«Concert: Carlos Kleiber dirige Brahms». Réalisation: Horant H. Hohlfeld Le grand chef d’orchestre Carlos Kleiber dirige la dernière symphonie de Brahms, la symphonie n°4. Ennemi de la routine, exigeant, rigoureux, Carlos Kleiber (né en 1930) fuit le vedettariat, et ses apparitions sont rares. Cela fait plusieurs années qu’il refuse de se lier à un seul ensemble, préférant s’associer aux plus illustres orchestres en tant que «chef invité». Kleiber dirige ici l’Orchestre d’État de Bavière (Munich) dans la Symphonie n°4 en mi bémol op 98 de Johannes Brahms. Ce document est une occasion unique de redécouvrir le grand chef, dans un concert enregistré en 1996 au Herkulessaal, ancienne salle du trône de la Résidence royale, à Munich. Diffusion mercredi à 22h30 sur le Canal 9 «Les fourberies de Scapin». Comédie en trois actes de Molière, mise en scène de Jean-Louis Benoît Profitant de l’absence de son père, le très autoritaire Géronte, Octave s’est marié sans son consentement. Quant à son ami Léandre, fils d’un vieux barbon avare, il lui faut trouver une coquette somme pour délivrer celle qu’il aime. Prince des fourbes, le valet Scapin s’entremet toujours prompt à échaffauder d’habiles stratagèmes. Dans le rôle-titre, Philippe Torreton, à l’affiche du très attendu Henry V également mis en scène par J-L Benoît, impressionne par son charisme et la grande maîtrise de son jeu. Brillant, drôle et enlevé, le spectacle ne souffre guère du passage au petit écran. Diffusion jeudi à 21h00 sur le Canal 9 «Les lumières du music-hall: Fernandel». Comédien couvert d’or par ses innombrables succès, ayant tâté incidemment de la mise en scène «Simplet», «Adrien» et de la production en collaboration avec son copain Jean Gabin, Fernandel est devenu un des personnages mythiques du cinéma français. Venu du music-hall, il débute sur les planches dès l’âge de cinq ans, aux côtés de son père, dans sa Marseille natale. Son physique ingrat s’adapte parfaitement aux personnages un peu bébêtes qu’on lui fait tenir à l’écran. Il chante et fait triompher des airs d’opérette Ignace, Barnab, Nono et Nana... Mais c’est surtout, de cette époque, Fernandel transfiguré par Pagnol dont on se souviendra. Il est resté humblement attaché à sa terre natale, à la simple et chaude atmosphère provençale. Le secret de la longévité de sa carrière tient à cette simplicité même à cet art dont parle Marcel Pagnol qu’il possédait au plus haut degré «faire rire des êtres qui ont tant de raisons de pleurer».
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