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Actualités - Biographie

L'infatigable Shimon Pérès veut couronner sa carrière par la présidence

Ancien Premier ministre travailliste et prix Nobel de la paix pour son rôle dans les accords d’Oslo, l’infatigable Shimon Peres entend couronner une carrière hors du commun par le poste de chef de l’État, le seul qui manque à son palmarès. Ce politicien chevronné, qui, à l’âge de 76 ans, n’a rien perdu de son dynamisme et de son ambition, affrontera un candidat de l’opposition de droite, Moshe Katsav, pour remplacer Ezer Weizman. Les 120 députés de la Knesset (Parlement) devraient normalement élire le successeur de M. Weizman le 31 juillet. M. Peres est le favori, mais les jeux ne sont pas faits, l’effondrement de la coalition gouvernementale d’Ehud Barak pouvant renforcer les chances de son rival. Shimon Peres, qui a acquis une stature internationale, a été longtemps mal aimé dans son pays, y compris au sein de son propre parti, où beaucoup ne lui ont jamais pardonné une série noire d’échecs électoraux. Personne n’a pour autant mis en doute les capacités de cet intellectuel et technocrate. «Faucon» dans sa jeunesse, reconverti en «colombe» sur le tard, il a été l’artisan de la force militaire d’Israël, particulièrement dans le domaine nucléaire, puis l’architecte du processus de paix avec les Palestiniens. Aujourd’hui, il se veut un «rassembleur», qui œuvrerait à la tête de l’État pour l’unité d’une société profondément divisée. Né à Vishneva, en Pologne, en 1923, Shimon Peres est arrivé en Palestine à l’âge de onze ans. Après la création de l’État d’Israël, il devient à 29 ans directeur général du ministère de la Défense. Devenu Premier ministre à la suite de l’assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv, M. Peres perd d’extrême justesse les élections de mai 1996 face à Benjamin Netanyahu. Son rôle crucial dans les accords de paix d’Oslo de 1993 avec les Palestiniens lui a valu en 1994 le prix Nobel de la paix en compagnie de Rabin et du leader palestinien Yasser Arafat. Il s’attache depuis lors à promouvoir sa vision d’un «nouveau Proche-Orient» marqué par la coopération entre Israël et ses voisins arabes, ce qui lui a souvent valu d’être qualifié d’incorrigible rêveur. Il a été détrôné en 1997 de la direction du Parti travailliste par M. Barak, qui a créé tout spécialement pour lui le poste de ministre de la Coopération régionale, sans aucun poids politique.
Ancien Premier ministre travailliste et prix Nobel de la paix pour son rôle dans les accords d’Oslo, l’infatigable Shimon Peres entend couronner une carrière hors du commun par le poste de chef de l’État, le seul qui manque à son palmarès. Ce politicien chevronné, qui, à l’âge de 76 ans, n’a rien perdu de son dynamisme et de son ambition, affrontera un candidat de l’opposition de droite, Moshe Katsav, pour remplacer Ezer Weizman. Les 120 députés de la Knesset (Parlement) devraient normalement élire le successeur de M. Weizman le 31 juillet. M. Peres est le favori, mais les jeux ne sont pas faits, l’effondrement de la coalition gouvernementale d’Ehud Barak pouvant renforcer les chances de son rival. Shimon Peres, qui a acquis une stature internationale, a été longtemps mal aimé dans son pays, y compris au...