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Actualités - Reportages

Un repas en communauté tous les 14 septembre (photos)

Sur l’artère principale de Anjar, à quelques kilomètres de l’entrée de la localité, se dresse, toute blanche, une église à l’architecture typiquement arménienne. La fresque qui décore son autel et qui présente une vierge à l’enfant, a été peinte par Paul Guiragossian. «Sur la carte du Liban, Anjar a la forme d’un aigle, l’église est la tête de l’aigle», soulignent les Arméniens de Anjar, une ville où trois églises, selon les trois rites des habitants, orthodoxe, catholique et protestant, ont été construites. Chaque année à la fête de la Sainte Croix, date anniversaire de l’arrivée des Arméniens à Anjar, les habitants se rassemblent sur la place de l’église orthodoxe pour commémorer l’évènement. Beaucoup d’Arméniens originaires d’autres régions libanaises se rendent également dans cette localité de la Békaa pour participer à la cérémonie. Il y a trois ans, sur la place de l’église, deux grandes cheminées en forme de croix ont été construites. Le feu y est allumé uniquement à l’occasion du 14 septembre. C’est ici que les habitants de Anjar égorgent les moutons et préparent une «Hérissé» qui cuira toute une nuit durant. Le matin, habitants et hôtes partagent le repas, symbole d’abondance et de communion. À la place de l’église également, un monument a été dressé en mémoire des 18 martyrs de Jabal Moussa, dont les ossements sont préservés à Anjar. D’autres objets chers aux Arméniens ont été sauvegardés dans la localité, notamment un drapeau portant une croix et datant de 1915. «C’est cette croix qui a sauvé les Arméniens de Jabal Moussa», affirment les habitants. Au cours de tous leurs périples, cette ancienne banderole les a accompagnés. Un musée sera bientôt aménagé pour exposer des objets qui ont servi aux premiers Arméniens installés dans cette localité de la Békaa.
Sur l’artère principale de Anjar, à quelques kilomètres de l’entrée de la localité, se dresse, toute blanche, une église à l’architecture typiquement arménienne. La fresque qui décore son autel et qui présente une vierge à l’enfant, a été peinte par Paul Guiragossian. «Sur la carte du Liban, Anjar a la forme d’un aigle, l’église est la tête de l’aigle», soulignent les Arméniens de Anjar, une ville où trois églises, selon les trois rites des habitants, orthodoxe, catholique et protestant, ont été construites. Chaque année à la fête de la Sainte Croix, date anniversaire de l’arrivée des Arméniens à Anjar, les habitants se rassemblent sur la place de l’église orthodoxe pour commémorer l’évènement. Beaucoup d’Arméniens originaires d’autres régions libanaises se rendent également dans...