Contraception Une pilule masculine dans les dix ans
le 18 juillet 2000 à 00h00
Les premiers tests d’une pilule contraceptive masculine se sont révélés concluants à 100 %, ouvrant la voie à une mise sur le marché dans les dix prochaines années, a annoncé un scientifique de l’Université d’Édimbourg (Écosse). Richard Anderson, un des chercheurs responsables de cette étude, a estimé que ces résultats pouvaient inciter à un grand optimisme quant à la commercialisation de cette pilule rendant temporairement stériles les hommes. «Nous avons conduit ces recherches en particulier à Édimbourg et Shanghaï et, même en ne portant que sur un nombre relativement réduit de sujets masculins, elles apparaissent être très conséquentes vu que chez tous ces hommes le nombre de spermatozoïdes tombe à zéro», a expliqué le Dr Anderson. Les tests ont été conduits sur des échantillons de population masculine, dans différents pays du monde, dont la Grande-Bretagne «en collaboration avec Organon», une entreprise pharmaceutique néerlandaise, a-t-il expliqué. Les scientifiques d’Édimbourg sont les premiers à avoir révélé les résultats de leurs recherches menées sur un échantillon de trente hommes. «L’étape suivante consiste vraiment à ce qu’une des firmes pharmaceutiques prenne le relais», a-t-il ajouté. Il a estimé que la mise sur le marché leur prendrait «quelques années, entre cinq et dix ans». Selon Richard Anderson, les sujets des tests n’ont pratiquement pas constaté d’effets secondaires. «Le seul point notable est que les hommes semblent grossir d’environ un kilo. C’est arrivé à certains et pas à d’autres. Cela n’a posé de problème à personne». L’Église d’Écosse, par la voix d’un porte-parole, a estimé que les conséquences de l’arrivée de la pilule masculine seraient désastreuses : «Toutes les formes de contraceptions sont mauvaises - une pilule masculine serait aussi mauvaise qu’une pilule féminine».
Les premiers tests d’une pilule contraceptive masculine se sont révélés concluants à 100 %, ouvrant la voie à une mise sur le marché dans les dix prochaines années, a annoncé un scientifique de l’Université d’Édimbourg (Écosse). Richard Anderson, un des chercheurs responsables de cette étude, a estimé que ces résultats pouvaient inciter à un grand optimisme quant à la commercialisation de cette pilule rendant temporairement stériles les hommes. «Nous avons conduit ces recherches en particulier à Édimbourg et Shanghaï et, même en ne portant que sur un nombre relativement réduit de sujets masculins, elles apparaissent être très conséquentes vu que chez tous ces hommes le nombre de spermatozoïdes tombe à zéro», a expliqué le Dr Anderson. Les tests ont été conduits sur des échantillons de population...
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