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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : net ralentissement de l'activité

L’activité s’est nettement ralentie hier sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à la contraction de l’offre du dollar dont la demande est restée limitée aux besoins courants de la clientèle. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue rétablir l’équilibre du marché à chaque fois que la demande en cette monnaie dépassait le potentiel de l’offre. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà neuf mois. Mais, eu égard à la réticence des opérateurs à l’achat comme à la vente du dollar, les établissements de crédit devaient le négocier au haut de cette fourchette et parfois en dehors de la BDL ont indiqué les cambistes. Pourtant, ce mouvement manquait beaucoup d’ampleur avec un volume d’affaires très mince ne dépassant pas quelque cinq millions de dollars partiellement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. Le yen soutenu par les anticipations de hausse des taux japonais À l’étranger, le yen est resté généralement soutenu par des spéculations sur une hausse des taux d’intérêt nippons sur des marchés des changes étroits, tandis que l’euro s’affaiblissait, oscillant autour du seuil de 0,95 dollar. Le marché a donc de nouveau spéculé sur une hausse des taux au Japon, après différentes déclarations hier d’officiels nippons. À cet égard, les opérateurs ont été encore une fois sensibilisés par des commentaires du gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, qui a réitéré ses propos de la veille lors de la réunion des gouverneurs des Banques centrales du groupe des Dix, indiquant que «les conditions économiques sont réunies au Japon pour adopter des taux d’intérêt plus élevés». Cela d’autant que l’économiste en chef du gouvernement japonais, Taïchi Sakaiya, a infléchi sa position hier en se montrant moins négatif que par le passé face à la possibilité d’un relèvement prochain du taux au jour le jour de la Banque du Japon. Il n’est guère difficile donc d’interpréter ces déclarations émanant de hauts responsables japonais comme étant une propagande suffisamment claire pour préparer le marché à un resserrement de la politique monétaire nippone lors de la réunion du conseil de la Banque du Japon lundi prochain. Pourtant, les cambistes se sont montrés parfois prudents dans l’attente de cette réunion, s’abstenant de pousser le yen davantage vers le haut face au dollar. En outre, les investisseurs sont restés globalement indifférents aux propos d’Alan Greenspan sur la «nouvelle économie», attendant plutôt les chiffres sur les ventes de détail, des prix de gros et de la production industrielle aux États-Unis en juin devant paraître après demain, pour se faire une idée plus claire sur les tendances inflationnistes de l’économie américaine. Dans ces conditions, le dollar a oscillé étroitement à la hausse face à l’euro, le marché ayant pris prétexte des performances de Wall Street pour tester la monnaie unique à la baisse en l’absence de nouvelles fraîches, ont indiqué les cambistes. De son côté, la livre sterling a évolué dans des marges étroites, sans parvenir à profiter des chiffres sur l’inflation britannique plus élevés que prévu (+0,2 % en juin par rapport à mai), les analystes estimant qu’il est encore tôt pour pouvoir anticiper un nouveau resserrement monétaire de la Banque d’Angleterre. Cela étant, le dollar continuait à se négocier légèrement à la baisse face au yen, mais à la hausse contre l’euro et sans tendance déterminée vis-à-vis du sterling, comme suit : – 0,9520 pour un euro contre 0,9555, la veille – 1,5160 pour un sterling contre 1,5135 – 2,0545 DM contre 2,0475 – 6,8905 FF contre 6,8665 – 1,6285 FS contre 1,6230 – 2 033,90 lires contre 2 026,45 – 106,95 yens contre 107,00. Bourse de Beyrouth : rechute de Solidere B La Bourse de Beyrouth s’est installée hier dans le rouge, tirée à la baisse par la rechute de l’action B de Solidere, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,51 % à 63,83 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 139,29 points, comme la veille. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un marché étriqué avec seulement 48 078 actions négociées d’une valeur globale de 252 020 dollars. Wall Street rassurée par les propos de Greenspan Sur les places boursières internationales, les marchés américains, rassurés par les dernières déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, devant l’Association des gouverneurs à State College en Pennsylvanie ont été hier en hausse. À cet égard, les investisseurs qui attendaient avec inquiétude le discours de Greenspan sur «la nouvelle économie», ont été soulagés par le fait qu’il n’a fait aucun commentaire susceptible d’alimenter cette inquiétude. «Il faut expérimenter un ralentissement économique pour savoir si les gains de productivité observés aux États-Unis sont permanents ou temporaires», a-t-il simplement noté. Les investisseurs ont eu donc l’impression que le ralentissement économique observé à la lumière des derniers indices de conjoncture et des propos de Greenspan éloigne les risques inflationnistes et donc les craintes d’une nouvelle hausse des taux de la Fed le mois prochain. En effet, un courant de rachats de valeurs américaines ne tardait pas à s’installer sur la cote, tirant le secteur bancaire et celui de la consommation ainsi que les industrielles vers le haut, contrairement aux valeurs de la haute technologie qui se sont ressenties des résultats trimestriels décevants de certaines sociétés du secteur. C’est ainsi que le Nasdaq est resté au-dessous du seuil des 4 000 points, contrairement à l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui a bondi d’un plus bas à 10 626,79 points à un plus haut à 10 807,45 points, avant d’afficher en préclôture 10 713,20 points, en hausse de 66,62 points sur la veille. Rebond des Bourses européennes dans le sillage de Wall Street Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé en légère hausse mardi après une matinée terne, profitant du rebond de Wall Street qui a suivi le discours du président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan. À la clôture des principaux marchés européens, l’indice Eurotop 300, paneuropéen, a gagné 0,08 %, mais l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro a perdu 0,70 %. La Bourse de Francfort a cédé en fin de journée 0,95 % et celle de Bruxelles a gagné 0,68 %, Madrid 0,42 %, Londres 0,15 %, Milan 0,71 %, Paris 0,05 %, Zurich 0,2 % et Amsterdam 0,26 %. Mais l’enthousiasme des investisseurs européens a été tempéré par des informations selon lesquelles Deutsche Telekom proposerait $30 milliards pour racheter le groupe de téléphonie mobile américain VoiceStream Wireless. Le groupe allemand perdait 2,85 %, le géant Vodafone a cédé 3,3 %, France Télécom 2,25 % et KPN Telecom 0,40 %. Le finlandais Nokia et le Suédois Ericsson ont aussi souffert avant l’annonce mercredi des résultats de l’américain Motorola, les titres des deux groupes européens perdant 2,5 %. Les analystes craignent une baisse des marges des fabricants de matériel de télécoms, l’un des sujets essentiels de préoccupation de Motorola au cours des derniers trimestres. Axa a chuté de 5,30 % à 152 euros. Morgan Stanle a abaissé sa recommandation sur l’assureur français à neutre contre «surperformance» avec un objectif de cours de désormais 148 euros contre 174 euros précédemment en raison de marges inférieures aux prévisions sur les ventes en ligne de contrats d’assurances. La baisse de 3,5 % du titre L’Oréal a pesé sur le secteur des biens non cycliques. En revanche, les valeurs pétrolières se sont bien comportées à l’image de BP Amoco, qui s’est adjugé 1,60 %. Le groupe britannique a annoncé qu’il était entré dans une phase d’expansion et a promis de réaliser 80 % de son programme de réduction des coûts de 5,8 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a affiché un repli de 0,4 % mardi en fin de séance, les investisseurs, revendant leurs titres technologiques après le repli de l’indice composite américain Nasdaq lundi, ont annoncé les opérateurs boursiers. L’indice de référence Nikkei-225 a cédé 68,32 points pour terminer à 17 504,36. «Après une journée marquée par la déprime sur le marché new-yorkais, les investisseurs étrangers ont vendu leurs titres technologiques ici, principalement ceux de Sony Corp., par lots relativement importants», a déclaré le responsable des ventes chez Paribas Capital Markets, Kazuhiro Nomura. Le Nasdaq a reculé de 1,1 % lundi, à 3 980,29. Les groupes japonais de mécanique lourde ont chuté après que l’agence américaine Moody’s Investors Service eut révisé à la baisse les notations de ces groupes, a indiqué M. Nomura. L’indice élargi Topix a glissé de 2,93 points en fin de séance à 1 610,96. Le volume des échanges s’est chiffré à un total de 723 millions d’actions contre 651,5 millions la veille. «Le Topix devrait pour le moment évoluer dans des marges étroites, autour des 1 610 points», a précisé le courtier de Paribas. Mais le marché était toujours soutenu par les espoirs générés par les bons chiffres de l’économie nippone, selon Tatsuo Kurokawaé, analyste chez Nomura Securities. «Les ventes sont restées modestes car les investisseurs ont conscience que l’économie nipponne est durablement sur la voie de la reprise».
L’activité s’est nettement ralentie hier sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à la contraction de l’offre du dollar dont la demande est restée limitée aux besoins courants de la clientèle. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue rétablir l’équilibre du marché à chaque fois que la demande en cette monnaie dépassait le potentiel de l’offre. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà neuf mois. Mais, eu égard à la réticence des opérateurs à l’achat comme à la vente du dollar, les établissements de crédit devaient le négocier au haut de cette fourchette et parfois en dehors de la...