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Actualités - Chronologie

Somalie Deux travailleurs humanitaires européens enlevés à Mogadiscio

Deux travailleurs humanitaires français et britannique de l’organisation Action contre la faim (ACF) ont été enlevés hier matin dans le sud de Mogadiscio par des hommes armés non identifiés, ont indiqué des sources concordantes. Le bureau d’ACF à Nairobi a confirmé l’enlèvement, le premier d’expatriés travaillant pour des ONG à survenir dans la capitale somalienne depuis la séquestration de dix employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, en 1998. ACF n’a fourni aucune précision. «Un Britannique et une Française ont été enlevés après que des hommes lourdement armés eurent cerné la résidence d’ACF et maîtrisé les gardes de sécurité», a assuré un garde de sécurité de la résidence de l’organisation humanitaire, qui a requis l’anonymat. La résidence d’ACF, l’une des rares ONG occidentales à maintenir en permanence des expatriés à Mogadiscio, est située dans le sud de la capitale somalienne, dans un secteur contrôlé par le chef de guerre Hussein Mohammed Aïdid. Mogadiscio est divisée entre plusieurs territoires contrôlés par des chefs de guerre rivaux. Hussein Aïdid a démenti toute implication dans cet enlèvement, affirmant qu’il s’agissait de «l’œuvre de hors-la-loi». «J’ai été informé par mes unités de sécurité que la Française et le Britannique sont retenus en otages dans une partie de Mogadiscio Sud contrôlée par Osman Hassan Ali Atto», un autre chef de guerre, a déclaré Aïdid. Il n’était pas établi, mercredi, si Atto ou des hommes sous son contrôle étaient responsables de cet enlèvement. Aïdid a demandé la libération inconditionnelle et immédiate des travailleurs humanitaires et assuré qu’il interviendrait personnellement aux négociations. Un employé français d’ACF a réussi à échapper aux ravisseurs en se cachant dans une pièce, a précisé le garde de sécurité. Il a été conduit en sûreté dans le nord de Mogadiscio, a-t-il ajouté. «L’attaque a été soigneusement planifiée et les ravisseurs connaissaient parfaitement la résidence», a précisé le garde, soulignant que «l’objectif était l’enlèvement car les hommes armés n’ont rien volé ni détruit». Ils sont arrivés à bord de deux camions pick-up équipés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes antiaériennes, selon lui. Cette information n’a pas été confirmée de source indépendante. Aucun détail n’a été rendu public sur l’identité et l’âge des personnes enlevées ni sur les motifs de cet acte. Les enlèvements de civils mais aussi de travailleurs expatriés sont monnaie courante en Somalie, privée de gouvernement central depuis près de 10 ans. La plupart sont motivés par des querelles avec des «hommes d’affaires» locaux. Les ONG, notamment, sont obligées de négocier avec des contractants somaliens pour leur transport, leurs véhicules et leur sécurité. Certains autres enlèvements sont purement des tentatives d’extorsion, certains clans ou factions y recourant pour forcer les organisations humanitaires à employer leurs membres. En 1994, des miliciens de Mogadiscio-Sud avaient retenu un Français avant de le relâcher au bout d’environ cinq mois. L’enlèvement de 21 étrangers, essentiellement français et américains, par les milices du défunt chef de guerre le général Mohammed Farah Hussein Aïdid, le père d’Hussein Aïdid, quand elles se sont emparées de Baidoa (sud) en septembre 1995, fut l’une des plus retentissantes prises d’otages de ces dernières années en Somalie. Ils avaient tous été relâchés au bout de quelques jours. Mardi, le siège d’ACF à Paris avait lancé un cri d’alarme pour les «oubliés» du sud de la Somalie, victimes selon l’organisation des aléas climatiques mais aussi de l’instabilité politique et des combats entre factions rivales de «chefs de guerre (qui) empêchent le déploiement d’une aide humanitaire efficace».
Deux travailleurs humanitaires français et britannique de l’organisation Action contre la faim (ACF) ont été enlevés hier matin dans le sud de Mogadiscio par des hommes armés non identifiés, ont indiqué des sources concordantes. Le bureau d’ACF à Nairobi a confirmé l’enlèvement, le premier d’expatriés travaillant pour des ONG à survenir dans la capitale somalienne depuis la séquestration de dix employés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, en 1998. ACF n’a fourni aucune précision. «Un Britannique et une Française ont été enlevés après que des hommes lourdement armés eurent cerné la résidence d’ACF et maîtrisé les gardes de sécurité», a assuré un garde de sécurité de la résidence de l’organisation humanitaire, qui a requis l’anonymat. La résidence d’ACF, l’une des rares ONG...