À trois jours de la reprise du championnat de France de football, samedi à Lescure face à Metz, les Girondins de Bordeaux cherchent à se rassurer après une intersaison troublée par l’affaire Sylvain Wiltord. L’attaquant international, désireux de quitter le club après son très bon Euro2000, a décidé de jouer l’Arlésienne, avant finalement de se présenter mardi après-midi au centre d’entraînement du Haillan. Si, mercredi matin, il a trottiné, avant de se rendre aux soins, rien ne filtre sur son avenir immédiat, même si Wiltord semble toujours décidé à obtenir un bon de sortie pour un grand d’Europe, peut-être les Londoniens d’Arsenal. Outre d’éventuelles conséquences sur l’ambiance au sein du groupe, le bras de fer entre Sylvain Wiltord et Jean-Louis Triaud, président du club, a contraint les Girondins à rester discrets sur le marché des transferts. Privés du pactole de la vente du fantasque buteur – on évalue sa valeur marchande à plus ou moins 100 millions de francs –, les champions de France 1999 n’ont pas pu se payer la vedette que le public attend. Quand on lui demande s’il compte sur de nouvelles arrivées dans les prochaines semaines, l’entraîneur Élie Baup répond : «C’est possible, mais il faut savoir comment va évoluer le cas Wiltord. Ensuite, on pourra voir ce qu’on fait. Pour le moment, il appartient au club». Pour compenser la perte de Johan Micoud et celle de plus en plus probable de Wiltord, les Girondins n’ont pour le moment engagé qu’un seul créateur, l’international belge Marc Wilmots, venu du club allemand de Schalke 04, qui aura fort à faire pour faire oublier ces deux artistes. Objectif Europe Les autres recrues, les défenseurs David Sommeil (Rennes) le Portugais Bruno Basto (Benfica Lisbonne) ainsi que le milieu de terrain russe Alexeï Smertine (Lokomotiv Moscou) ont encore tout à prouver. En dépit de ces flottements et d’une campagne de préparation mal engagée, avec en particulier une cinglante défaite 4 à 0 face à Lyon lors du tournoi Europe, les Girondins veulent voir dans leur victoire (4-2) à Glasgow face au Celtic, samedi dernier, un déclic, «un support pour continuer à travailler dans un bon état d’esprit», selon Élie Baup. Le milieu de terrain Sylvain Legwinski partage l’analyse de son «coach». «Le groupe a beaucoup souffert lors des matches amicaux où nous n’avons pas été très performants, mais depuis le match de Glasgow, on a enfin vu une vraie équipe de Bordeaux», affirme-t-il. «Il y a eu beaucoup de tâtonnements au début, pour deux raisons. D’abord le changement tactique (abandon du classique 4-4-2 pour une formule en 3-5-2 ou 5-3-2) que tous les joueurs doivent assimiler en trouvant leur nouveau rôle sur le terrain. Et ensuite l’intensité de la préparation, qui a fait que physiquement, c’était encore un peu juste. Mais à Glasgow, on a vu une équipe soudée qui avait envie de faire quelque chose», estime l’ancien Monégasque. Pour Élie Baup, aucune raison de limiter ses ambitions. «Quand on est à Bordeaux, l’objectif est toujours européen», assure-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À trois jours de la reprise du championnat de France de football, samedi à Lescure face à Metz, les Girondins de Bordeaux cherchent à se rassurer après une intersaison troublée par l’affaire Sylvain Wiltord. L’attaquant international, désireux de quitter le club après son très bon Euro2000, a décidé de jouer l’Arlésienne, avant finalement de se présenter mardi après-midi au centre d’entraînement du Haillan. Si, mercredi matin, il a trottiné, avant de se rendre aux soins, rien ne filtre sur son avenir immédiat, même si Wiltord semble toujours décidé à obtenir un bon de sortie pour un grand d’Europe, peut-être les Londoniens d’Arsenal. Outre d’éventuelles conséquences sur l’ambiance au sein du groupe, le bras de fer entre Sylvain Wiltord et Jean-Louis Triaud, président du club, a contraint les...