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Actualités - Chronologie

Le souci des peuples à l'heure de la mondialisation

Pour conforter sa légitimité et répondre aux inquiétudes suscitées par la mondialisation, le G8 veut faire de son sommet annuel à Okinawa un événement en prise avec les préoccupations concrètes des habitants de la planète. Dans un chapitre intitulé «Une plus grande tranquillité d’esprit», les «sherpas», conseillers personnels des chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés et la Russie, ont rassemblé les sujets dits «globaux» affectant la vie quotidienne des peuples : la sécurité alimentaire, le vieillissement de la population (dans les pays riches), l’environnement, l’avenir ouvert par le décryptage du génome humain. Le chapitre économique, baptisé «Une plus grande prospérité», s’efforce aussi de coller au terrain : le thème dominant du 25e sommet sera la révolution des technologies de l’information, et comment éviter que ne s’établisse une «fracture numérique» entre les «câblés» et les autres, individus, classes sociales, régions et pays. Le sujet classique du développement a été réorienté sur la lutte contre les grandes pandémies, sida, paludisme ou tuberculose. Cette réunion du club des Sept, auquel la Russie a été admise plus récemment, une initiative vieille d’un quart de siècle, souffre d’un problème d’adaptation, commente un diplomate européen du G8 : «En quoi les décisions qui y sont prises concernent-elles les gens sur la planète et en quoi sont-elles légitimes ?». D’où la volonté cette année d’être «le moins abstrait possible et de toucher à la vie des gens», ajoute-t-il. Tout en déployant un dispositif massif de sécurité, impliquant 20 000 policiers, le Japon veut gérer en douceur les foules protestataires dont les manifestations troublent systématiquement, depuis l’échec de la conférence de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle, les réunions des instances internationales. Incidemment, le G8 pourrait d’ailleurs appeler depuis Okinawa au lancement rapide d’un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales afin de surmonter l’échec de Seattle. Pour des raisons de politique intérieure, le gouvernement japonais a choisi d’organiser le sommet pour la première fois hors de la capitale, avec ce résultat paradoxal de se trouver en terrain fertile aux manifestations, une rareté au Japon. La population d’Okinawa supporte en effet de plus en plus mal les nuisances diverses créées par d’énormes bases militaires américaines, une présence héritée de l’occupation puis de la guerre froide. Un «centre des Organismes non-gouvernementaux», mis en place par le ministère des Affaires étrangères, fonctionnera du 20 au 24 juillet à Nago City, la municipalité qui accueille le sommet. «L’objectif est de permettre aux ONG d’écouter nos comptes-rendus et de donner leurs conférences de presse», précise Ryuichiro Yamazaki, porte-parole du ministère. Avec la même intention d’en conforter une légitimité contestée, le Japon a souhaité faire une place au monde en développement dans le déroulement du sommet.
Pour conforter sa légitimité et répondre aux inquiétudes suscitées par la mondialisation, le G8 veut faire de son sommet annuel à Okinawa un événement en prise avec les préoccupations concrètes des habitants de la planète. Dans un chapitre intitulé «Une plus grande tranquillité d’esprit», les «sherpas», conseillers personnels des chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés et la Russie, ont rassemblé les sujets dits «globaux» affectant la vie quotidienne des peuples : la sécurité alimentaire, le vieillissement de la population (dans les pays riches), l’environnement, l’avenir ouvert par le décryptage du génome humain. Le chapitre économique, baptisé «Une plus grande prospérité», s’efforce aussi de coller au terrain : le thème dominant du 25e sommet sera la révolution...