Turquie Amnesty dénonce les conditions de détention d'Abdullah Ocalan
le 01 juillet 2000 à 00h00
Amnesty International a appelé la Turquie à mettre fin à l’isolement du chef rebelle kurde Abdullah öcalan sur l’île-prison d’Imrali (nord-ouest), estimant que ce régime affecterait sa santé. Amnesty a fait part de cette demande dans une lettre adressée jeudi 29 juin au Premier ministre turc Bulent Ecevit, un an après la condamnation à mort du chef rebelle, indique l’organisation de défense des droits de l’homme, basée à Londres, dans un communiqué reçu hier à Ankara. Elle souligne que le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est l’unique détenu d’Imrali depuis son enlèvement au Kenya par un commando turc le 15 février 1999. «Amnesty estime que cela constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant» et que l’isolement peut affecter sérieusement la santé physique et mentale des prisonniers, précise le communiqué. Le document souligne qu’öcalan n’a droit qu’à deux heures de promenade quotidiennes sous la stricte surveillance de ses gardiens, à l’intérieur et à l’extérieur de sa cellule. «Nous appelons les autorités turques à prendre toutes les mesures nécessaires afin qu’öcalan puisse avoir des contacts sociaux avec d’autres détenus», ajoute le communiqué. öcalan a été condamné à mort le 29 juin 1999 pour trahison et séparatisme pour les 15 ans de lutte armée de son PKK en vue de créer un État kurde indépendant dans le sud-est anatolien. Ankara a suspendu le processus d’exécution en janvier, en réponse à une demande de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a réclamé un sursis en attendant d’avoir statué sur le fond. À la demande de son chef, le PKK a annoncé en septembre 1999 l’abandon de la lutte armée.
Amnesty International a appelé la Turquie à mettre fin à l’isolement du chef rebelle kurde Abdullah öcalan sur l’île-prison d’Imrali (nord-ouest), estimant que ce régime affecterait sa santé. Amnesty a fait part de cette demande dans une lettre adressée jeudi 29 juin au Premier ministre turc Bulent Ecevit, un an après la condamnation à mort du chef rebelle, indique l’organisation de défense des droits de l’homme, basée à Londres, dans un communiqué reçu hier à Ankara. Elle souligne que le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est l’unique détenu d’Imrali depuis son enlèvement au Kenya par un commando turc le 15 février 1999. «Amnesty estime que cela constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant» et que l’isolement peut affecter sérieusement la santé physique et mentale des...
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