Le dollar n’a pas subi de modifications en ce début de semaine, à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’éléments nouveaux susceptibles de stimuler les initiatives à l’encontre ou en faveur de la livre libanaise. Ainsi, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû achever la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la réticence du marché aussi bien à l’offre qu’à la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier tout près du haut de la fourchette de la BDL et en dehors d’elle, entre 1 512,00 et 1 513,00 LL, sans aucun changement par rapport à la fin de la semaine dernière, dans un volume d’affaires toujours mince ne dépassant pas quelque sept millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, à en croire les milieux cambistes. Dollar soutenu à l’étranger À l’étranger, le dollar a poursuivi sur sa lancée de la fin de la semaine dernière sur les marchés des changes internationaux, soutenu par un nouvel accès de faiblesse du yen et de l’euro. D’un côté, le yen a été un peu ébranlé hier après la décision de la Banque du Japon de laisser sa politique monétaire inchangée, bien que le marché ait largement pris en compte ce maintien des taux japonais en l’état au lendemain de l’annonce de la faillite la semaine dernière de la grande société de supermarchés Sogo, faisant craindre des banqueroutes en chaîne dans les secteurs très fragiles de la distribution et de la construction. Le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, avait pourtant laissé entendre à plusieurs reprises ces dernières semaines qu’il voulait abandonner la politique de taux zéro, étant donné les signes de reprise économique au Japon. Mais selon les analystes, l’institut d’émission japonais a changé d’avis après l’annonce de la faillite de Sogo, craignant que cela puisse «affecter l’évolution des marchés et le moral des entrepreneurs», selon le communiqué de la Banque du Japon. Et d’ajouter que certains de ses membres ont estimé qu’avant de lever la politique de taux zéro, «il était souhaitable de juger de la fermeté des conditions économiques y compris sur le plan de l’emploi et des revenus des ménages». D’un autre côté, l’euro a continué à être sous pression face au dollar. Celui-ci a été soutenu hier par les bons chiffres sur les stocks des entreprises américaines qui ont augmenté de 0,8 % en mai contre 0,5 % en avril ainsi que les ventes de ces stocks qui ont progressé de 1 % contre une baisse de 0,6 % pendant la même période, prouvant que la croissance aux États-Unis reste vive. Cela d’autant que les chiffres américains sur les ventes de détail et les prix à la production publiés la semaine dernière confirmaient la bonne santé de l’économie américaine. De plus, les opérateurs ont été également sensibles à l’annonce par le Fonds monétaire international (FMI), dans une étude rendue publique hier, qu’une hausse modeste des taux d’intérêt européens serait nécessaire si l’euro reste faible comme le prévoient les marchés financiers. «En prenant en compte les actuelles prévisions de croissance dans la zone euro, une nouvelle et modeste hausse des taux européens pourrait être nécessaire si la monnaie unique reste faible comme le prévoient les marchés financiers», a souligné cette étude. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar a été bien entouré hier, alors que le marché attendait les chiffres sur l’inflation américaine le mois dernier devant paraître aujourd’hui ainsi que les déclarations du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, après-demain. Il s’est négocié ainsi à New York sur un ton généralement soutenu face aux autres grandes monnaies comme suit : – 0,9355 pour un euro contre 0,9380, vendredi dernier – 1,4940 pour un sterling contre 1,5005 – 2,0905 DM contre 2,0850 – 7,0115 FF contre 6,9930 – 1,6565 FS contre 1,6510 – 2 069,75 lires contre 2 064,25 – 108,50 yens contre 108,10. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier, la baisse des actions A de Solidere ayant compensé la hausse des actions B de la même société, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 63,23 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a affiché 139,49 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché étriqué mais qui a été étoffé par une application hors-Bourse de 120 030 actions de la société Lebanon Holdings, portant le nombre des actions négociées à 138 226 d’une valeur globale de 825 257 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, les marchés américains étaient timidement orientés à la hausse, après avoir démarré sur une note incertaine, dans l’attente cette semaine d’une nouvelle vague de résultats de sociétés qui devraient dicter la tendance. À cet égard, les nouvelles d’hier ont été généralement bonnes pour les investisseurs, mais pas assez suffisantes pour stimuler le marché. À cet égard, l’annonce de résultats trimestriels de la Bank of America conformes aux prévisions a laissé l’ensemble du secteur partagé. Il en est de même du grand fabricant américain de papier Georgia-Pacific et de l’équipementier automobile Delphi Automotive qui ont annoncé des résultats trimestriels en hausse sans pour autant soutenir leurs secteurs respectifs. Certes, les intervenants ont préféré rester prudents avant la publication aujourd’hui de l’indice américain des prix à la consommations en juin. Cela d’autant que certains analystes ont dit tabler sur une hausse de 0,4 % de cet indice après une progression de 0,1 % en mai. Hors énergie et alimentation, ils ont dit s’attendre à une augmentation de 0,2 % comme le mois précédent. Par ailleurs, les professionnels attendent aussi l’allocution semestrielle sur l’économie américaine et la politique monétaire du président de la Fed, Alan Greenspan, après-demain devant le Congrès. Dans cette attente, l’indice Nasdaq est parvenu à frôler le seuil des 4 300 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 749,47 points et un plus haut à 10 847,40 points, avant d’afficher en préclôture 10 837,10 points, en hausse de 24,35 points sur vendredi dernier, dans un marché très volatil. Hausse des Bourses européennes La semaine a bien débuté sur les marchés d’actions européens qui ont terminé pour la plupart sur des gains appréciables, grâce à l’avance marquée par des valeurs des télécoms et autres technologiques, après la bonne tenue affichée en fin de semaine à Wall Street. Toutefois, leur progression s’est trouvée freinée par les replis accusés par le marché américain en ouverture où l’attente des statistiques économiques cette semaine et des résultats trimestriels de sociétés a incité les investisseurs à la prudence. À la clôture de la plupart des marchés en Europe, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un gain de 8,76 points, soit 0,53 %, à 1 653,44, tandis que l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a progressé de 30,92 points, soit 0,58 %, à 5 350,98. Tandis que Francfort, où les transactions se poursuivaient jusqu’en début de soirée, gagnait 0,96 %, les Bourses de Londres et de Paris ont terminé sur des hausses de 0,77 % et 0,74 %, tandis qu’Amsterdam gagnait 0,25 %, Bruxelles 0,24 % et Milan 0,11. En revanche, Madrid a perdu 0,49 % et Zurich 0,45 %. Le compartiment des technologiques a gagné globalement 2,79 %, suivi par les télécoms, en hausse de 1,79 %, et celui des médias, en progrès de 1,56 %. Parmi les plus fortes avances de la journée, la société britannique de services Internet Freeserve Plc s’est envolée de 14,76 %, après des informations de presse annonçant une reprise de ses discussions avec l’allemande T-Online en vue de son rachat. Tokyo : en nette reprise La Bourse de Tokyo a progressé de 0,8 % lundi en attendant la décision de la Banque du Japon sur le maintien de sa politique monétaire du taux zéro, ont annoncé des opérateurs. L’indice Nikkei-225 a gagné 143,93 points pour terminer à 17 286,83 points alors que le comité politique monétaire poursuivait sa réunion. L’indice élargi Topix perdait 3,82 points à 1 576,04 points, les échanges ayant porté sur 604 millions d’actions contre 741,1 millions vendredi. «Le marché est de plus en plus convaincu que la Banque du Japon s’abstiendra d’abandonner la politique de taux zéro», a précisé Hiroyuki Nakail de chez Nippon Global Securities. La Banque du Japon maintient ses taux courts proches à un niveau quasi-zéro depuis février 1999 pour parer à toute déflation. Les investisseurs ont d’autre part retrouvé de l’optimisme après la dissipation des inquiétudes sur la société de commerce de détail Sogo Co. Ltd, qui a décidé la semaine dernière de se relancer sous contrôle judiciaire, ont précisé des courtiers. Ils sont également encouragés par l’évolution positive des marchés américains, notamment la progression du Nasdaq suite à l’annonce vendredi d’une évolution des prix à la production américains plus mesurée que prévu pour le mois de juin. «Le marché a surmonté les facteurs qui avaient incité les investisseurs à rester en retrait«, a indiqué Tsuyoshi Segawa de Sakura. Sony Corp. progressait de 270 yens (+2,5 %) à 11 170 yens, Internet Investor Sofbank Corp. gagnait 150 yens (+1,2 %) à 12 950 yens et le géant informatique NEC Corp. augmentait de 40 yens (+1,2 %) à 3 310 yens. Nippon Telegraph and Telephone Corp. terminait en repli alors que les discussions entre États-Unis et Japon au sujet de la réduction des taxes d’interconnexion de l’ancien monopole d’État s’éternisaient. NTT chutait de 30 000 yens (-2 %) à 1,46 million de yens.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar n’a pas subi de modifications en ce début de semaine, à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’éléments nouveaux susceptibles de stimuler les initiatives à l’encontre ou en faveur de la livre libanaise. Ainsi, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû achever la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la réticence du marché aussi bien à l’offre qu’à la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier tout près du haut de la fourchette de la BDL et en dehors d’elle, entre 1 512,00 et 1 513,00 LL, sans aucun changement par rapport à la fin de la semaine dernière,...