. Une consécration largement méritée, étant donné les brillants résultats des joueurs espagnols ces dernières années. Dans les matches de barrage du groupe mondial, quatre des huit pays qui appartenaient à l’élite en 1999 ont conservé leur rang. Il s’agit de la France, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas. Les meileures performances ont été accomplies par les Suisses, vainqueurs des très décevants Belarusses 5-0, et par les Belges, qui sont allés gagner 4-1 en Italie, grâce aux frères Olivier Rochus, révélation du dernier Wimbledon, et Christophe Rochus. Un résultat pas si étonnant que cela, le tennis belge ayant le vent en poupe alors que le tennis italien est déclinant. Évincée du groupe mondial par les Autrichiens l’année dernière, la Suède y retrouvera sa place après sa victoire 5-0 sur l’Inde, malgré l’absence de Magnus Norman et la défection de Thomas Enqvist pour blessure à la dernière minute. À ce groupe mondial, appartenait le Danemark il n’y a pas si longtemps. Il a pourtant été battu à domicile 2-3 (0-3 le samedi) par la Côte d’Ivoire dans le groupe II de la zone euro-africaine, ce qui permettra peut-être aux Ivoiriens de rejoindre l’Afrique du Sud dans le groupe I l’année prochaine. Il leur faudra pour cela battre la Croatie. Umag : Revoilà Marcelo Rios Le Chilien Marcelo Rios, tête de série n° 2, a remporté le tournoi de tennis d’Umag, épreuve de l’ATP tour dotée de 400 000 dollars, en battant en finale la tête de série n° 1, l’Argentin Mariano Puerta 7-6 (7/1), 4-6, 6-3. Il s’agit du grand retour de Rios, ancien numéro un mondial (en avril 1998), longtemps handicapé par une blessure à une cuisse. Le premier set a rappelé le match entre les deux joueurs à Hambourg (Allemagne) cette année, lorsque la victoire s’était décidée au jeu décisif. Les deux fois, Rios l’a emporté. Puerta a pourtant dominé au cours de la première partie de la première manche, menant 2-0, avant de perdre son service dans le sixième jeu. Jusqu’à la fin de ce premier set, Rios et Puerta ont remporté leur service, mais Rios se montrait supérieur dans le tie-break qu’il remportait 7/1. Le deuxième set était tout aussi équilibré jusqu’au neuvième jeu au cours duquel Puerta réussissait le break pour finalement gagner 6-4. La dernière manche et le gain du match revenaient à Marcelo Rios, plus solide et concentré (6-3). Remarquablement frais et rapide, il a remporté ses services et gagné deux de son adversaire. Le premier break a été réalisé au premier jeu (1-0) et le second, décisif, dans le neuvième alors que le score était de 5-3 en faveur de Rios. Kitzbuehel Voici par ailleurs les résultats du premier tour du tournoi de Kitzbuehel doté de 700 000 dollars : Emilio Alvarez (Esp) bat Markus Hipfl (Aut) 6-4, 1-0 (abandon de Hipfl sur blessure à la cheville) Paul-Henri Mathieu (Fra) bat Orlin Stanoychef (Bul) 7-6 (7-0), 6-1 Adrian Voinea (Rou) bat Thierry Guardiola (Fra) 7-6 (8-6), 6-4 Federico Luzzi (Ita) bat Guillermo Coria (Arg) 7-6 (7-4), 6-3 Fernando Gonzales (Chi) bat Clemens Trimmel (Aut) 4-6, 6-2, 6-0 Fernando Meligeni (Bré) bat Federico Browne (Arg) 6-4, 7-6 (7-1) Hernan Gumy (Arg) bat Andre Sa (Bré) 6-3, 6-4. Saint-Marin Enfin au tournoi de Saint-Marin, épreuve de l’ATP tour dotée de 350 000 dollars, disputée lundi sur les courts du tennis club de la petite République, enclavée en Italie, les résultats suivants ont été enregistrés : Tomas Zib (Tch) bat Olivier Malcor (Fra) 6-2, 5-7, 6-1 Attila Savolt (Hun) bat Marcelo Charpentier (Arg) 0-6, 6-4, 6-4 Tomas Behrend (All) bat Jens Knippschild (All) 6-4, 6-1 Julian Alonso (Esp) bat Galo Blanco (Esp/n° 7) 2-6, 6-1, 6-4.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tenante de la Coupe Davis, l’Australie n’aura pas la partie facile lors de la troisième finale qui l’opposera à l’Espagne, probablement à Barcelone, sans aucun doute sur terre battue, du 8 au 10 décembre. Lors des deux précédentes finales, les Espagnols avaient dû, en 1965 et 1967, accomplir un long voyage, bien plus éprouvant que de nos jours. Et le très grand talent de Manuel Santana et Manuel Orantes s’était perdu dans le gazon de Sydney et de Brisbane, l’Australie s’imposant les deux fois sur le score de 4-1. L’année dernière, la terre battue de Nice n’avait certes pas empêché les Australiens de remporter la finale contre une faible équipe de France. Reste qu’en décembre, tout jouera en faveur des Espagnols, passés en quelques mois de l’abattement à l’euphorie, entre leur élimination au...