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Actualités - Chronologie

Le Shass réaffirme son intention de quitter le gouvernement aujourd'hui

Les dirigeants du parti ultraorthodoxe israélien Shass ont relancé lundi la crise gouvernementale en annonçant qu’ils entendaient quitter mardi la coalition du Premier ministre Ehud Barak. «Que le gouvernement se réunisse ou non mardi, les ministres du Shass présenteront ce jour-là leurs lettres de démission», a affirmé lundi le chef du parti, le ministre du Travail Eli Yishaï, devant des responsables du parti, cité par la radio israélienne. S’exprimant à la radio, le député du Shass Yaïr Peretz a de son côté expliqué les raisons de cette menace : «Nous voulons avoir notre mot à dire sur le maintien de parties d’Eretz Israël (Israël plus la Cisjordanie et Gaza) sous notre souveraineté». Il faisait référence aux concessions territoriales que M. Barak se dit prêt à faire aux Palestiniens dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza en échange d’un arrangement de paix permanent d’ici au 13 septembre. Sans les 17 députés (sur 120 au Parlement) du Shass, M. Barak ne disposerait plus de majorité et ne pourrait pas faire voter un éventuel accord avec l’Autorité palestinienne. Les négociations avec le Shass ont repris dimanche avec le ministre des Finances Avraham Shohat, un proche de M. Barak, et le ministre de la Justice Yossi Beilin, a indiqué la radio israélienne. M. Barak a reporté à mardi le Conseil des ministres hebdomadaire, qui se tient habituellement le dimanche, dans l’espoir de parvenir à un compromis permettant le maintien du Shass au sein de sa majorité. Les quatre ministres du Shass étaient censés remettre dimanche leur lettre de démission au Conseil des ministres, conformément à la décision prise le 13 juin par le Conseil des sages de la Torah, l’instance suprême du parti. Selon la radio, les deux parties seraient proches d’une solution sur le versement de 25 millions de shekels (environ 6 millions de dollars) pour combler le déficit du réseau scolaire du Shass. Des discussions étaient cependant en cours lundi sur la question de la supervision de ce réseau scolaire, le Shass exigeant que ce contrôle soit retiré des mains du ministre de l’Éducation Yossi Sarid, chef du parti laïc Meretz (10 députés), bête noire des religieux. Le Shass demande aussi la légalisation des stations de radio pirates proches du parti.
Les dirigeants du parti ultraorthodoxe israélien Shass ont relancé lundi la crise gouvernementale en annonçant qu’ils entendaient quitter mardi la coalition du Premier ministre Ehud Barak. «Que le gouvernement se réunisse ou non mardi, les ministres du Shass présenteront ce jour-là leurs lettres de démission», a affirmé lundi le chef du parti, le ministre du Travail Eli Yishaï, devant des responsables du parti, cité par la radio israélienne. S’exprimant à la radio, le député du Shass Yaïr Peretz a de son côté expliqué les raisons de cette menace : «Nous voulons avoir notre mot à dire sur le maintien de parties d’Eretz Israël (Israël plus la Cisjordanie et Gaza) sous notre souveraineté». Il faisait référence aux concessions territoriales que M. Barak se dit prêt à faire aux Palestiniens dans les...