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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché légèrement soulagé

Le marché libanais des changes a été quelque peu soulagé en ce début de semaine à la suite du compromis auquel le Conseil de sécurité de l’Onu est parvenu concernant la confirmation du retrait israélien du Liban-Sud tout en prenant note «avec inquiétude d’informations faisant état de quelques violations de la frontière libano-israélienne». Ce soulagement s’est traduit par l’apparition d’un certain courant vendeur, quoique timide, du dollar dispensant la Banque du Liban (BDL) de satisfaire les besoins commerciaux du marché en cette monnaie. Mais le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente a permis au billet vert de clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, tout en le faisant négocier pratiquement au-dessus de ce taux à des cours légèrement inférieurs au haut de cette fourchette. Il a, en effet, oscillé durant toute la journée d’hier dans les échanges interbancaires entre 1 513,25 et 1 513,75 LL, sur un marché calme et équilibré de lui-même avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place. L’euro en baisse sur des prises des bénéfices À l’étranger, l’euro a glissé hier au-dessous du seuil de 0,96 dollar après avoir frôlé dans la matinée en Europe la barre de 0,97 dollar, les investisseurs ayant profité de sa récente appréciation pour prendre quelques bénéfices. À cela aurait contribué aussi l’annonce par l’office européen de statistiques (Eurostat) que la hausse des prix à la consommation dans la zone euro, calculée en glissement annuel, est restée stable le mois dernier par rapport à avril, à 1,9 %, niveau légèrement inférieur à l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE) à 2,00 % pour cet indicateur de l’inflation pendant l’exercice en cours. Ce phénomène, confirmant l’absence de pressions inflationnistes en Europe, est venu donc écarter toute perspective de hausse des taux d’intérêt dans la zone euro qui pourrait réduire davantage l’écart entre les taux européens et les taux américains au profit de la monnaie unique. Néanmoins, sans autres nouvelles fraîches, ce mouvement n’a pas pu prendre hier beaucoup de dimensions, les marchés attendant surtout la publication aujourd’hui de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne le mois dernier ainsi que les chiffres sur le commerce américain en avril qui pourraient donner une orientation plus claire au marché des changes. Cet accès de faiblesse de l’euro a profité au billet vert pour se raffermir un peu face au sterling qui a perdu un peu de terrain à la veille de la publication demain des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre pour avoir des idées plus claires aussi sur l’évolution des taux d’intérêt britanniques. À cet égard, nombre d’analystes estiment devoir rester baissiers sur le sterling car il y a peu de chance de voir une hausse des taux à court terme au Royaume-Uni. En revanche, le yen est resté de son côté en forme face au dollar, profitant toujours de spéculations sur la remontée des taux d’intérêt au Japon dès la mi-juillet, après la publication du rapport Tankan (une étude trimestrielle qui fait le point sur l’état de l’économie japonaise). Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est finalement négocié à la hausse à New York, face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen, comme suit : – 0,9590 pour un euro contre 0,9645, vendredi dernier – 1,5130 pour un sterling contre 1,5140 – 2,0395 DM contre 2,0280 – 6,8400 FF contre 6,8010 – 1,6270 FS contre 1,6175 – 2 019,05 lires contre 2 007,50 – 105,75 yens contre 106,40. Bourse de Beyrouth : en baisse avec la Bemo À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie en ce début de semaine de la baisse des actions C de la Banque européenne pour le Moyen-Orient (Bemo), dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,17 % à 65,74 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,29 % à 139,29 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires relativement étoffé avec 176 270 actions négociées d’une valeur globale de 957 207 dollars. Wall Street : marché soutenu Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières se sont inscrits dans le vert, après un départ hésitant avec la dégringolade de Honeywell (-16 %) provoquée par des rumeurs de détérioration des résultats financiers pour le deuxième trimestre. La chute de cette société, spécialisée dans le matériel et les services pour l’aéronautique, les matériaux composites et les équipements de transport, a affecté les autres sociétés qui travaillent dans le même secteur sans pour autant peser sur le restant de la cote. De ce fait, les secteurs de la haute technologie, des financières et des bancaires ainsi que de l’automobile et de la grande distribution sont restés bien entourés, redonnant du tonus aussi bien à Wall Street qu’à la Bourse électronique Nasdaq. Pourtant, les investisseurs continuent d’attendre avec impatience la réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) les 27 et 28 juin, mais aussi la saison des annonces de résultats de sociétés qui battra son plein le mois prochain. À cet égard, nombre d’opérateurs boursiers craignent que les relèvements successifs des taux d’intérêt aux États-Unis depuis le début de l’année se répercutent sur les résultats des sociétés dans la mesure où des taux d’intérêt élevés renchérissent le coût du crédit pour les entreprises et réduisent d’autant leurs bénéfices. Cela étant, l’indice Nasdaq n’a pas pu prendre beaucoup de terrain en affichant en mi-séance 3 933 points, pendant que le Dow Jones des industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 440,11 points et un plus haut à 10 549,36 points, avant de gagner en préclôture 87,86 points à 10 537,16 points. Irrégularité des Bourses européennes Les marchés boursiers européens étaient irréguliers en fin de journée hier, affectés par une baisse de 3,00 % de Deutsche Telekom qui a alloué 200 millions d’actions nouvelles au cours du week-end. En clôture, l’indice Eurotop 300 perdait 0,40 % et l’Euro Stoxx 50 0,21 %. La Bourse de Paris gagnait 0,70 %, celles de Francfort 0,50 % et de Madrid 0,20 %, mais Londres cédait 0,55 %, Amsterdam 0,50 %, Bruxelles 0,10 % et Zurich 0,70 %, alors que Milan ne variait pas. «Nous avons un certain nombre de choses qui coïncident comme l’approche de la réunion de la Fed la semaine prochaine et la saison des résultats trimestriels aux États-Unis pour rendre le marché américain nerveux», a estimé Jerry Evans, d’Enskilda Securities. La Fed se réunira les 27 et 28 juin alors que l’inquiétude persiste sur les perspectives de politique monétaire, les grandes sociétés américaines ayant publié des avertissements sur résultats pour le deuxième trimestre. «En Europe, nous avons l’Ifo, qui doit confirmer la confiance des entreprises, et l’arrivée de Deutsche Telekom aujourd’hui sur le marché qui réagit assez favorablement aux nouvelles émissions de qualité», a commenté l’analyste. Le recul de 2,50 % de Wall Street vendredi a pesé également sur la tendance. «Les Bourses européennes et dans le reste du monde continueront à manquer d’orientation précise», a déclaré ING Barings dans une note de recherche. Aucun indicateur économique américain d’importance n’était attendu hier pour fournir une orientation précise. Tokyo : en hausse avec les technologiques La semaine a bien débuté à la Bourse de Tokyo grâce surtout aux hausses enregistrées par les valeurs de haute technologie et les sociétés de Bourse. Cette bonne orientation s’est trouvée favorisée par le lancement hier lundi dans de bonnes conditions du Nasdaq Japon, calqué sur le Nasdaq américain où sont traitées surtout les valeurs de la nouvelle économie. L’indice Nikkei 225 des valeurs traditionnelles a fini sur un gain substantiel de 273,04 points, soit 1,6 %, à 16 591,35, sa première hausse en l’espace de cinq séances. Cette avancée de l’indice a été favorisée par la fermeté de grandes valeurs des technologies de l’information comme le géant de la téléphonie mobile NTT DoCoMo. L’indice pondéré Topix des valeurs de la première section de la cote s’est quant à lui envolé de 25,44 points, soit 1,69 %, à 1 533,88. On a dénombré, sur la première section, 708 valeurs en hausse pour 538 en baisse, dans un volume de 610 millions d’actions contre 635 millions vendredi. «Je crois que le marché est maintenant entré dans une phase où l’on va tenter une reprise, a dit Kenji Kobata, responsable des études d’Ace Securities. Le marché reste très influencé par le marché américain, mais ici, les cours ont suffisamment baissé pour que l’on puisse dire que, techniquement, ils sont prêts à se redresser». Aux technologiques, NTT DoCoMo a pris 1,77 %, à 2,87 millions de yens, et NEC Corp 1,64 %, à 3 100 yens. Victor Co of Japan (JVC), qui a annoncé son intention d’augmenter de 60 % sa production de caméscopes numériques, a fini sur une forte hausse de 11,73 %, à 800 yens. À l’automobile, Nissan Diesel Motor Co s’est envolé de 41,1 %, 103 yens, le constructeur ayant annoncé la mise au point de camions à moteur hybride gaz naturel/électricité permettant un rendement très supérieur aux motorisations existantes. Nissan Motor Co Ltd, qui, comme le français Renault SA, détient 22,5 % de Nissan Diesel, a en revanche cédé 0,18 %, à 543 yens. On a remarqué par ailleurs la très bonne orientation des firmes de courtage, les investisseurs comptant sur la reprise attendue de la Bourse pour améliorer les recettes de ces entreprises.
Le marché libanais des changes a été quelque peu soulagé en ce début de semaine à la suite du compromis auquel le Conseil de sécurité de l’Onu est parvenu concernant la confirmation du retrait israélien du Liban-Sud tout en prenant note «avec inquiétude d’informations faisant état de quelques violations de la frontière libano-israélienne». Ce soulagement s’est traduit par l’apparition d’un certain courant vendeur, quoique timide, du dollar dispensant la Banque du Liban (BDL) de satisfaire les besoins commerciaux du marché en cette monnaie. Mais le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente a permis au billet vert de clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, tout en le faisant...