Les chefs d’État et de gouvernement des principaux pays industrialisés de la planète ont salué la détermination et la «clarté de pensée» du président russe Vladimir Poutine, qui participait à Okinawa à son premier sommet du G8. Les leaders du G8 ont apprécié le diagnostic «sans complaisance» de la situation en Russie dressé devant eux par M. Poutine, dont la retenue tranchait sur les prestations de son prédécesseur Boris Eltsine. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a noté que M. Poutine avait «reçu le soutien sans réserve de tous pour sa politique de réforme intérieure, de restauration de l’État de droit». «J’ai trouvé cela tout à fait remarquable», a dit le chef du gouvernement allemand, en estimant qu’Okinawa avait marqué «une pleine intégration de la Russie» au G8. Pour Tony Blair, M. Poutine «a fait un très bon départ au G8 parce qu’il nous a bien décrit ce qui se passe en Russie, en expliquant les changements en cours là-bas». Et le Premier ministre britannique a relevé «un large degré de convergence» sur la collaboration entre le G7 et la Russie notamment dans les régions les plus pauvres du monde et spécialement l’Afrique. Le Premier ministre canadien Jean Chrétien s’est dit «très impressionné» par la prestation de M. Poutine : «il s’exprime avec beaucoup de clarté et, s’il parle à voix basse, c’est avec beaucoup de fermeté». M. Chrétien a aussi relevé que le président russe était prêt «à répondre aux questions, quelles qu’elles soient», sans se cantonner à une réponse préparée par ses conseillers. Même le président français Jacques Chirac y a été de son mot aimable alors que les relations franco-russes viennent de traverser une mauvaise passe. «Nous avons eu le sentiment que la détermination de M. Poutine à ce que toutes les réformes soient réalisées était très grande», a dit M. Chirac, pourtant seul dirigeant à ne pas avoir eu de rencontre bilatérale avec M. Poutine. Mais les deux présidents devraient se voir en octobre en France. Seul accroc, le communiqué final de la réunion ne mentionne en aucune façon la Russie, alors que plusieurs participants souhaitaient y faire figurer explicitement un message de soutien aux réformes. Selon des sources proches des discussions, la référence à la Russie a été retirée à la requête de Moscou. Evoquer un soutien aux réformes sans écouter la demande russe d’un allègement de la dette héritée de l’ex-URSS serait pour les Russes faire preuve d’hypocrisie. En outre, la Russie voulant devenir un membre à part entière du G8, elle estime que sa situation économique devrait être examinée sur le même plan que celle des autres membres du «club», a-t-on expliqué.
Les chefs d’État et de gouvernement des principaux pays industrialisés de la planète ont salué la détermination et la «clarté de pensée» du président russe Vladimir Poutine, qui participait à Okinawa à son premier sommet du G8. Les leaders du G8 ont apprécié le diagnostic «sans complaisance» de la situation en Russie dressé devant eux par M. Poutine, dont la retenue tranchait sur les prestations de son prédécesseur Boris Eltsine. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a noté que M. Poutine avait «reçu le soutien sans réserve de tous pour sa politique de réforme intérieure, de restauration de l’État de droit». «J’ai trouvé cela tout à fait remarquable», a dit le chef du gouvernement allemand, en estimant qu’Okinawa avait marqué «une pleine intégration de la Russie» au G8. Pour Tony Blair, M....
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