Une explosion de hurlements et de klaxons a salué hier soir à Rome la qualification à l’arraché de l’Italie en finale de l’Euro2000 de football, et des milliers de personnes brandissant le drapeau national convergeaient dans le centre de la capitale italienne. Alors que la ville était restée silencieuse toute la journée, ce jeudi étant férié en raison de la fête de saints Pierre et Paul, Rome s’est réveillée après le coup de sifflet final, libérée de la tension accumulée pendant la partie, regardée par plus de 17 millions de téléspectateurs. À l’instar de ce bar du centre-ville, où les serveurs, l’œil rivé sur le petit écran, ignorent leurs clients pendant la séance de tirs au but. «Les gars, taisez-vous, nous sommes en apnée». Les serveurs s’immobilisent et s’étreignent, comme le font les joueurs sur le terrain. «Ça va aller, ça va aller. Il va dehors, je te dis qu’il va dehors», marmonne un serveur alors que Frank de Boer s’apprête à tirer le premier tir au but néerlandais. Lorsque Paul Bosvelt rate le dernier tir, les hurlements explosent, en même temps que les premiers concerts de klaxons. «À casa !» (à la maison) hurle un des serveurs. «La France, dimanche, on se la mange !». Près de la Piazza Venezia, un touriste français placide commente le match : «Ils ont raison d’en profiter ce soir, parce que dimanche ça ne se passera pas comme ça». Au milieu des drapeaux vert-blanc-rouge, alors que la foule, où les filles sont aussi exubérantes que les garçons, a déjà envahi les lieux, un touriste néerlandais s’effondre : «Je ne comprends pas, deux penalties et trois tirs au but ratés...». Dès la fin du match, la police s’est également déployée aux abords des principaux axes du centre historique pour tenter de canaliser le délire des tifosi.
Une explosion de hurlements et de klaxons a salué hier soir à Rome la qualification à l’arraché de l’Italie en finale de l’Euro2000 de football, et des milliers de personnes brandissant le drapeau national convergeaient dans le centre de la capitale italienne. Alors que la ville était restée silencieuse toute la journée, ce jeudi étant férié en raison de la fête de saints Pierre et Paul, Rome s’est réveillée après le coup de sifflet final, libérée de la tension accumulée pendant la partie, regardée par plus de 17 millions de téléspectateurs. À l’instar de ce bar du centre-ville, où les serveurs, l’œil rivé sur le petit écran, ignorent leurs clients pendant la séance de tirs au but. «Les gars, taisez-vous, nous sommes en apnée». Les serveurs s’immobilisent et s’étreignent, comme le font les...
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