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Actualités - Chronologie

Khatami candidat pour un deuxième mandat

Le président iranien Mohammed Khatami a déclaré hier pour la première fois qu’il se présenterait à l’élection présidentielle de 2001 et «entend fermement défendre ses réformes», a rapporté l’agence officielle Irna. «Je participe à l’élection et présenterai mes points de vue que je soumettrai au vote de la population», a souligné le chef de l’État lors d’une rencontre avec des directeurs des universités et des centres de recherches à Téhéran. Le mandat de quatre ans du président Khatami, élu le 23 mai 1997 avec 20 millions de voix (69 % des suffrages), arrive à son terme en mai 2001. Conformément à la Constitution iranienne, un président de la République ne peut briguer que deux mandats successifs. «Je me représente avec des projets de réformes encore plus élaborés», a souligné le chef de l’État, cité dans la soirée par la télévision. Le chef de l’État a affirmé que «la base de toutes les orientations politiques et économiques du pays doit être le vote du peuple». «C’est comme ça qu’on évite une dictature d’une minorité sur une majorité», a déclaré le président Khatami dont les réformes font actuellement l’objet d’une campagne politique avec les conservateurs. Ces derniers affirment que la révolution a eu lieu en Iran pour appliquer de vraies réformes inspirées de l’islam et du Coran. La déclaration du président Khatami au sujet de son intention de se représenter à l’élection présidentielle intervient alors que des rumeurs circulaient dans les milieux politiques à Téhéran ces derniers jours selon lesquelles le président «ne sera plus candidat en raison de très fortes pressions des milieux les plus conservateurs» du régime. Les «réformes en Iran» sont depuis une dizaine de jours le sujet favori des journaux conservateurs, de la radio et de la télévision (contrôlées par le courant conservateur). Cette campagne intervient après un discours récent du guide de la République Ali Khamenei dans lequel le numéro un du régime avait rejeté tout projet de réformes à l’occidentale dans le pays et accusé les États-Unis et la Grande-Bretagne de chercher un effondrement du régime islamique iranien. M. Khamenei avait affirmé notamment : «L’Iran n’est pas l’ex-URSS et le président Khatami ne sera pas Gorbatchev», dernier président soviétique avant l’effondrement de l’URSS. Toute réforme à l’occidentale en Iran, qu’inspireraient notamment Washington et Londres, sera «incompatible avec la République islamique», avait affirmé l’ayatollah Khamenei, en appelant le gouvernement de M. Khatami à «un accord sur la définition des réformes» à introduire dans le pays.
Le président iranien Mohammed Khatami a déclaré hier pour la première fois qu’il se présenterait à l’élection présidentielle de 2001 et «entend fermement défendre ses réformes», a rapporté l’agence officielle Irna. «Je participe à l’élection et présenterai mes points de vue que je soumettrai au vote de la population», a souligné le chef de l’État lors d’une rencontre avec des directeurs des universités et des centres de recherches à Téhéran. Le mandat de quatre ans du président Khatami, élu le 23 mai 1997 avec 20 millions de voix (69 % des suffrages), arrive à son terme en mai 2001. Conformément à la Constitution iranienne, un président de la République ne peut briguer que deux mandats successifs. «Je me représente avec des projets de réformes encore plus élaborés», a souligné le chef de...