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Actualités - Chronologie

Le gouverneur du Texas attend son couronnement à Philadelphie

Le gouverneur républicain du Texas, George W. Bush, candidat à l’élection présidentielle américaine, s’est assuré sans accrocs majeurs l’investiture de son parti grâce à une équipe soudée, une redoutable machine électorale et un énorme trésor de guerre. Il attend maintenant son couronnement lors de la convention nationale du Parti républicain qui démarre le 31 juillet à Philadelphie (est). Depuis son fief à Austin, la capitale du Texas, Bush a orchestré une campagne ciblée, malgré quelques écarts de parcours, ralliant d’abord les conservateurs de son parti, avant de tendre la main aux modérés. «Nous entamons la phase finale d’un long marathon. Cela fait un an, plus d’un an, que je fais campagne et c’est long. J’ai une stratégie bien définie qui me mène jusqu’au mois de novembre. Nous n’avons rien changé», expliquait la semaine dernière le gouverneur dans une interview sur CNN. Présenté dès les débuts de la campagne présidentielle comme le favori de l’investiture républicaine, il a écarté très tôt certains de ses adversaires, de l’épouse de l’ancien candidat Bob Dole, Elizabeth Dole, à l’ancien vice-président des États-Unis, Dan Quayle, en passant par les candidats de la droite conservatrice, Gary Bauer et Alan Keyes. Mais c’était sans compter avec la campagne menée tambour battant par le sénateur républicain John McCain qui a donné bien du fil à retordre à Bush. George W. Bush a failli voir sa campagne sombrer début février dans le New Hampshire, à l’occasion des premières primaires, où il avait été battu par McCain. Il devait gagner ensuite en Caroline du Sud, avant de perdre à nouveau dans le Michigan et l’Arizona, semant un réel doute sur ses chances. La consécration de Bush est toutefois intervenue peu de temps après, lors du premier «super mardi» le 7 mars où il a distancé sans retour possible son concurrent, en amassant le nombre suffisant de délégués pour sa nomination. Depuis lors, le fils de l’ancien président George Bush a mené, de l’avis des observateurs, une campagne tactique efficace et a bénéficié d’un incontestable élan face à son rival démocrate, le vice-président Al Gore. Il s’appuie sur une équipe particulièrement soudée, formée d’un trio de fidèles, son stratège en chef, Karl Rove, sa directrice de la communication, Karen Hughes, et Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense de son père (dont il ferait son vice-président). Bush peut aussi compter sur son frère, Jeb, gouverneur de la Floride, et a appelé son neveu, George P. Bush, à la rescousse pour séduire la minorité hispanophone et les jeunes, sans oublier les parents George et Barbara Bush. En outre, il a battu tous les records de collecte de fonds, s’octroyant l’audace suprême de dédaigner les fonds fédéraux pour financer sa campagne. Selon les derniers chiffres officiels, Bush a récolté un total de 96 millions de dollars et en a dépensé 87,6 millions. Dans le même temps, son adversaire démocrate Al Gore a amassé 42 millions de dollars et disposerait de sept millions de dollars en banque. Bush a toutefois connu plusieurs accidents de parcours notables, dont une interview télévisée désastreuse en novembre dernier, où il n’avait pas su nommer les dirigeants du Pakistan, de l’Inde et de la Tchétchénie. Ou encore, au tout début de la campagne, en refusant de s’expliquer sur une consommation présumée de cocaïne pendant sa jeunesse.
Le gouverneur républicain du Texas, George W. Bush, candidat à l’élection présidentielle américaine, s’est assuré sans accrocs majeurs l’investiture de son parti grâce à une équipe soudée, une redoutable machine électorale et un énorme trésor de guerre. Il attend maintenant son couronnement lors de la convention nationale du Parti républicain qui démarre le 31 juillet à Philadelphie (est). Depuis son fief à Austin, la capitale du Texas, Bush a orchestré une campagne ciblée, malgré quelques écarts de parcours, ralliant d’abord les conservateurs de son parti, avant de tendre la main aux modérés. «Nous entamons la phase finale d’un long marathon. Cela fait un an, plus d’un an, que je fais campagne et c’est long. J’ai une stratégie bien définie qui me mène jusqu’au mois de novembre. Nous n’avons...