Les palestiniens redoutent un durcissement israélien
le 11 juillet 2000 à 00h00
Les Palestiniens craignent que l’effondrement de la coalition du Premier ministre israélien Ehud Barak conduise à un durcissement de sa position lors du sommet de Camp David. Ils pensent qu’après le départ dimanche de trois partis de la coalition gouvernementale en Israël, le président américain Bill Clinton, parrain du sommet entre M. Barak et le président palestinien Yasser Arafat, ne fera pas pression sur le chef du gouvernement israélien pour qu’Israël se rapproche des revendications des Palestiniens en faveur d’un État indépendant sur la Cisjordanie et la bande de Gaza avec Jérusalem comme capitale. Certains analystes voient même dans cette crise gouvernementale un scénario monté par Barak lui-même pour coïncider à la perfection avec le sommet de Camp David. «Je ne considère pas avec beaucoup de sérieux ce qui est arrivé au gouvernement israélien. Pour moi, il s’agit d’une sorte de tactique afin de placer Barak en meilleure position lors des négociations», affirme Abdoul Rahman Abou Arafeh, président du forum arabe de réflexion. «J’ai le sentiment que quand il sera de retour (des États-Unis), le gouvernement sera de nouveau stable. Je vois cela comme une tactique. Elle n’est peut-être pas coordonnée, mais c’est une tactique», ajoute-t-il. Pour sa part, Khalil Chikaki, président du Centre d’études et de recherches palestiniennes, affirme que la majorité des Palestiniens n’a pas confiance dans la politique israélienne ou ne la comprend pas. «Pour la plupart des Palestiniens, c’est une conspiration israélienne. L’homme de la rue s’attend au pire et part de l’hypothèse qu’il s’agit d’une tentative de la part d’Israël pour durcir ses positions et montrer que Barak ne peut pas faire davantage de concessions aux Palestiniens, sinon il n’aura plus de gouvernement», estime M. Chikaki. Selon M. Chikaki, les Palestiniens «sont arrivés à la conclusion qu’Israël n’est pas prêt pour la paix. La majorité des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza souhaitent la conclusion d’un accord à Camp David, sinon une agitation et une nouvelle intifada se répandront dans les rues», avertit Riyadh Agha, président de l’Institut national d’études stratégiques, en référence au soulèvement qui avait agité les territoires palestiniens de 1987 à 1993.
Les Palestiniens craignent que l’effondrement de la coalition du Premier ministre israélien Ehud Barak conduise à un durcissement de sa position lors du sommet de Camp David. Ils pensent qu’après le départ dimanche de trois partis de la coalition gouvernementale en Israël, le président américain Bill Clinton, parrain du sommet entre M. Barak et le président palestinien Yasser Arafat, ne fera pas pression sur le chef du gouvernement israélien pour qu’Israël se rapproche des revendications des Palestiniens en faveur d’un État indépendant sur la Cisjordanie et la bande de Gaza avec Jérusalem comme capitale. Certains analystes voient même dans cette crise gouvernementale un scénario monté par Barak lui-même pour coïncider à la perfection avec le sommet de Camp David. «Je ne considère pas avec beaucoup de sérieux...
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