Comme chaque année, depuis un certain temps déjà, le club d’art dramatique du collège Notre-Dame de Jamhour, sous la houlette de Victor Hachem, professeur de lettres en 1re et en terminale, une vingtaine d’élèves de ces deux classes (ce n’était pas facile à gérer, avoue le metteur en scène), ont entrepris de jouer le vendredi 30 juin et le samedi 1er juillet, devant un public de parents, d’amis, d’élèves et de professeurs , une pièce pas commode du tout, mais toute pétillante d’ironie cinglante et lourde de vérité : Le Revizor. Devant ce chef-d’œuvre de Gogol, le public charmé ne savait s’il fallait rire franchement ou grincer des dents tant la pièce tient à la fois de la farce la plus débridée et de la tragédie la plus amère ! L’impression produite était tellement favorable que, lors de la présentation finale des acteurs, le public les a ovationnés sincèrement et chaleureusement. Ils le méritaient bien car ils avaient su nouer avec le public cette complicité scène-salle, sans laquelle, le texte, si beau soit-il, ne saurait passer. En effet, par un ton le plus souvent juste, une mimique des plus expressives, des gestes – parfois outrés, il est vrai – ces jeunes potaches, métamorphosés pour un soir en personnages, ont su recréer l’ambiance fastueuse, chatoyante, élégante mais trompeuse de l’ancienne capitale des tzars : Saint-Pétersbourg. Ils ont surtout communiqué au public cette atmosphère de corruption qui y régnait à tous les niveaux. Quelquefois, oubliant qu’il s’agissait de Pétersbourg, on avait l’impression du déjà-vu. D’ailleurs, en début de représentation, trois pancartes brandies par les acteurs n’avertissaient-elles pas perfidement que «toute ressemblance avec des personnages ou des événements actuels était tout à fait fortuite» ? Il fallait le dire…
Comme chaque année, depuis un certain temps déjà, le club d’art dramatique du collège Notre-Dame de Jamhour, sous la houlette de Victor Hachem, professeur de lettres en 1re et en terminale, une vingtaine d’élèves de ces deux classes (ce n’était pas facile à gérer, avoue le metteur en scène), ont entrepris de jouer le vendredi 30 juin et le samedi 1er juillet, devant un public de parents, d’amis, d’élèves et de professeurs , une pièce pas commode du tout, mais toute pétillante d’ironie cinglante et lourde de vérité : Le Revizor. Devant ce chef-d’œuvre de Gogol, le public charmé ne savait s’il fallait rire franchement ou grincer des dents tant la pièce tient à la fois de la farce la plus débridée et de la tragédie la plus amère ! L’impression produite était tellement favorable que, lors de la...
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