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Actualités - Chronologie

La poule aux oeufs d'or pour les médias

Relativement protégé des assauts de la presse pendant son enfance, le prince William, en accédant à la majorité mercredi, va désormais devoir composer avec des médias orphelins de la princesse Diana et qui espèrent bien avoir trouvé leur nouvelle poule aux œufs d’or. Le dix-huitième anniversaire de William fait figure en Grande-Bretagne d’événement national, salué par une floraison d’articles, de suppléments spéciaux et d’émissions en tout genre qui en disent long sur l’avenir médiatique du futur roi d’Angleterre. Une querelle a également éclaté ces derniers jours entre un journal et le service de presse du prince Charles autour des juteux droits d’auteur liés à la publication de photos de William. Querelle qui a d’ailleurs coûté sa place à l’attachée de presse du prince Charles. La moindre photo de William, jouant au polo ou au football, suffit à faire grimper les ventes. Un cliché volé du prince à Eton se monnaie plusieurs dizaines de milliers de livres sterling à l’étranger. Et l’on peut d’ores et déjà prédire un avenir commercial radieux aux futures photos du prince au bras de sa première fiancée sérieuse. Stigmatisés après la mort de Lady Diana en 1997, les médias britanniques ont depuis lors fait montre d’une relative retenue envers William et son frère cadet Harry, 15 ans, sous la pression conjuguée de leur père et d’une législation très sévère sur la protection des mineurs. Tout au plus a-t-on pu voir le jeune prince dans quelques tabloïds, en galante compagnie sur un yacht en vacances. Star royale Mais avec un William désormais majeur, cette retenue risque fort de voler en éclats, comme l’explique Ian Birrell, rédacteur en chef adjoint du quotidien The Independent. «Je pense que l’attitude des médias va changer de façon très significative, ça va être de pire en pire. William va devenir une proie légitime, d’autant plus que les tabloids ont besoin d’une star royale», prédit M. Birrell, dont le journal refuse ostensiblement de rapporter la vie privée des Windsor. Ainsi, les rédactions n’auront légalement plus besoin de demander l’autorisation du prince Charles pour publier une photo de son fils aîné. De plus, William va bientôt entamer une année sabbatique suivie d’études à l’université. Et là, son image risque d’être plus difficile à protéger. Comme pour désamorcer la traque annoncée, le palais de St-James, résidence du prince Charles, a diffusé la semaine dernière des images inédites de William à Eton, la prestigieuse école où il termine ses études secondaires. L’autorité de contrôle de la presse, la Press Complaints Commission (PCC), a de son côté mis en garde contre toute intrusion dans la vie privée du prince après son départ d’Eton fin juin. Mais la PCC n’a qu’un pouvoir d’admonestation. Sans attendre, deux des principaux tabloïds du pays, le Sun et le Mirror, ont juré, la main sur le cœur, qu’ils respecteraient l’intimité princière. Pour autant, explique le Sun dans son éditorial à l’adresse de William, «si un jour vous vous promenez en public avec une fiancée, attendez-vous à ce que (notre photographe) fasse une photo». La future attitude de l’intéressé, qui a vu les détails les plus sordides du divorce de ses parents étalés à la une de tous les journaux, reste un mystère. Mais entre respect de son intimité et curiosité de ses futurs sujets, William va rapidement prendre la mesure de son nouveau statut de «star royale».
Relativement protégé des assauts de la presse pendant son enfance, le prince William, en accédant à la majorité mercredi, va désormais devoir composer avec des médias orphelins de la princesse Diana et qui espèrent bien avoir trouvé leur nouvelle poule aux œufs d’or. Le dix-huitième anniversaire de William fait figure en Grande-Bretagne d’événement national, salué par une floraison d’articles, de suppléments spéciaux et d’émissions en tout genre qui en disent long sur l’avenir médiatique du futur roi d’Angleterre. Une querelle a également éclaté ces derniers jours entre un journal et le service de presse du prince Charles autour des juteux droits d’auteur liés à la publication de photos de William. Querelle qui a d’ailleurs coûté sa place à l’attachée de presse du prince Charles. La moindre...