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Actualités - Chronologie

France-Espagne : un grand va tomber (photo)

Un des favoris de l’Euro2000 tombera dimanche à Bruges (21h45 heure de Beyrouth) au terme du quart de finale entre la France, championne du monde, et l’Espagne, classée numéro un européen à l’indice de l’Union européenne de football. «L’euphorie est de leur côté», a averti Roger Lemerre en faisant allusion à la spectaculaire qualification des hommes de José Antonio Camacho après la victoire dans les arrêts de jeu contre la Yougoslavie (4-3). En revanche, pour l’instant, «tout se déroule comme prévu» pour la France, malgré la défaite face aux Pays-Bas (3-2). En fait, ces deux grands d’Europe ont eu une approche diamétralement opposée de ce quart de finale à sensation. La France, dans un groupe très relevé, a assuré sa qualification en deux matches. Elle a d’abord réussi une véritable démonstration (3-0) face au Danemark avant de livrer un match plein et musclé contre les Tchèques (2-1), finalistes du dernier Euro et qui auraient mérité un meilleur sort dans cette compétition. Ensuite, pour le dernier match, Roger Lemerre, souhaitant mettre ses titulaires-remplaçants en confiance, a fait tourner son effectif contre les Pays-Bas pour ne pas exposer à une blessure ou à un carton ses titulaires-titulaires. L’Espagne de son côté, considérée comme un des favoris du tournoi avant son début, a commencé par une contre-performance en s’inclinant (0-1) contre une modeste et décevante formation norvégienne, à l’image du football nordique. Mais les Espagnols ont un cœur énorme et une grande faculté à chercher des solutions dans leur collectif, contrairement aux autres années où ils se tournaient vers leurs solistes pour résoudre les problèmes. La victoire aux dépens de la Slovénie a été aussi médiocre qu’importante (2-1), remettant les joueurs de José Antonio Camacho en selle dans un groupe finalement plus équilibré que prévu. Le match à sensation contre la Yougoslavie (4-3) a illustré la volonté et toute la force, mais aussi les faiblesses, d’une équipe qui monte en puissance. Émergence d’Alfonso Sûrs de leur système de jeu, de leur expérience, de leurs individualités, les Français ont ainsi préféré prendre le risque d’une coupure dans le rythme pour aborder plus frais le sprint final des rencontres à élimination directe. Camacho pour sa part n’a pas eu le choix. Au fil des matches, il a au contraire rebâti son équipe, procédant à huit modifications en deux rencontres, avec pour résultat l’émergence d’Alfonso, buteur racé, et la confirmation du rôle fondamental joué par Gaizka Mendieta dans l’équilibre de l’équipe. Bien sûr, les joueurs espagnols ont dû concéder une véritable débauche d’efforts pour en arriver là. «Mais, estime Roger Lemerre, cette équipe risque d’être galvanisée par le fait de s’être qualifiée au dernier moment», les joueurs «gomment leur fatigue en retrouvant les sensations connues au niveau du parcours européen de leurs clubs». L’Espagne paraît être désormais bien équilibrée dans toutes ses lignes et la bataille du milieu de terrain s’annonce décisive, d’autant qu’Emmanuel Petit est très incertain du côté français. Mais, en fait, le sort du match pourrait se jouer dans l’axe, dans le duel entre une défense ibérique un peu lourde et vieillissante, à l’image de Fernando Hierro, et une attaque française ultrarapide et inspirée avec ses deux flèches, Thierry Henry et Nicolas Anelka. Le joueur du Real Madrid aura d’ailleurs à cœur de démontrer à nombre de ses camarades de club qu’il peut être efficace devant le but s’il est bien servi en profondeur. Au niveau des statistiques, la France n’a plus perdu contre l’Espagne depuis 19 ans (le 18 février 1981). Les Français savent que cela ne veut rien dire et qu’il leur faudra surtout éviter un péché d’orgueil. «Si nous jouons sur nos qualités, cela devrait passer», estime cependant Christophe Dugarry, le Bordelais qui ne conserve pas un bon souvenir de son passage à Barcelone.
Un des favoris de l’Euro2000 tombera dimanche à Bruges (21h45 heure de Beyrouth) au terme du quart de finale entre la France, championne du monde, et l’Espagne, classée numéro un européen à l’indice de l’Union européenne de football. «L’euphorie est de leur côté», a averti Roger Lemerre en faisant allusion à la spectaculaire qualification des hommes de José Antonio Camacho après la victoire dans les arrêts de jeu contre la Yougoslavie (4-3). En revanche, pour l’instant, «tout se déroule comme prévu» pour la France, malgré la défaite face aux Pays-Bas (3-2). En fait, ces deux grands d’Europe ont eu une approche diamétralement opposée de ce quart de finale à sensation. La France, dans un groupe très relevé, a assuré sa qualification en deux matches. Elle a d’abord réussi une véritable...