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Actualités - Chronologie

Faillite du football anglo-saxon Art du dirbble contre bloc collectif

Entre la faillite du football anglo-saxon et l’émergence de nouvelles puissances comme le Portugal, la Turquie ou encore la Roumanie, le premier tour de l’Euro2000 qui s’est achevé mercredi a été d’un excellent niveau technique même si tactiquement il n’y a eu aucune nouveauté. Le bon vieux 4-4-2 ou le nouveau 3-5-2 sont d’actualité dans ce championnat, qui rentre dès samedi dans sa phase la plus attendue, celle des éliminations directes avec les quarts de finale et un très intéressant Portugal-Turquie, samedi à Amsterdam (Pays-Bas), ou un sulfureux France-Espagne à Bruges (Belgique) dimanche. Justement, le Portugal, qui dispose d’une génération arrivant à maturation, est sans conteste l’équipe qui a dégagé la plus forte impression. Son jeu en triangle avec Luis Figo, Manuel Rui Costa et Joao Pinto où le dribble retrouve toute sa noblesse, a impressionné. Ses buts découlent d’actions bien construites, pensées, et rarement d’un coup de pied arrêté. C’est une des particularités de cet Euro. Sur les 65 buts inscrits, la majorité l’a été sur des actions collectives. Ainsi en témoigne le peu de penalties sifflés : 7 dont 6 transformés. La première rencontre du groupe A, Angleterre-Portugal (2-3) à Eindhoven, restera comme le match de référence de cette première phase, bien au-delà d’un Yougoslavie-Espagne (3-4), mercredi à Bruges, qui a surtout brillé par son intensité finale et fatale à la Norvège dans le groupe C. Héritage À Eindhoven, la formation lusitanienne a disputé un match à l’ancienne, époque où le salut ne passait que par l’offensive, avant que le «catenaccio» à l’italienne n’inverse la tendance dans les années 60. Elle ne sera que plus dangereuse pour la suite de la compétition mais, revers de la médaille, et symptôme qui avait notamment frappé le Brésil lors du Mondial-82 en Espagne, elle peut aussi être mise très vite en danger contre une équipe attentiste comme l’Italie, qui a retrouvé le goût de la victoire, la Turquie ou encore la France. C’est cette tendance qui se dégage depuis le début de cette compétition : bloc collectif contre art du dribble et du contre-pied. La Turquie ou la Roumanie sont deux formations à très forte consonance latine avec un zeste de rigueur du football de l’Est. Dans cet Euro, elles ont joué en bloc. Un fameux bloc, qui réduit les intervalles entre l’attaque et la défense, et qui s’articule autour d’un joueur à forte personnalité comme peuvent l’être le turc Hakan Sukur ou le Roumain Gheorghe Hagi, même en leur absence. Ce fut le cas pour Hagi, suspendu lors du dernier match contre l’Angleterre, mardi à Charleroi. C’est le chef qui imprime le tempo. Si le meneur a besoin de souffler, le reste des joueurs fera tourner le ballon pour une «récupération active», avant de percuter avec des attaquants vifs comme le Turc Arif ou le Roumain Ilie. C’est ce que Johan Cruiyff, le grand joueur néerlandais, appelle «jouer intelligemment avec ses moyens». Syndrome Tout comme l’Italie, avec des joueurs à très forte personnalité, la France a de grands moyens, mais elle s’appuie toujours sur l’héritage tactique d’Aimé Jacquet, sélectionneur qui avait mené cette équipe au titre suprême lors du Mondial-98. Roger Lemerre, son successeur, compte sur un même noyau de joueurs qui évoluent en bloc autour du créateur Zinédine Zidane et avec des flèches offensives comme Thierry Henry et Nicolas Anelka. La Norvège, leader d’un football nordique qui n’a rien démontré, avait ce même système de jeu mais avec un goût plus prononcé pour l’attentisme. Avec une défense à cinq éléments, un milieu de terrain fourni et un seul attaquant (Tore-André Flo), cette équipe n’a fait illusion que lors du premier match (victoire 1-0 contre l’Espagne, ndlr). Son manque d’allant lui a coûté une place en quarts de finale, comme souvent par le passé. Si l’Angleterre ou encore l’Allemagne ont eu a pâtir de la présence de joueurs arrivant en fin de carrière, l’Espagne a confirmé les espoirs placés en elle. Place à la «furia». Une furia qui a ses limites. Il a fallu que les indisciplinés joueurs yougoslaves l’aident dans sa course à la qualification. Tactiquement et collectivement, elle vit sur des acquis qui datent dans ce Euro globalement dominé par les pays latins.
Entre la faillite du football anglo-saxon et l’émergence de nouvelles puissances comme le Portugal, la Turquie ou encore la Roumanie, le premier tour de l’Euro2000 qui s’est achevé mercredi a été d’un excellent niveau technique même si tactiquement il n’y a eu aucune nouveauté. Le bon vieux 4-4-2 ou le nouveau 3-5-2 sont d’actualité dans ce championnat, qui rentre dès samedi dans sa phase la plus attendue, celle des éliminations directes avec les quarts de finale et un très intéressant Portugal-Turquie, samedi à Amsterdam (Pays-Bas), ou un sulfureux France-Espagne à Bruges (Belgique) dimanche. Justement, le Portugal, qui dispose d’une génération arrivant à maturation, est sans conteste l’équipe qui a dégagé la plus forte impression. Son jeu en triangle avec Luis Figo, Manuel Rui Costa et Joao Pinto où...