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Actualités - Chronologie

Espagne-Yougoslavie : malheur au perdant

L’Espagne et la Yougoslavie (groupe C) jouent ce soir à Bruges leur avenir dans l’Euro2000 de football, une défaite, synonyme d’élimination pour les Ibériques et de prise de risque pour les Yougoslaves, leur étant interdite ou fortement déconseillée. À l’inverse des Espagnols (3 points), les Yougoslaves (4 pts) pourront se contenter d’un match nul. Même une défaite ne les condamne pas à coup sûr, si la Norvège (3 pts) ne s’impose pas dans le même temps face à la Slovénie (1 pt). Contrairement à ce qu’affirmait l’attaquant Raul après la victoire étriquée face à la Slovénie dimanche (2-1), les Espagnols auront donc «la pression». Une pression qu’ils se sont mise tout seul en ratant complètement leur entrée dans le tournoi face à la Norvège (0-1). Ils n’ont pour l’heure pas convaincu la presse espagnole, particulièrement sévère. Face à la Yougoslavie, les Espagnols devront confirmer les propos du capitaine Fernando Hierro qui affirme que sa formation «monte en puissance». Même si du mieux a été constaté par rapport à la rencontre contre la Norvège, notamment au milieu avec Josep Guardiola et Juan-Carlos Valeron, l’Espagne n’a pas encore justifié son statut de favori. Devant, elle se heurte à un vrai problème d’avant-centre, Alfonso face à la Slovénie n’ayant pas été plus utile qu’Ismaël Urzaiz contre la Norvège. Si ce manque de percussion se confirmait contre les Yougoslaves et qu’il provoquait une nouvelle élimination prématurée de l’Espagne, les reproches faits à l’entraîneur Jose Antonio Camacho d’avoir laissé à la maison le «goleador» madrilène Fernando Morientes redoubleraient. Il paierait sans doute d’un retour de bâton violent son mépris ostensible pour la presse espagnole. Les Espagnols devront également éviter la multiplication des fautes, comme contre la Slovénie, notamment à proximité de la surface. D’autant plus que leur défense n’offre pas toutes les garanties de sécurité dans les airs et que les Yougoslaves enregistrent le retour de suspension de leur artificier, Sinisa Mihajlovic, qui détient le record des buts sur coups francs dans le Calcio. Les Yougoslaves pourraient déjà être qualifiés s’il n’avait une fois de plus sacrifié à leur péché mignon, l’inconstance. Après une première heure catastrophique face à la Slovénie (3-3), les Yougoslaves ont battu la Norvège (0-1), prenant la première place du groupe. Dans ce match, ils ont, comme à l’habitude, alterné le meilleur et le moins bon. Les joueurs de Vujadin Buskov disposent à l’évidence du talent nécessaire pour faire vaciller l’Espagne mais ils peuvent également craquer soudainement et de manière incompréhensible. La forme affichée au milieu par le vétéran Dragan Stojkovic, que Buskov souhaitait initialement écarter de la sélection, est de bon augure. L’ancien Marseillais est en effet capable sur un coup de patte génial d’éclaircir la situation. Les Yougoslaves disposent de plus avec Milosevic d’un attaquant très efficace dans cet Euro. Même si Buskov assure que son équipe «va jouer le match pour le gagner», elle aura sans doute en tête le classement. Elle devra cependant résister à la tentation de reculer, la défense n’étant pas son point fort.
L’Espagne et la Yougoslavie (groupe C) jouent ce soir à Bruges leur avenir dans l’Euro2000 de football, une défaite, synonyme d’élimination pour les Ibériques et de prise de risque pour les Yougoslaves, leur étant interdite ou fortement déconseillée. À l’inverse des Espagnols (3 points), les Yougoslaves (4 pts) pourront se contenter d’un match nul. Même une défaite ne les condamne pas à coup sûr, si la Norvège (3 pts) ne s’impose pas dans le même temps face à la Slovénie (1 pt). Contrairement à ce qu’affirmait l’attaquant Raul après la victoire étriquée face à la Slovénie dimanche (2-1), les Espagnols auront donc «la pression». Une pression qu’ils se sont mise tout seul en ratant complètement leur entrée dans le tournoi face à la Norvège (0-1). Ils n’ont pour l’heure pas convaincu la...