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Actualités - Chronologie

France-Portugal La culture de la gagne

Depuis le début de l’Euro2000, Roger Lemerre, le sélectionneur de l’équipe de France de football le répète à chaque occasion, faisant de cette rengaine le nouveau tube des Bleus : «Ils ne lâchent rien». Pour la huitième demi-finale de son histoire dans un tournoi majeur, mercredi soir à Bruxelles, la France a parfaitement illustré, par sa victoire sur le Portugal (2-1), les propos de son entraîneur en gagnant à l’allemande, après avoir été menée au score, comme en 1998 en demi-finale de la Coupe du monde contre la Croatie (2-1). L’attaquant anglais Gary Lineker affirmait en 1996, au soir de la victoire allemande à l’Euro96 : «Le football c’est simple. Ce sont onze joueurs contre onze et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne». L’ancien buteur de Tottenham devra revoir ses classiques. C’est désormais la France qui est à son tour frappée par ce virus de la culture de la gagne qui lui permet de ne jamais douter et de lutter jusqu’à la dernière seconde. «Ce fut une victoire difficile. Mais, quand on choisit une stratégie, qu’on s’y tient et qu’on gagne, c’est essentiel», soulignait Roger Lemerre, heureux entraîneur qui possède le banc le plus riche, à tous les sens du mot, du football moderne. Tirant les leçons d’une difficile victoire contre l’Espagne (2-1), trois jours plus tôt à peine dans un quart de finale lui aussi haletant, Lemerre avait fait un audacieux pari. Il avait en effet décidé de revenir à son équipe du deuxième match contre la République tchèque (à l’exception de Bixente Lizarazu), misant sur la vélocité de Thierry Henry et Nicolas Anelka dans l’axe, mais en se privant ainsi de Christophe Dugarry et Youri Djorkaeff, deux joueurs qui seraient assurés d’une place de titulaire dans n’importe quelle autre équipe au monde. Dans un match totalement débridé, souvent englué dans une lutte de tranchées au milieu du terrain (53 fautes) pour essayer de neutraliser les deux créateurs, Zinédine Zidane et Luis Figo, les Tricolores n’ont jamais baissé les bras, même s’il y a bien eu un moment de flottement après le but opportuniste et superbe de Nuno Gomez. «On avait la maîtrise du jeu. On jouait bien. Et, tout à coup, on se retrouve menés 1 à 0. C’est comme ça le football. On a alors été déboussolés mais il faut le souligner, nous avons prouvé que nous sommes une équipe avec un grand mental», affirmait avec force un Thierry Henry qui, cette fois, a su parfaitement exploiter sa seule véritable occasion. Une finale pour Blanc Les Portugais, sans doute par manque d’expérience et un peu par crainte, ont eu le tort de pratiquer un football contre nature en ne s’exprimant pas pleinement sur le plan offensif. Du côté français, tout n’a pas été pour le mieux non plus. Pendant une période en effet, des grincements se sont fait entendre à la charnière entre les trois récupérateurs et un Zidane, isolé, jouant peut être trop près de ses deux attaquants. Mais, après la pause, malgré des réactions très dangereuses de Portugais très opportunistes, le rouleau compresseur français a tourné à plein régime, avec, en prime, l’entrée de trois attaquants frais. Coaching judicieux de l’entraîneur dans la mesure où deux d’entres eux, David Trezeguet et Sylvain Wiltord, allaient être décisifs sur l’action du penalty en or. Même s’il a soulevé la colère des Portugais, ce penalty était indiscutable et l’assistant slovaque, Igor Sramka, a eu beaucoup de courage en appliquant dans un tel contexte les nouvelles consignes de la Fifa. «C’est la qualité de l’ensemble de l’effectif qui a fait la différence», insistait Marcel Desailly en voulant mettre l’accent sur la volonté de gagner d’un groupe transformé par le titre mondial. Et puis, outre toutes les premières qu’ils pourraient réaliser en gagnant l’Euro2000 dimanche prochain à Rotterdam, les Bleus avaient également mercredi soir une autre motivation plus personnelle, encore plus forte. Le «président» Laurent Blanc aura sa finale, lui qui avait été volé en 1998. Il aura droit à un jubilé de gala à la hauteur de son talent.
Depuis le début de l’Euro2000, Roger Lemerre, le sélectionneur de l’équipe de France de football le répète à chaque occasion, faisant de cette rengaine le nouveau tube des Bleus : «Ils ne lâchent rien». Pour la huitième demi-finale de son histoire dans un tournoi majeur, mercredi soir à Bruxelles, la France a parfaitement illustré, par sa victoire sur le Portugal (2-1), les propos de son entraîneur en gagnant à l’allemande, après avoir été menée au score, comme en 1998 en demi-finale de la Coupe du monde contre la Croatie (2-1). L’attaquant anglais Gary Lineker affirmait en 1996, au soir de la victoire allemande à l’Euro96 : «Le football c’est simple. Ce sont onze joueurs contre onze et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne». L’ancien buteur de Tottenham devra revoir ses classiques....