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Actualités - Chronologie

Seul vaut l'exploit pour la Suède

La Suède aura bien du mal à s’imposer aux dépens de l’Italie redevenue conquérante et déjà qualifiée pour les quarts de finale, pour espérer poursuivre son aventure dans cet Euro2000 de football, lors de la troisième et dernière journée du groupe B aujourd’hui (21h45 heure de Beyrouth) à Eindhoven. Limitée sur le plan technique, rarement dominateur dans le domaine physique, la formation nordique a déçu. Son match nul (0-0) jeudi contre la Turquie dans ce Philipstadion qui accueille son dernier match synthétise les maux de cette équipe qui n’a plus la maîtrise de son destin : même en cas de victoire suédoise, un nul face aux Turcs suffirait en effet aux Belges pour rejoindre l’Italie en quarts. Malgré des changements, notamment au niveau offensif avec un Henrik Larsson encore trop juste physiquement, le sélectionneur Tommy Soederberg n’a jamais trouvé l’harmonie, qui avait fait de la Suède une formation redoutée et redoutable lors de la phase de qualification. Comme un pantin, cette équipe est disloquée. Malgré des entames prometteuses, le jeu s’effiloche et se perd avec le temps qui passe dans de longs ballons sans destinataires. Il n’y a plus dans l’équipe un Thomas Ravelli ou un Martin Dahlin pour recadrer une équipe qui abdique trop rapidement. Même Roland Nilsson, toujours handicapé par sa commotion cérébrale, ne peut plus fédérer. Le groupe n’y croit visiblement plus, d’autant que l’adversaire est l’Italie, avec son jeu ô combien réaliste. Une squadra azzurra qui a le vent en poupe et qui cultive une qualité que la Suède recherche désespérément : la confiance. Vieux débat À l’inverse de son homologue suédois, Dino Zoff est un entraîneur heureux, après avoir souvent penser à démissionner de son poste il y a quelques semaines, tellement il se sentait impuissant dans sa quête de l’équilibre tactique et physique. À force de persuasion et grâce à un effectif qui lui voue une amitié sans borne, Zoff a réussi. Et l’Italie, confiante en ses forces, est lancée à pleine vapeur sur les rails du succès. Elle n’en est que plus dangereuse. Pour toutes ces raisons, la tâche de la Suède s’annonce presque impossible d’autant que Zoff, pourtant conservateur dans l’âme, pourrait lancer d’entrée de jeu Alessandro del Piero. Le joueur de la Juventus Turin, remplaçant depuis le début de la compétition, piaffe d’impatience, tout comme Vicenzo Montella. Une association n’est pas à exclure en lieu et place de Filipo Inzaghi et Francesco Totti. Une telle décision relancerait à coup sûr en Italie le débat entre «pieristes» et «tottistes», comme autrefois les «riveristes» (Gianni Rivera) contre les «mazzolistes» (Sandro Mazzola). Loin de ces préoccupations, Zoff a fixé une mission à ses joueurs : gagner pour maintenir cette confiance qui rend souvent invincible la squadra. Et si le résultat est suédois, l’exploit des Scandinaves n’en sera que plus beau.
La Suède aura bien du mal à s’imposer aux dépens de l’Italie redevenue conquérante et déjà qualifiée pour les quarts de finale, pour espérer poursuivre son aventure dans cet Euro2000 de football, lors de la troisième et dernière journée du groupe B aujourd’hui (21h45 heure de Beyrouth) à Eindhoven. Limitée sur le plan technique, rarement dominateur dans le domaine physique, la formation nordique a déçu. Son match nul (0-0) jeudi contre la Turquie dans ce Philipstadion qui accueille son dernier match synthétise les maux de cette équipe qui n’a plus la maîtrise de son destin : même en cas de victoire suédoise, un nul face aux Turcs suffirait en effet aux Belges pour rejoindre l’Italie en quarts. Malgré des changements, notamment au niveau offensif avec un Henrik Larsson encore trop juste physiquement, le...