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Actualités - Chronologie

Egypte Quatre nouvelles arrestations dans l'affaire du centre des droits de l'homme

Les autorités égyptiennes ont arrêté hier quatre employés du centre Ibn Khaldoun pour les droits de l’homme, deux jours après l’interpellation de son directeur, Saad Eddine Ibrahim, confronté lundi à de nouvelles accusations, a-t-on appris auprès du parquet de la Sûreté d’État. Le parquet a accusé M. Ibrahim d’«escroquerie internationale» et de «propagande susceptible de déstabiliser la sécurité et de porter atteinte aux intérêts du pays». Il est également accusé d’avoir «obtenu des fonds de parties étrangères en infraction à l’ordre militaire de 1992 interdisant de bénéficier d’un appui financier extérieur sans autorisation des autorités concernées», a-t-on ajouté de même source. Les autorités ont par ailleurs arrêté quatre employés du centre actuellement interrogés dans le cadre de l’enquête. Il s’agit du coordinateur d’un projet sur l’éducation sur les droits civiques des citoyens, financé par l’UE, Khaled Fayyad, et de trois employés en informatique : Aymane Khalifa, Zeinab Gomaa et Mamdouh Mamdouh Mansour. Le parquet a également lancé un mandat d’arrêt contre quatre autres collaborateurs de M. Ibrahim, a-t-on appris auprès du parquet. Lors de l’interrogatoire, M. Ibrahim a nié tout lien avec quelque «10 000 fausses cartes d’électeurs trouvées par la police dans les locaux du centre Ibn Khaldoun», a-t-on indiqué de même source. Le parquet l’accuse d’avoir «donné des instructions aux chercheurs du centre pour enregister de faux noms d’électeurs sur ces cartes contre la somme de 300 LE (90 dollars) pour chaque chercheur». Il lui reproche également d’avoir commis une «escroquerie internationale» en détournant «une somme d’environ 50 000 LE (14 300 dollars versée par) l’Union européenne» (UE) dans le cadre d’un programme d’éducation sur les droits civiques, financé par l’UE. Les autorités l’accusent également d’avoir estimé à 20 000 dollars le coût d’un documentaire sur les élections, financé par l’UE, «alors que les frais véritables ne dépassaient pas 25 % de la somme demandée». L’accusé a affirmé au parquet que l’UE «contrôle minutieusement toutes les dépenses concernant les fonds qu’elle lui attribuait», a-ton ajouté de même source. Ces nouvelles charges s’ajoutent aux accusations portées contre M. Ibrahim lors de son arrestation vendredi soir. Il avait été accusé d’avoir «obtenu des fonds pour rédiger des rapports sur la situation interne en Égypte et dans plusieurs pays arabes, dont le Maroc et la Tunisie, destinés à des pays étrangers». Le parquet avait décidé samedi de maintenir M. Ibrahim et la comptable du centre, Nadia Abdel Nour, une Soudanaise, en garde à vue pendant quinze jours «pour les besoins de l’enquête». M. Ibrahim est passible de quinze ans de prison s’il est reconnu coupable des accusations portées contre lui.
Les autorités égyptiennes ont arrêté hier quatre employés du centre Ibn Khaldoun pour les droits de l’homme, deux jours après l’interpellation de son directeur, Saad Eddine Ibrahim, confronté lundi à de nouvelles accusations, a-t-on appris auprès du parquet de la Sûreté d’État. Le parquet a accusé M. Ibrahim d’«escroquerie internationale» et de «propagande susceptible de déstabiliser la sécurité et de porter atteinte aux intérêts du pays». Il est également accusé d’avoir «obtenu des fonds de parties étrangères en infraction à l’ordre militaire de 1992 interdisant de bénéficier d’un appui financier extérieur sans autorisation des autorités concernées», a-t-on ajouté de même source. Les autorités ont par ailleurs arrêté quatre employés du centre actuellement interrogés dans le cadre de...