Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pédiatrie Enfants agités : le problème des calmants

Comment ne pas se sentir en difficulté face à un enfant agité, remuant, ne tenant jamais en place? Faut-il s’en inquiéter? Faut-il lui donner des médicaments pour le calmer? Contrairement aux médecins des États-Unis, les pédiatres de cette partie du monde sont opposés à l’administration de calmants. Pour eux, il existe des solutions moins nocives. Si tous les enfants bougent, certains présentent une agitation plus importante à la maison comme à l’école. Aux États-Unis, ces enfants hyperactifs, incapables de tenir en place, reçoivent un traitement de choc à base parfois d’amphétamines, produits à risque puisqu’ils entraînent une accoutumance. Au Liban, nous ne sommes pas encore là. Si de temps en temps, dans certaines circonstances exceptionnelles, on prescrit un sirop pour aider à dormir ou calmer la toux, les pédiatres optent, avec sagesse, pour des solutions moins nocives. Pour les psychologues d’enfants, il est normal qu’un enfant ait besoin de bouger. C’est le contraire qui serait inquiétant. «Mais prescrire des calmants, et en particulier de la Ritaline comme c’est le cas dans certains pays étrangers, est à proscrire, car cela constitue une véritable atteinte aux droits de l’enfant», selon le Dr Michel Vincent (Centre Alfred Binet, à Paris). Pour le Pr Rufo (Centre de pédopsychiatrie de Marseille), la Ritaline et ses équivalents sont loin d’être des médicaments anodins et inoffensifs. Il s’agit d’amphétamines. Autrement dit, des drogues à risque de provoquer une accoutumance. Agitation et anxiété Un enfant normal a besoin de bouger. Tous les enfants sont remuants et pour les pédiatres ils sont pleins d’énergie et ceci va de pair avec la soif de découvertes. Ils sont avides d’apprendre et de comprendre le monde qui les entoure. Cependant, chez certains enfants, l’agitation est permanente et peut finir par entraîner des perturbations scolaires. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de cette agitation: perturbations familiales, disputes, divorce parental, décès d’un proche. Mais aussi une hyper-stimulation imposée par les parents: leçons de musique, piano, danse, langues étrangères et autres finissent par dévorer l’espace qui lui appartient. Ce qui engendre chez lui cette permanente agitation, expression d’une angoisse. Il en est de même pour les enfants qu’on emmènent partout, ignorant combien c’est important pour les petits d’avoir leurs propres rythmes. Enfin, dans des cas exceptionnels, la maltraitance infligée par les parents peut devenir cause d’agitation. Mais, en aucun cas, le recours à des calmants ne doit être de mise. Pour le Pr Edouard Zarifian, psychiatre et pharmacologue, toutes les amphétamines ont des effets secondaires importants. D’autres solutions existent. Les psychologues sont là pour orienter, conseiller, aider. Le travail avec un spécialiste psychomotricien, la relaxation, l’apprentissage du corps le faisant vivre autrement qu’en bougeant sans cesse sont d’excellents moyens pour calmer les petits «agitateurs».
Comment ne pas se sentir en difficulté face à un enfant agité, remuant, ne tenant jamais en place? Faut-il s’en inquiéter? Faut-il lui donner des médicaments pour le calmer? Contrairement aux médecins des États-Unis, les pédiatres de cette partie du monde sont opposés à l’administration de calmants. Pour eux, il existe des solutions moins nocives. Si tous les enfants bougent, certains présentent une agitation plus importante à la maison comme à l’école. Aux États-Unis, ces enfants hyperactifs, incapables de tenir en place, reçoivent un traitement de choc à base parfois d’amphétamines, produits à risque puisqu’ils entraînent une accoutumance. Au Liban, nous ne sommes pas encore là. Si de temps en temps, dans certaines circonstances exceptionnelles, on prescrit un sirop pour aider à dormir ou calmer la toux,...