Plastique - Nizon, capitale du numérique Pop art à la mode bigoudène
le 05 juillet 2000 à 00h00
À Nizon, petit bourg breton de 300 âmes, les amateurs de pop art à la mode bigoudène, du Andy Warhol qui refuserait toute concession commerciale, ont décidé de fêter l’an 2000 en introduisant le numérique dans leur art. Créé il y a huit ans, le Hangar’t de Nizon, reprenant dans ses grandes lignes la technique du pop art, avait amené une vingtaine d’habitants du bourg – cultivateurs, commerçants, retraités et même gendarme – à faire revivre de vieilles photos de familles transformées en tableaux modernes. Huit années qui ont amené la production de quelque 200 tableaux, tous conservés à Nizon où ils sont exposés un peu partout, la règle étant que toutes les œuvres, dont beaucoup sont collectives, appartiennent à l’association et qu’aucune ne peut être vendue. Pour le fondateur du groupe, le journaliste Yves Quintel, l’histoire du Hangar’t est «avant tout une aventure humaine plus qu’artistique, une occasion, dans un village qui s’étiolait, de se retrouver, de faire des choses ensemble». Auteur de la préface du livre du Hangar’t, Paul Burel est plus direct dans sa définition: «C’est une jubilation ludique, créative et collective. Un formidable levain de convivialité et de solidarité entre les générations (...) un pied de nez à la mort, un hymne coloré à la vie». Et pour faire partager leur bonheur à ceux qui viennent régulièrement apprécier leur talent à l’occasion de l’an 2000, les pop artistes bigoudens ont décidé de se lancer, ou plutôt de lancer leurs visiteurs, dans le numérique. Tirage estampillé Les amateurs se verront confier un appareil photo numérique et auront trois quarts d’heure pour prendre le cliché de leur choix, à Nizon, personnage ou paysage, puis seront conviés à exploiter le cliché sur ordinateur, avec un logiciel de traitement facilement accessible, pour colorier leur image dont ils emporteront un tirage estampillé «Hangar’t 2000». Une exposition rétrospective des tableaux du Hangar’t et une exposition d’artistes invités sur «les dernières moissons» seront organisées toutes les fins de semaine de l’été, un peu partout dans le bourg, chez qui veut bien exposer chez lui ou devant chez lui. Enfin deux spectacles sont au programme : une évocation des «chiffonniers du Bon Dieu», une troupe de théâtre amateur créée à Nizon par des agriculteurs dans les années 50 pour évoquer la misère dénoncée par l’abbé Pierre et «la route du Hangar’t., l’aventure de sérigraphies embarquées sur des voiliers de compétition racontée par leurs auteurs et les skippers qui les ont prises à leur bord.
À Nizon, petit bourg breton de 300 âmes, les amateurs de pop art à la mode bigoudène, du Andy Warhol qui refuserait toute concession commerciale, ont décidé de fêter l’an 2000 en introduisant le numérique dans leur art. Créé il y a huit ans, le Hangar’t de Nizon, reprenant dans ses grandes lignes la technique du pop art, avait amené une vingtaine d’habitants du bourg – cultivateurs, commerçants, retraités et même gendarme – à faire revivre de vieilles photos de familles transformées en tableaux modernes. Huit années qui ont amené la production de quelque 200 tableaux, tous conservés à Nizon où ils sont exposés un peu partout, la règle étant que toutes les œuvres, dont beaucoup sont collectives, appartiennent à l’association et qu’aucune ne peut être vendue. Pour le fondateur du groupe, le...
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