C’est un jeune homme «bien sous tous rapports», qui nous revient pour une courte escale libanaise, toujours aussi séduisant, aussi clair, net et précis. Son sourire lumineux et sa voix légèrement enrouée n’ont pas changé. Jean Traboulsi s’est fait connaître et apprécier à travers sa passion du sport, qu’il s’est longtemps plu à partager avec les nombreux téléspectateurs. Puis il est parti respirer d’autres cieux, rejoindre d’autres lieux… l est parti au début des années 90 entamer une nouvelle carrière professionnelle, entamer une nouvelle vie. Jean Traboulsi, – Johnny – encore adolescent de cœur mais déjà père – a préféré alors retrouver le monde de la publicité, en passant bien évidemment par celui du sport qui demeure sa grande passion. Le sport avant toute chose, Jean en a fait le tour. Il l’a pratiqué, en a parlé, écrit, dès 1982, comme une passion à communiquer, lui donnant sa place légitime au Liban. «Le sport fait partie de la culture du XXe siècle, il déchaîne les foules, provoque des passions, des haines. Mais il n’avait jamais été bien exploité au Liban». Pour combler ce vide, Jean écrit durant quatre ans dans la revue Magazine, noircissant la rubrique sportive d’informations retenues et surtout de son amour pour tous les sports. Ses études en sciences politiques lui permettent également de rédiger des dossiers sur les sujets internationaux qui le touchent particulièrement, l’Afrique du Sud – l’apartheid – et l’Union soviétique. «Je voulais faire une carrière diplomatique, mais lorsque j’ai terminé mes études, il n’y avait plus de concours pour les Affaires étrangères. J’ai dû trouver autre chose». Il a trouvé autre chose, ou plutôt autre chose l’a trouvé, la télévision en l’occurrence. «Après le lancement de la LBC, en 1985, la nécessité de créer des émissions sportives s’est faite ressentir. J’ai été tenté par l’expérience». Sa première apparition aura lieu en direct, «pour un sport que je ne connaissais pas, l’“American Football”. Il m’a fallu trois jours de recherches pour le comprendre». Le visage de Jean et son dynamisme contagieux passent bien à l’écran. Après quelques événements ponctuels à commenter «sur le vif», il démarre la première émission sportive télévisée, Télé Sport. La télé et le sport Télé Sport sera coprésentée par Jean et Élie Saadé. Une heure hebdomadaire de sport, diffusée dimanche ou lundi soir. «J’ai beaucoup aimé cette expérience». Petit à petit, le duo introduit des retransmissions de grands événements du sport international ainsi que des séquences sportives ; « il était plus difficile d’intéresser les gens car il n’y avait pas alors de sport local». Et pourtant, le virus prend. Une heure par semaine ne suffit plus, une émission par semaine non plus. «Nous avons alors crée “Stade Dimanche” qui était en fait une rétrospective de la semaine sportive, puis “Turbo”, la première émission automobile au Liban». La C33 use également des charmes – francophones – de Jean, «j’y ai collaboré, pour le plaisir. J’aidais dans beaucoup de choses ; j’ai même fait quelques remplacements pour l’émission “Mosaïque”, diffusée sur la LBC»». Ce hobby que Jean pratique – en professionnel – ne l’empêche pas de démarrer une carrière-solo. En 1988, il rejoint une petite agence de publicité «Tonic», «ma première introduction dans ce monde», se marie avec Katia Assouad et part en lune de miel, «nous n’avons plus pu retourner à cause des événements». Le hasard faisant, dit-on, bien les choses, Jean est alors contacté par l’agence Leo Burnett «avec qui j’avais déjà collaboré en free-lance sur des documents sportifs pour les pays arabes». Jean et sa petite famille s’envolent pour Dubaï où une nouvelle expérience de vie les attend. De « Télé Sport » à la publicité, une ligne droite Les premières années, Jean Traboulsi s’occupera de sponsoring, relations publiques et promotions pour le compte de Philip Morris, avant de devenir Account Director en 1994 puis, deux ans plus tard, Group Account Director et, en 1997, directeur général du bureau Leo Burnett-Le Caire. «Je suis rentré à Dubaï deux ans plus tard pour ma famille et pour m’occuper de nouveaux projets». Lorsqu’on lui demande si la télévision lui manque, Jean sourit, un sourire qui laisse croire que c’est sans doute le sport qui lui manque le plus. Il a retrouvé la première à l’occasion de la soirée d’élection de Miss Liban 2000, diffusée en direct sur la LBC, «j’ai eu un léger trac au début et puis tout est revenu naturellement», et à l’occasion du «Car of the Year Award Ceremony» organisée à Dubaï et diffusée sur la LBC. «Je ne peux pas dire que je n’aime pas la télévision, mais si c’était vraiment important, j’aurais continué à le faire tout en travaillant». Dix ans plus tard, Johnny le jeune homme toujours-sérieux-et-toujours-très-aimable n’a pas pris une seule ride. Ses deux fils, Yann et Gino, parfait mélange de leurs parents et délicieux petits chefs d’œuvre, lui rappellent sans doute ce qu’il avait envie d’être, à leur âge, un grand sportif…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats C’est un jeune homme «bien sous tous rapports», qui nous revient pour une courte escale libanaise, toujours aussi séduisant, aussi clair, net et précis. Son sourire lumineux et sa voix légèrement enrouée n’ont pas changé. Jean Traboulsi s’est fait connaître et apprécier à travers sa passion du sport, qu’il s’est longtemps plu à partager avec les nombreux téléspectateurs. Puis il est parti respirer d’autres cieux, rejoindre d’autres lieux… l est parti au début des années 90 entamer une nouvelle carrière professionnelle, entamer une nouvelle vie. Jean Traboulsi, – Johnny – encore adolescent de cœur mais déjà père – a préféré alors retrouver le monde de la publicité, en passant bien évidemment par celui du sport qui demeure sa grande passion. Le sport avant toute chose, Jean en a fait le...