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Actualités - Chronologie

Sida, génome, OGM et sécurité alimentaire au menu des discussions

Le sida, les OGM assortis du débat sur l’information des consommateurs et la sécurité alimentaire, ainsi que la guerre des brevets autour du génome humain devraient être évoqués au sommet du G8. Le Conseil de sécurité de l’Onu a voté lundi une résolution qui tente d’enrayer la propagation du sida, en recommandant la mise en place de tests de dépistages volontaires et confidentiels pour tous les soldats engagés dans des opérations de maintien de la paix (voir page 19). Les 15 membres du Conseil ont voté à l’unanimité cette résolution qui est la première jamais adoptée sur une question de santé. Le sida, qualifié de «problème no1», auquel est confronté le monde, par l’ambassadeur américain à l’Onu Richard Holbrooke, est également devenu aux yeux des Américains un «enjeu de sécurité nationale» et militaire. La maladie a déjà tué plus de 18 millions de personnes depuis son apparition il y a près de 20 ans et seulement 5 % des quelque 34 millions de personnes actuellement porteuses du virus du sida peuvent s’offrir les traitements. Difficile aussi, pour Washington, confronté en politique interne à sa minorité noire, de rester ouvertement inactif devant ce fléau qui ravage l’Afrique, estime-t-on à Paris. Le président français Jacques Chirac souhaite en tout cas le soutien du G8 pour étendre l’accès aux nouveaux traitements antisida «aux peuples qui en ont le besoin le plus criant, en Afrique, en Asie et dans le reste du monde». Le volet santé du sommet contient également d’autres épidémies qui sévissent avant tout dans des pays en développement, le paludisme et la tuberculose, dont la propagation est favorisée par celle du sida. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la tuberculose tue quelque deux millions de personnes par an. Comme le sida, elle frappe plus souvent les pauvres : 98 % de ces décès et 95 % des huit millions de nouveaux cas recensés chaque année le sont dans des pays en développement. Un tiers des habitants de la planète – deux milliards de personnes – sont porteurs du bacille mais habituellement seulement 10 % d’entre eux développent la maladie. Chaque année, le paludisme infeste entre 270 à 480 millions de personnes en Afrique et en tue 2,7 millions, selon l’OMS. La question de la sécurité alimentaire devrait permettre d’aborder celle des organismes génétiquement modifiés (OGM). Si le consensus en faveur d’une sécurité maximale de ces produits semble acquis, les points d’achoppement notamment avec les États-Unis, portent sur la nécessité d’informer le consommateur par un étiquetage lui indiquant clairement la présence d’OGM dans son assiette. Autre précaution préconisée en Europe, notamment en France, la mise en place d’une «traçabilité» des OGM autorisés afin de pouvoir remonter toute la chaîne de fabrication en cas d’éventuel problème. Sur les OGM, la France est très proche de la position de l’Allemagne, même si cette dernière souhaite rediscuter la directive européenne 90 220 à ce sujet afin de pouvoir mettre des OGM sur le marché, indique-t-on de source gouvernementale française. «Aucun OGM n’a été autorisé en Europe depuis 1998», souligne-t-on au ministère français de la Recherche. Sur le génome humain, au-delà des déclarations de principe contre le clonage d’êtres humains en série, le G8 devrait être confronté à la guerre des brevets où s’affrontent deux concepts. Celui des Américains, considéré en Europe comme «laxiste», qui recouvre la notion de nouveauté et d’utilité, alors que l’Union européenne réclame la démonstration que le produit peut exister et marcher, notions qui se traduisent en jargon par l’évidence et l’applicabilité.
Le sida, les OGM assortis du débat sur l’information des consommateurs et la sécurité alimentaire, ainsi que la guerre des brevets autour du génome humain devraient être évoqués au sommet du G8. Le Conseil de sécurité de l’Onu a voté lundi une résolution qui tente d’enrayer la propagation du sida, en recommandant la mise en place de tests de dépistages volontaires et confidentiels pour tous les soldats engagés dans des opérations de maintien de la paix (voir page 19). Les 15 membres du Conseil ont voté à l’unanimité cette résolution qui est la première jamais adoptée sur une question de santé. Le sida, qualifié de «problème no1», auquel est confronté le monde, par l’ambassadeur américain à l’Onu Richard Holbrooke, est également devenu aux yeux des Américains un «enjeu de sécurité nationale»...