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Actualités - Chronologie

Ethiopie - Erythrée L'Onu se prépare à l'envoi d'une mission

Une mission des Nations unies a entamé hier soir une série de navettes entre l’Éthiopie et l’Érythrée pour préparer l’éventuel déploiement d’une force de maintien de la paix, encore à l’état de simple esquisse. Cette mission «de reconnaissance» à Addis-Abeba a été chargée de faire des recommandations au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan «sur un concept d’opérations pour une mission de maintien de la paix». Aucune date ni aucun effectif n’ont été fixés pour la mise en place de ces Casques bleus prévue dans l’accord de cessation des hostilités signé le 18 juin à Alger entre les deux pays en guerre depuis plus de deux ans. Leur mandat principal est de «superviser la cessation des hostilités», effective depuis la signature. La mission dirigée par le général australien Timothy Ford, ancien chef d’état-major de la force de l’Onu chargée de surveiller la trêve en Palestine (ONUST), doit s’entretenir pendant deux jours à Addis-Abeba avec les responsables des ministères de la Défense et des Affaires étrangères avant de rencontrer les ambassadeurs des États-Unis et des pays de l’Union européenne, selon un responsable du gouvernement. Les experts dans les domaines militaire, juridique et humanitaire qui la composent doivent s’envoler ensuite pour Asmara, où ils devraient rester quatre jours. Ils reviendront ensuite en Éthiopie pour cinq jours et visiteront les fronts, qu’ils survoleront par avion. Les envoyés de l’Onu devront notamment déterminer les emplacements des postes de commandement et de surveillance, et des observateurs, ont précisé des diplomates occidentaux à Addis-Abeba. Ils devront évaluer la logistique nécessaire à cette opération de maintien de la paix. L’accord d’Alger prévoit le déploiement d’une force des Nations unies dans une «zone de sécurité» située sur une bande de 25 km en territoire érythréen, le long de la frontière. Selon des diplomates à l’Onu, l’opération pourrait comprendre entre 2 000 et 4 000 soldats. «Il est trop tôt pour évoquer des chiffres», a cependant estimé le responsable d’Addis-Abeba. Le guerre, déclenchée en mai 1998 pour un litige frontalier, a fait des dizaines de milliers de morts et selon l’Onu, 1,2 million de déplacés. Le 12 mai, les forces éthiopiennes avaient lancé une grande offensive qui leur avait permis de progresser en territoire érythréen, jusqu’à moins de 100 km d’Asmara. Ayant retiré son armée du sud-ouest érythréen, Addis-Abeba a annoncé qu’elle ne replierait ses troupes sur les fronts central et oriental qu’après l’arrivée des Casques bleus. Mais dix-sept jours après la signature de l’accord d’Alger, leur éventuel déploiement demeure très lointain. Sur la base du rapport de l’actuelle mission de reconnaissance, et après avoir consulté les deux parties et l’Organisation de l’unité africaine (OUA), M. Annan fera des recommandations au Conseil de sécurité fin juillet. Le secrétaire général a indiqué qu’il avait en outre l’intention de dépêcher à Asmara et à Addis-Abeba des officiers de liaison pour aider à planifier l’opération. Si le Conseil de sécurité donne son accord et si les parties coopèrent, ces officiers de liaison seront suivis «dans les prochaines semaines» par des observateurs militaires au nombre maximum de 100, a précisé M. Annan depuis New York.
Une mission des Nations unies a entamé hier soir une série de navettes entre l’Éthiopie et l’Érythrée pour préparer l’éventuel déploiement d’une force de maintien de la paix, encore à l’état de simple esquisse. Cette mission «de reconnaissance» à Addis-Abeba a été chargée de faire des recommandations au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan «sur un concept d’opérations pour une mission de maintien de la paix». Aucune date ni aucun effectif n’ont été fixés pour la mise en place de ces Casques bleus prévue dans l’accord de cessation des hostilités signé le 18 juin à Alger entre les deux pays en guerre depuis plus de deux ans. Leur mandat principal est de «superviser la cessation des hostilités», effective depuis la signature. La mission dirigée par le général australien Timothy Ford,...