Le champion allemand Michael Schumacher a remporté hier le Grand Prix du Canada devant son coéquipier, le Brésilien Rubens Barichello, et l’Italien Giancarlo Fisichella. Au nouveau classement, il est loin devant ses rivaux de McLaren avec 22 points de mieux que l’Anglais David Coulthard, son plus proche poursuivant. Les pilotes avaient deux sources d’inquiétude sur la grille de départ. La première chicane d’abord, où chaque année pratiquement un accident survient au sein du peloton dès l’extinction des feux. Mais aussi un ciel noir, menaçant, qui laissait craindre des averses. La première inquiétude devait toutefois être vite levée, aucun problème ne marquant le passage de la première difficulté au départ. Sauf pour Eddie Irvine (Jaguar), contraint de s’élancer des stands avec un tour de retard sur ses pairs et notamment sur Michael Schumacher (Ferrari), l’homme de tête. Ce dernier était en effet parvenu à garder l’avantage sur David Coulthard (McLaren-Mercedes). Alors que Jacques Villeneuve (BAR-Honda), auteur d’un envol époustouflant, avait pris le meilleur sur Rubens Barrichello (Ferrari) et Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes). Le Québécois, ralentissant considérablement ses poursuivants, l’Allemand et le Britannique creusaient ainsi l’écart à coups de secondes. Au bout de dix tours, un quatuor composé de Villeneuve, Barrichello, Hakkinen et Pedro de la Rosa (Arrows), pointait ainsi à près de 15 secondes des deux voitures de tête. Michael Schumacher, sous la menace de son rival écossais, devait cependant bénéficier d’un coup de pouce sous la forme d’une pénalité de 10 secondes infligée à Coulthard (14e tour) pour une intervention de ses mécaniciens sur la grille juste avant le départ du tour de chauffe. Dès lors, plus rien ne semblait pouvoir menacer le pilote Ferrari, aidé dans sa fuite par Villeneuve, qui “bouchonnait” toujours Barrichello et surtout Mika Hakkinen, le seul à pouvoir inquiéter l’Allemand depuis la pénalité de son coéquipier. La seconde crainte du départ, la pluie, se vérifiait quand, au 23e tour, les premières gouttes faisaient leur apparition. Ondée qui ne suffisait pas à modifier le cours des événements. Excepté pour David Coulthard encore. Le pilote de la McLaren, surpris par un freinage intempestif de Jos Verstappen (Arrows), partait en tête-à-queue pour rétrograder un peu plus au classement. Quant à Rubens Barrichello, le Brésilien parvenait à faire sauter le bouchon Villeneuve (25e tour), opération que Mika Hakkinen réussira dix tours plus tard seulement. Soit encore une perte de plusieurs secondes. Sous la pluie Mais après les ravitaillements, la pluie (44e) allait cette fois changer les données, tout le monde étant contraint de repasser au stand afin de chausser des pneus pluie. Ainsi, Giancarlo Fisichella (Benetton-Supertec) s’immisçait-il entre les Ferrari et Hakkinen pour avoir eu la chance de voir la pluie coïncider avec son seul ravitaillement. Sur la piste rendue particulièrement glissante, personne ne se trouvait à l’abri d’une erreur. Pas même Michael Schumacher ou Jacques Villeneuve, tous deux victimes de légères sorties de piste (48e tour) sans conséquence. Même si le Québécois perdait du terrain régulièrement. L’Allemand, toujours aussi impressionnant dans des conditions extrêmes, s’imposait pour la cinquième fois de la saison, remportant le 40e succès de sa carrière, le dixième sous la pluie, et le quatrième au Canada. Mais, surtout, Schumacher creusait l’écart sur ses rivaux au championnat du monde. Vainqueur devant Barrichello et Fisichella, Schumacher prenait un peu plus ses distances sur Hakkinen (4e) et Coulthard (7e), le Néerlandais Jos Verstappen (Arrows) étant l’autre héros du jour en décrochant la 5e place face à Jarno Trulli (Jordan). Avec la pluie, Villeneuve, lui, avait tout perdu, s’accrochant avec Ralf Schumacher (Williams-BMW) peu avant l’arrivée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le champion allemand Michael Schumacher a remporté hier le Grand Prix du Canada devant son coéquipier, le Brésilien Rubens Barichello, et l’Italien Giancarlo Fisichella. Au nouveau classement, il est loin devant ses rivaux de McLaren avec 22 points de mieux que l’Anglais David Coulthard, son plus proche poursuivant. Les pilotes avaient deux sources d’inquiétude sur la grille de départ. La première chicane d’abord, où chaque année pratiquement un accident survient au sein du peloton dès l’extinction des feux. Mais aussi un ciel noir, menaçant, qui laissait craindre des averses. La première inquiétude devait toutefois être vite levée, aucun problème ne marquant le passage de la première difficulté au départ. Sauf pour Eddie Irvine (Jaguar), contraint de s’élancer des stands avec un tour de retard sur ses...